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Français>>CultureMise à jour 29.09.2010 15h53
An Guimin, une vie consacrée à faire connaître les arts tibétains au monde
An Guimin, un des responsables du Pavillon du Tibet, continue à travailler malgré sa maladie, le 21 septembre à Shanghai.

Pour An Guimin, âgé de 48 ans, rien ne pouvait lui faire plus plaisir que de pouvoir regarder la grande ouverture de la Semaine du Tibet le 1er septembre dernier à l'Expo Shanghai 2010.

An Guimin, qui est directeur du Bureau de la Culture et de l'Art au Département de la Culture de la Région Autonome du Tibet, a consacré les deux dernières années de sa vie aux activités culturelles et artistiques durant l'Expo.

Durant tout ce temps, il s'est occupé lui-même d'une multitude de sujets concernant l'Expo et pour cela a fait d'innombrables voyages entre Shanghai et la lointaine Lhasa.

Mais cette débauche de travail a eu des conséquences néfastes sur sa santé, et il a développé un cancer de l'estomac, qui lui a fait perdre quinze kilos en à peine quelques mois.

« Quand il mangeait, il recrachait tout le temps la nourriture. Je lui ai demandé d'aller consulter un médecin, mais il a toujours refusé, disant qu'il était trop occupé », a dit Ashi, son épouse.

Ashi envisageait elle-même d'aller se faire traiter en mai dernier à Shanghai pour ses propres problèmes de santé, une grave maladie cardiaque et de l'hypertension. Mais, quand elle est descendue du train et a vu son mari, elle a changé d'avis.

« Avant qu'il quitte Lhasa pour Shanghai à la fin du mois d'avril, il pesait 84 kg. Mais l'homme que j'ai à présent devant mes yeux est décharné et a les traits tirés », a dit Ashi des larmes dans les yeux.

A Shanghai, sur l'insistance de son épouse, An Guimin a fini par consentir à aller consulter un médecin, qui a diagnostiqué une tumeur cancéreuse.

« Je le connais si bien. Il ne quitte son travail qu'avec réticence, et ne fait pas attention à sa santé. Les médecins disent que son état n'aurait pas été aussi grave s'il était venu se faire soigner plus tôt », a dit Ashi, qui a souvent pleuré après avoir appris la mauvaise nouvelle.

Le couple est marié depuis près de trente ans, mais en fait ils passent assez peu de temps ensemble.

« Il a consacré presque toute sa vie à la culture. A Lhasa, il passait peu de temps avec sa famille, et utilisait la plus grande partie de son temps à travailler », dit Ashi.

La semaine dernière, An Guimin a terminé sa deuxième phase de chimiothérapie et s'est reposé dans un hôtel, un des rares moments qu'il a pu passer avec sa femme.

« Il ne sait pas s'arrêter, même pour un moment. Pour lui, travailler toute la nuit est monnaie courante », a dit Lhapa Dorje, un bon ami d'An Guimin, qui a travaillé avec lui pendant de nombreuses années.

« Un jour, je l'ai vu en train de travailler encore sur un rapport ; il était 13h, aussi je lui ai dit d'aller déjeuner. Il a dit 'oui'. Mais quand je suis revenu, il était encore là, en train de travailler. Il était 23h », se souvient Lhapa Dorje.

La Semaine du Tibet a été lancée au Parc de l'Expo le 1er septembre dernier, sur le thème « Le Paradis au Tibet ». Plus de 400 chanteurs et danseurs venant du Tibet ont montré aux visiteurs les charmes du Tibet avec des programmes attractifs. Les activités et spectacles qui ont duré une semaine entière ont été chaudement accueillis par les visiteurs du monde entier.

Tous ces programmes ont été soigneusement choisis par An Guimin et ses collègues. Ils ont parcouru le Tibet pour y dénicher les oeuvres d'art et les spectacles les plus typiques.

Mais hélas, An Guimin n'a pu assister à la cérémonie d'ouverture ni aux activités de cette semaine, du fait de son état de santé.

La veille de l'ouverture de la Semaine du Tibet, il a envoyé un message à ses collègues, contenant ces mots : « Demain pour nous, c'est le Jour-J. Vous savez combien j'aurais aimé participer à la cérémonie d'ouverture, pour voir le fruit de nos deux années d'effort. Mais à cause de ma maladie, je ne pourrai pas venir, cependant mon coeur sera toujours avec vous, les gars, faisant attention à chaque spectacle ».

Aussi, les collègues de An Guimin ont-il tourné un film vidéo de l'intégralité de la cérémonie et le lui ont envoyé le soir-même.

« Après avoir vu la vidéo, il a souri. On l'a très rarement vu sourire ces derniers mois », a dit Ashi.

« Pouvoir montrer aux habitants de tout le pays et du monde entier ce que la culture tibétaine a de plus beau, et permettre à davantage de gens de prendre connaissance des grands changements et des grands progrès constatés au Tibet lors des décennies passées est le voeu de tout Tibétain. Tous mes efforts en valent la peine », a dit An Guimin.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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