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Français>>CultureMise à jour 20.04.2011 13h38
"Wangfujing" : l'âme des Pékinois

Parmi les nombreux sites touristiques les plus fréquentés à la capitale chinoise, Wangfujing, un quartier commercial traditionnel jouit d'une renommée particulière. Fondée il y a plus de 700 ans, la rue est aujourd'hui un haut-lieu qui regroupe une cinquantaine de marques et de boutiques qui ont gagné leur réputation au fil des ans. Lundi soir, un spectacle consacré à ce fameux quartier a été mis en scène au Grand théâtre national, où les spectateurs ont pu avoir l'occasion de remonter dans le temps et y goûter les saveurs typiquement "pékinoises".

Le rideau s'ouvre, nous sommes au début du XXe siècle. Les commerces à Wangfujing fleurissent seulement quelques jours avant que la grande révolution chinoise ne s'éclate.

L'histoire commence avec le propriétaire d'une boutique de chapeau dont le destin s'est entremêlé avec cette époque de doute et d'incertitude.

Le drame offre aux spectateurs une perspective au niveau historique de Wangfujing, une rue piétonne de 800 m de long avec un blason brillant : "la rue d'or", soulignant son inébranlable réputation dans l'histoire du commerce de Beijing.

Pourtant, son nom "Wangfujing", qui signifie litéralement "le puits de la maison de prince", rappelle aux gens son passé humble.

Les premiers commerçants s'installèrent dans le quartier au cours de la dynastie des Yuan et le paysage de la rue ne changera pas grandement au cours des siècles suivants.

Le marché connait une époque de prospérité vers la fin de la dynastie des Qing. Grâce à sa localisation qui lui faisait côtoyer les ambassades étrangères, Wangfujing dépasse les autres quartiers commerciaux et ainsi devient le premier choix pour faire des transactions.

L'âge d'or de Wangfujing survient tardivement, en 1949, quand la nouvelle république décide d'y bâtir un grand centre commercial moderne. Dès lors, la rue est connue partout dans le pays.

L'histoire de cette pièce montre un visage particulier du caractère de la ville de Beijing, connue depuis longtemps comme le centre politique et culturel de la Chine.

Ren Ming, metteur en scène et originaire de Beijing, estime que l'esprit des commerces mis en relief dans la pièce peut aider aux gens à mieux connaître les Pékinois à l'époque.

Ren Ming

Metteur en scène de "Wangfujing"

"À travers cette pièce, on peut voir de l'authenticité, de l'intégrité et de l'égalité. Ce sont des qualités importantes propres à ce quartier. Les commerçants feraient tout ce qu'ils pouvaient juste pour conserver leur "Bian", la plaque sur laquelle est marquée le nom de leurs boutiques. Cela montre que la crédibilité fut dans le temps une question de la vie et la mort pour ces gens-là."

Personne d'autre n'en aurait connu plus sur les commerçants de Wangfujing que Tong shouchun, héritier de la chapellerie dans la pièce. Il a même mis en gage sa propre maison pour aider un concurrent au bord de la faillite.

Yu Zhen

Acteur de "Wangfujing"

"Tong Shouchun n'est pas un commerçant rusé ou cupide comme ce que l'on pensait. C'est quelqu'un qui a sa conscience et tient à ce qu'il considère comme juste. Bien qu'il rencontre des obstacles, il reste une personne franche et vertueuse."

Les habitants de tous genres qui vivaient dans la vieille capitale sont tous bien incarnés, des célébrités issus des cercles huppés aux eunuques, prostituées et autres opprimés.

Quel que soit leur statut, qu'ils soient riches ou pauvres, 2 choses se trouvent toujours chez ces personnages : la fidélité et le courage face à la malchance.

Wang Jinsong

Acteur de "Wangfujing"

"Le rôle que j'interprète est celui d'un eunuque favori de l'empereur. Il avait abusé de son pouvoir envers les commerçants mais à la fin de l'histoire, il a donné sa vie pour protéger la rue lors de l'invasion des étrangers. Il a mérité d'être appelé un "héros" si on juge sa vie d'une façon intègre."

Le spectacle cherche à briser le stéréotype des habitants de Bejing et essaie de peindre de nouveaux portraits, plus riches que ceux des traînards nostalgiques des vieux souvenirs à l'époque impériale.

Source: CCTV

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