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Français>>CultureMise à jour 11.05.2012 10h16
L'ambition chinoise d'un fabricant de porcelaine
Une exposition de porcelaine à Beijing. Les pièces de porcelaine de haute qualité sont considérées comme des cadeaux de choix un peu partout dans le monde. [Photo / China Daily]

Chen Liheng aimerait que sa Collection Franz soit aussi admirée que celles de Wedgwood.

Francis Chen Liheng n'a jamais dépensé un centime en publicité pour ses marchandises, mais le fondateur et président de Franz Collection Inc n'a pas vraiment besoin de s'inquiéter que son action n’évolue pas.

Parmi les clients qui ont entendu parler de lui par le bouche à oreille, on compte l'ancien Président américain Bill Clinton, le Président du Kuomintang, Ma Ying-jeou, et une pléiade de célébrités de renommée mondiale, comme Barbra Streisand et Elton John.

« Ce que je vends, c'est de la culture », déclare ce fabricant de porcelaine âgé de 61 ans qui décrit son ensemble à thé et de vases d’une valeur de 3 000 Yuans (480 Dollars US) qui possèdent la plupart du temps des couleurs riches et des détails raffinés comme une combinaison de « l'esthétique orientale et de l'Art Nouveau occidental ».

Après avoir passé plus de 10 ans à garnir de sa porcelaine les vitrines des grands magasins de renommée mondiale et des boutiques de cadeaux de choix, dominés par des noms comme les Japonais de Noritake, les Allemands de Meissen et les Britanniques de Wedgwood, Chen a pour ambition d’arriver en haut de la scène mondiale, et de devenir ainsi le principal producteur mondial de porcelaine.

Ce natif de Taiwan estime que pour atteindre son but, il devrait revenir sur le Continent chinois, terre natale de ses produits.

« Je doute fort que quiconque boirait du Coca-Cola et regarderait des films d'Hollywood si les Américains ne le faisaient pas eux-mêmes. Une marque doit être prise en charge par le réseau culturel et social dans lequel elle est enracinée et c'est pourquoi je vais revenir », a-t-il dit.

Comme des centaines de fabricants d'équipement d'origine et de fabricants de concepts originaux de Taiwan, une des usines du monde pour des produits allant des landaus aux éclairages de Noël et aux ordinateurs, Chen a bâti sa fortune dans les années 1990 en fabricant pour toute une galaxie de producteurs mondiaux de cadeaux haut de gamme, y compris la société américaine Legend.

En 2001, celui qu’on appelle « le roi des cadeaux OEM » a décidé de faire quelque chose de plus que de simplement accumuler des richesses. Il a commencé à fabriquer et concevoir une marque de son cru, la collection Franz, baptisée d'après son nom anglais, Francis.

« S'il y a une chose où nous Chinois devrions être bons à fabriquer et à vendre, c’est bien la porcelaine », a déclaré M. Chen, diplômé en allemand de la Taiwan Fu Jen University, et maître érudit du confucianisme, du bouddhisme et du taoïsme.

Connue sous le nom de cinquième grande invention de la Chine, la porcelaine, une céramique produite en général par la cuisson de matières premières constituées d'argile sous la forme de kaolin, jouit de la plus haute estime des aristocrates européens, car elle y a été d'abord été expédiée dès la fin du 13e siècle. Le Roi de Pologne, Prince Electeur de Saxe et Roi de Lituanie Auguste le Fort, a par exemple échangé un jour, un groupe de 600 soldats d'élite pour 150 jarres de temple en porcelaine.

Les tentatives laborieuses de reproduire ce qui avait été appelé l’« or blanc » ont cependant rapidement éclipsé la porcelaine chinoise au cours des siècles suivants en Europe, qui a conduit à la création des grandes marques de porcelaine de haut niveau actuelles comme Meissen et plus tard Wedgwood, en laissant à l'original d'une présence limitée sur le marché.

« C'est un peu comme les copies chinoises des sacs Louis Vuitton d’aujourd'hui. Mais le plus pathétique, c'est que nous n'avons plus de ‘porcelaines Louis Vuitton’ originales » a dit M. Chen.

Bien que pour M. Chen cela reste « indifférent » que Franz devienne un jour le Louis Vuitton de la porcelaine, sa société a tout de même fait son trou en Europe et aux États-Unis.

Un an après la création de la marque et l’établissement de son siège aux États-Unis, il a été récompensé lors de l’International Gift Fair de New York 2002 avec le prix Best in Show, ce qui, pour M. Chen, est une « première étape en or » pour le développement de son entreprise sur les marchés étrangers .

Depuis lors, la porcelaine avec le logo d'une mouette et le mot « Franz » écrit en bleu a rapidement ouvert un total de 6 000 points de vente dans 56 pays et régions, y compris dans le magasin de luxe américain Saks, sur la Cinquième Avenue à New York.

Bien que M. Chen ait refusé de révéler toute information sur les revenus de son entreprise, disant que c’est toujours une entreprise familiale, et il ne veut pas « inviter les concurrents en leur décrivant à quel point c'est un marché lucratif », il faut bien reconnaitre que la société a enregistré une « croissance à deux chiffres » tout au long de la dernière décennie, même pendant la récession économique mondiale de 2008, alors même que la séculaire marque anglo-irlandaise Wedgwood a souffert de graves difficultés financières.

En Chine, où il compte maintenant près de 150 magasins de détail, les ventes de l'entreprise ont augmenté à une vitesse de 40 % chaque année. Il a été l'un des plus grands, si ce n'est le plus grand, vendeurs de cadeaux, tant en termes de nombre de magasins que de revenus dans les grands magasins nationaux.

Le secret de son succès, en dehors de sa forte expérience dans le secteur manufacturier des équipements d'origine, est « une intégration de l'esthétique chinoise et de techniques de pointe », a dit M. Chen.

Francis Chen Liheng, fondateur et président de Franz Collection Inc

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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