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Français>>CultureMise à jour 06.07.2011 15h01
Volontaires pour sauver les antilopes tibétaines

Ce dimanche, dans un élan formidable, de vaillants sauveteurs chinois ont bondi à la rescousse de plusieurs bébés antilopes tibétaines dans la province du Qinghai.

Ces bébés antilopes du Tibet ne pouvaient se douter que la nature était aussi cruelle.

Samedi, peu après leur naissance, une meute de bêtes féroces a fondu sur le troupeau, faisant de nombreux orphelins. Les bébés antilopes, fuyant pour leur vie, courant sans se retourner, sont finalement tombés nez à nez avec la bienveillante équipe des protecteurs de la faune sauvage.

Han Zongping est responsable des soins dans ce centre de protection. Elle est la seule femme à travailler ici. Chaque matin, elle se réveille avant que l'astre solaire ne fasse de même pour donner à manger à ses protégés. Elle et son mari habitent dans une coquette maison située au coeur du Hubei. Abandonnant le confort de la modernité, elle n'a pas hésité parcourir des kilomètres et des kilomètres pour venir protéger les antilopes tibétaines.

Han Zongping

Volontaire

Centre de protection de la faune sauvage de Hoh-Xil

"Lorsque je suis arrivée ici, j'ai eu du mal à m'adapter à cause de l'altitude et du manque d'oxygène. Mais j'aime toujours ça. Je lis beaucoup sur les antilopes tibétaines et je lutte pour les protéger. J'ai été transcendée par ceux qui travaillent dur pour les protéger. C'est pour ça que je suis venu moi aussi."

Des dizaines de volontaires vivent répartis dans 5 centres de cette réserve naturelle. Il s'agit de la plus grande réserve où vit l'antilope tibétaine. La population de cet animal chuté de plus de 90% pour atteintre les 70 mille individus. Seul un bébé sur 4 survit aux conditions difficiles, aux braconniers et aux prédateurs. Les habitants locaux précisent que le programme de protection prend de l'ampleur. Le gouvernement, des ONG mais aussi des entreprises jouent un rôle important dans la sauvegarde de l'antilope.

Wenga

Chef

Centre de protection de la faune sauvage de Hoh-Xil

"Le gouvernement local aide à la mise ne place de sites de protection comme celui-ci. La plupart des membres de l'équipe sont des employés du gouvernement. Ensuite, des entreprises comme Heng Yuanxiang, spécialisé dans les produits lainiers, fait don à ce centre d'1 million de yuans chaque année. Et puis il y a beaucoup de volontaires écologistes qui nous appellent pour nous dire qu'ils veulent nous rejoindre, pour pas un sou."

Pour le professeur Wang Hailin, spécialiste depuis 20 ans de la protection de l'antilope tibétaine, la seule protection n'est pas suffisante pour sauver les espèces en danger. Selon lui, il est important de traiter le mal à la racine.

Wang Hailin

Responsable adjoint

Réserve naturelle de Hoh-Xil

"Le principal marché et centre de traitement de la fourrure d'antilope ce sont les pays voisins de la Chine et quelques pays occidentaux. J'espère qu'ils arrêteront d'acheter la peau et la fourrure d'antilope. Parce que quand cette consommation cessera, la tuerie pourra également cesser."

D'après le professeur, la destruction du milieu naturel est également en cause.Les antilopes trouvent alors plus difficilement de quoi se nourrir. En outre, la hausse des températures due au réchauffement climatique transforme les terres en marécages. La bataille pour sauver cet animal est donc loin d'être gagnée.



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Source: CCTV

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