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Français>>CultureMise à jour 06.05.2011 08h12
Directrice de l'Institut Confucius en France : Cours de papier découpé et de tai-chi en formation pré-emploi

En avril dernier, le Bureau national de pilotage de l'enseignement du chinois à l'étranger (connu aussi sous le nom Hanban) a donné le coup d'envoi à la sélection de directeurs des Instituts Confucius pour le côté chinois. Il est prévu de sélectionner, publiquement, 199 heureux élus et de les affecter aux Instituts Confucius ouverts dans le monde entier en tant que responsables de l'établissement pour la partie chinoise. Ils seront considérés comme représentants de la culture traditionnelle chinoise. L'image de Confucius est de plus en plus connue des peuples d'autres pays. Jusqu'en octobre dernier, 322 instituts Confucius ont été fondés dans le monde, sans compter 369 classes Confucius, soit au total 691 établissements constitués, répartis dans 96 pays du monde.

Comment sélectionne-t-on les directeurs des Instituts Confucius ? Quel est le modèle organisationnel adopté pour cet institut ? Quel est le contenu des cursus offerts ? Wang Liping, directrice de l'Institut Confucius de Bretagne pour la partie chinoise et Blaise Thierrée, directeur pour la partie française ont répondu à ces questions.

Wang Liping a expliqué que conformément au règlement, l'Institut Confucius doit se doter d'un directeur pour la partie chinoise et d'un directeur pour la partie étrangère. Hormis les qualités en matière de vertus, de connaissances et d'expériences dans la gestion des enseignements qu'il doit posséder, le directeur de l'institut pour la partie chinoise doit absolument avoir une expérience à l'étranger, tandis que le directeur pour la partie étrangère doit aussi connaître plus ou moins bien la Chine, et est, au mieux, capable de communiquer en chinois.

« Début 2009, un communiqué a été publié sur le site Internet de l'Université du Shandong pour recruter des directeurs d'Institut Confucius », se souvient Wang. « Dès que j'ai vu l'annonce, j'ai postulé. Par la suite, les dossiers des candidats ont été transférés à l'Institut des enseignements internationaux et au service d'organisation de l'Université du Shandong. A l'issue de la sélection préliminaire, les candidats retenus ont été présentés, en tant que candidats recommandés, au Bureau national de pilotage de l'enseignement du chinois à l'étranger (Hanban) pour examen. Quelques mois plus tard, j'ai reçu une convocation. L'examen comprenait des épreuves écrites et un entretien oral. Les épreuves écrites étaient riches en contenu, puisqu'elles comprenaient une épreuve d'anglais, un test psychologique, des épreuves de connaissances, un test de capacité de réponse aux urgences, etc. Il y a eu une épreuve orale après les épreuves écrites. A mon sens, l'examen n'est pas un examen classique. Il ressemble plutôt à un test de capacités intégrées pluridisciplinaires. Cela était complètement hors de mes attentes ».

Sélectionnée et engagée, Wang Liping s'est pliée à une formation et des contrôles stricts. A Beijing, une formation dite « Formation pré-emploi des directeurs de l'Institut Confucius pour la partie chinoise de 2009 » a été organisée à l'Université des langues étrangères de Beijing sous les auspices du Bureau national de pilotage de l'enseignement du chinois (Hanban). Cette formation a duré 45 jours, à plein temps. « Les cours de formation comprenaient le papier découpé, le nœud chinois, le tai-chi, l'opéra de Pékin, etc. L'esprit d'équipe était aussi un élément très important du cursus », a précisé Wang Liping. « Le volume des informations et l'intensité du travail ont dépassé toutes mes imaginations. J'y ai appris beaucoup de choses », avoue-t-elle.

Selon Blaise Thierrée, les modalités de recrutement du directeur de l'Institut Confucius pour la partie française est différente. « L'Institut Confucius de Bretagne est une organisation associative, donc une structure française. De ce fait, j'ai été engagé par le conseil d'administration de l'association. Evidemment, j'ai eu un entretien. Par chance, j'ai été sélectionné. Trois points ont joué en faveur de ma sélection, à mon sens. Le premier est que je connais des rudiments de la culture chinoise. J'ai fait un DEA en philosophie. Dans mon cursus universitaire, il y avait les pensées chinoises antiques, par exemple, la pensée confucéenne, «L'Art de la guerre de Sunzi », les cent écoles des Royaumes combattants, etc. D'autre part, en tant que touriste itinérant, j'ai voyagé pendant trois mois dans le sud de la Chine. En 2003, j'ai passé un an à Beijing pour apprendre le chinois. Mon niveau de chinois est passable », confie Blaise Thierrée. Le directeur de l'institut pour la partie française n'a pas reçu de formation particulière à l'issue de l'engagement. Mais il a été soumis à une période d'essai. « C'est essentiellement pour voir si je conviens ou pas à ce travail. Les faits ont prouvé que je fais assez bien le travail. C'est pourquoi je reste dans ce poste », a-t-il expliqué.

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Source: China.org.cn

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