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Français>>CultureMise à jour 09.02.2012 15h55
Mieux connaître la Chine à travers la vie de gens ordinaires

La Chine est si grande et si peuplée qu'il est difficile de présenter ce pays en seulement un ou deux films. Une série de documentaires, peut toutefois faire un bon travail.

Cette année, au Festival international du film de Rotterdam, 17 documentaires réalisés par des cinéastes chinois ont été présentés, avec pour thème : "Signaux: Histoires cachées". Des Tranches de vie notamment de travailleurs, d'enseignants de collège, d'un vieillard, d'un patron de maison close, d'un artiste et de divers représentants du gouvernement... Les documentaires offrant des perspectives intéressantes et perspicaces sur la société chinoise et certains des réalisateurs s'avèrent être de rares talents.

De tous les documentaires, c'est "Guanggun" (Bachelor Mountain) de Yu Guanyi qui m'a le plus impressionné. Le mot chinois « Guanggun » signifie littéralement «bâton nu» et est synonyme d'hommes célibataires. Dans le film, ce titre représente San Liangzi, un homme âgé de 46 ans vivant dans un village dans le nord de la Chine, dans la province du Heilongjiang. San est resté seul depuis que sa femme l'a quitté il ya douze ans.

Ce film, jette un regard sur l'exode des jeunes des zones rurales et le côté négatif du processus d'urbanisation en Chine. La plupart des jeunes femmes, y compris l'ex-femme de San, doivent se déplacer vers les villes pour trouver un emploi, notre homme se bat pour trouver une femme convenable et se marier. Seulement, une seule femme est restée dans le village : Il s'agit d'un garçon manqué pour qui il éprouve des sentiments non partagés depuisplus de dix ans.

La caméra de Yu Guanyi suit partout San Liangzi, ce qui donne un portrait humain et touchant. Le film nous montre l'existence solitaire de cet homme de 46 ans qui travaille comme bûcheron à temps partiel. Mais il ne se plaint jamais. Il refuse même de prendre un emploi mieux rémunéré afin de rester aux côtés de son amour. Bien que ses petits boulots ne lui offrent pas de confort, une maison délabrée, une nourriture très simple et des vêtements en lambeaux, il n'affiche aucune colère et endure tout avec une force si tranquille. Il pourrait être pris comme une métaphore pour les plus nobles qualités de la population rurale en Chine : travailleur, bon cœur, soumis et modeste. Ces qualités servent à susciter la compassion du public pour le personnage principal.

Au cours du film, San et d'autres personnages montrent leurs personnalités principalement par le biais de leurs actions plutôt que par des mots inutiles, rendant ce film très convaincant. Pendant ce temps, la haute qualité de montage de Yu Guangyi donne au film une cohérence fluide et rythmée. Le troisième film du cinéaste chinois est sans équivoque un tour de force après avoir tourné "Mu Bang" (Timber Gang) et "Xiao Lizi" (Survival Song).

Un autre film très intéressant réalisé par Xu Tong "Lao Tangtou" (Shattered, traduit par « brisé » en français), aui est un documentaire sur la famille Tang et le conflit entre les membres de la famille. Le film raconte l'histoire d'une famille à travers les souvenirs du patriarche et de la vie de sa fille, qui a ouvert une maison close, et son fils. Ce qui reflète les changements que la Chine a subi au cours de ces dernières décennies.

Un film, qui manque cependant de subtilité. Et nous transporte plus à travers des mots que par son audace, par le franc-parler des personnages au détriment de leurs actions. Cela fait penser à une collection éditée d'interviews, et ce point faible réduit la puissance du film ainsi que sa valeur sociale en tant que documentaire (Auteur de l'article Pang Li).

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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