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Français>>CultureMise à jour 30.05.2012 12h54
Wang Shu le lauréat du prix Pritzker 2012 critique les architectes chinois

Wang Shu, architecte chinois, a remporté le prix Pritzker souvent considéré comme le Nobel de l'architecture, grâce non seulement à la qualité exceptionnelle de ses œuvres et son engagement pour cet art.

La cérémonie de la remise des prix a eu lieu le 25 mai au Palais de l'Assemblée du Peuple et pour Wang Shu vétu d'un habit noir pour l'occasion, c'est un moment important dans l'histoire de l'architecture chinoise : « C'est une grande suprise de gagner le prix Pritzker pour un architecte qui n'a jamais publié ses œuvres et qui n'a pas d'expérience dans l'architecture à l'étranger. J'aime mon pays et j'ai un grand amour pour sa culture » reconnaît l'homme de 48 ans qui a le plaisir de se définir comme un ‘amateur'.

Un ‘amateur' qui critique les architectes professionnels qui selon lui, doivent porter une grande responsabilité dans la contruction urbaine et produisent beaucoup de déchets dans la construction. Il est difficile de trouver des architectes chinois qui ont leurs propres valeurs, car ils ont toujours tendance à suivre les changments venant de l'Ouest. D'où la question, existe-t-il une nouvelle architecture chinoise ?

Wang Shu est le premier Chinois à remporté ce prix, la réussite de l'architecte le place dorénavant au même rang que Jorn Utzon (l'Opéra de Sydney) ou Ieoh Ming Pei (la pyramide du Musée du Louvre) dans l'histoire de l'architecture mondiale.

Le parcours de l'architecte est marqué d'originalité : il se trouvait supérieur aux professeurs quand il était étudiant. Il a collaboré avec plusieurs constructeurs et chaque année, ne travaille que sur un seul projet. Sans se soucier de la mode occidentale, l'architecte met l'accent sur la protection culturelle.

En utilisant des matérieriaux industriels, Wang Shu montre l'achitecture chinoise sous le langage de l'architecture occidental moderne, par exemple le campus Xiangshan de l'Académie de l'Art chinois et le Musée historique de Ningbo…

Ses œuvres suscitent un débat sur deux questions : premièrement, la relation entre le développement rapide de la Chine et la culture traditionnelle chinoise et deuxièmement, après les développement de l'économie et la technologie, est-ce que la culture pourra se développer ? Dépassant le domaine de l'architecture, la pensée de Wang Shu nous montre un tout nouveau monde.
En évoquant l'architecture contemporaine chinoise, Wang Shu a expliqué que « la culture traditionnelle chinoise se trouvait rarement dans les constructions contemporaines. Mais il faut noter que le mariage culturel contribuerait au développement de la culture citadine. »

Avec ce prix, l'architecte espère avoir plus de poids pour inciter les plus jeunes à respecter leur environnement et leur histoire.



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Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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