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Français>>CultureMise à jour 12.06.2012 08h39
Publier en Chine : quatre histoires d'étrangers

À 15 h le 5 juin, le Club du livre des Foreign Language Press a tenu un événement au cours duquel les auteurs et les photographes, Bobby Brill des États-Unis, Olga Stefatou de Grèce, Ruben Lundgren des Pays-Bas, et David Ferguson d'Écosse, ont répondu aux questions sur la collection de livres « Cities of China ».

La collection « Cities of China » a été publiée par les Foreign Language Press et comprend 10 volumes (tous en anglais et en chinois) qui dépeignent les coutumes, l'économie et l'esprit uniques de différentes villes de la Chine. Les images vivantes et l'histoire des villes de Nantong et Wuxi, de la province du Guangdong, de Qingdao, de la rivière Qinhuai (Nanjing), de Kunshan, de Changzhou et de Suzhou prennent vie au fil des pages.

En commentant cette collection, Nicole Ouyang, directrice des affaires étrangères/traductrice/éditrice des Foreign Language Press, a déclaré : « Cette collection est le résultat de la coopération entre Foreign Language Press et des gouvernements locaux. Nous envoyons des auteurs et photographes étrangers dans chaque ville pour qu'ils y interviewent des gens, visitent des lieux et qu'ils finissent leur manuscrit au retour ; les gouvernements municipaux locaux sont responsables d'arranger les détails des voyages. »

Mme Ouyang a ajouté qu'il y avait eu des réformes importantes dans beaucoup de maisons d'édition chinoises depuis 2006, dont l'embauche d'auteurs et de photographes étrangers, ainsi que la volonté d'adopter des idées nouvelles et innovatrices en matière d'histoires. Selon Mme Ouyang, les changements ont mis une responsabilité et un accent plus importants sur les talents étrangers. Selon elles, les éditeurs se tournent maintenant vers les auteurs et photographes pour trouver de l'inspiration.

Que cela signifie-t-il pour les auteurs et photographes étrangers?

Dans l'ensemble, M.Brill, Mme Stefatou, ainsi que MM Ferguson et Lundgren n'avaient que des commentaires positifs à propos de leur travail pour des maisons d'édition chinoises. Cependant, ils ont également souligné un certain nombre de défis uniques que doivent affronter les talents étrangers.

« Sur le plan de l'expérience, travailler pour des éditeurs chinois est très très différent, a indiqué M. Brill. La différence, c'est que l'éditeur n'est pas nécessairement votre client, c'est plutôt le gouvernement local; ainsi, vous devez travailler avec votre idée, avec celle de l'éditeur ainsi qu'avec celle du gouvernement local, et celles-ci ne sont pas nécessairement en harmonie, ce qui pose un gros défi au projet. »

Cependant, selon M. Ferguson, les auteurs étrangers ont une grande liberté pour ce qui est du contenu de ce qu'ils peuvent écrire pour les éditeurs chinois. « Je n'ai subi aucune véritable ingérence dans ce que je voulais faire et dans ce que je voulais écrire, a-t-il dit. Cela peut sembler surprenant, mais c'est le cas par rapport au travail avec un éditeur occidental où vous avez quelqu'un ayant des idées très arrêtées sur ce que vous devriez écrire ou ce dont votre livre devrait avoir l'air. »

Tous les quatre sont d'accord sur le fait que le processus d'interview comptait parmi les tâches les plus difficiles pendant la production de la collection. Beaucoup de citoyens étaient nerveux à propos du fait d'être interviewés et photographiés par des étrangers, bien que les gouvernements locaux eussent donné aux auteurs et photographes occidentaux le plein accès aux villes et à leurs habitants.

« Souvent, nous devions insister pour que les gens nous parlent », confie Mme Stefatou.

Selon M. Brill, Mme Stefatou et MM Ferguson et Lundgren, l'hospitalité chinoise a rendu les interviews plus difficiles, étant donné que beaucoup de Chinois voulaient partager un repas et du baijiu avec nous avant d'être interviewés.

« Quand vous faites plusieurs interviews par jour, boire et manger se transforment en une véritable corvée », a exprimé M. Brill.

Cependant, le défi ultime affronté par la collection était le fait qu'il n'y avait pas beaucoup d'histoires documentées sur plusieurs de ces petites villes rurales. Selon M. Brill, l'auteur et le photographe avaient donc la responsabilité d'effecteur leur propre recherche afin de retrouver l'histoire perdue et de trouver les aspects de la ville que d'autres personnes trouveraient intéressants.

Par conséquent, les auteurs et les photographes ne savaient pas toujours ce qu'ils cherchaient jusqu'au moment d'arriver sur les lieux. Bien que potentiellement éprouvant, cet aspect a également entraîné quelques découvertes inattendues et merveilleuses qui n'auraient pas pu être faites autrement.

« Nous avons visité une usine de tracteurs qui a été construite dans les années 1950, et c'était un endroit étonnant, a dit M. Lundgren. Je n'aurais jamais pu suggérer cette visite, parce que je n'avais jamais entendu parler de cet endroit. »

Source: China.org.cn

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