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Français>>CultureMise à jour 04.07.2012 09h49
Une histoire chinoise sur une toile de fond internationale

Mike Medavoy est né à Shanghai. Il a grandi dans cette ville avant de partir pour Hollywood et y entamer une carrière longue de cinquante ans en tant qu'un de ses producteurs ayant le mieux réussi, avec 300 films à son actif et 18 nominations aux Oscars, dont, tout récemment, « Le Cygne Noir » (Black Swan).

Mike Medavoy semble avoir une affinité particulière avec cette ville qui a accueilli sa famille, juive, lors du chaos de la dernière guerre. Après avoir produit « Shanghai », un thriller sorti en 2010, avec en vedette John Cusack, Gong Li et Chow Yun-fat, il est en train de travailler sur une nouvelle « propriété » -en jargon hollywoodien une possibilité de film- basée sur une nouvelle chinoise.

« A jewish piano » (Un piano juif), tel est son titre, se situe dans le Shanghai de la Seconde Guerre Mondiale et raconte l'histoire d'une famille juive fuyant la guerre en Europe de l'Est et atterrissant dans la tumultueuse métropole chinoise. Signée par l'écrivain shanghaïen Beila, nom de plume de Shen Lei, l'histoire a tout ce qu'il faut pour faire un film comme les aime Hollywood, selon Mike Medavoy. Mais au-delà du majestueux panorama s'étalant sur quarante ans et des tourments de l'Histoire, c'est pour l'essentiel une histoire d'amour tragique à la Titanic, a t-il expliqué. Elle a la capacité à transcender les races ou les frontières. On pourrait même dire que cette histoire possède cette capacité en elle-même.

Mike Medavoy voudrait en faire une saga dans le style du célébrissime film de David Lean, « Docteur Jivago ». C'est seulement en produisant un grand film que nous pouvons faire un pied de nez à l'inertie et à l'ignorance de ceux qui n'ont ni les connaissances ni la volonté de tirer les leçons de cette époque ou l'humanité qui émerge du chaos, a t-il dit.

Par un heureux hasard, c'est aussi une histoire que Ren Zhonglun voudrait raconter. Le Président et patron du Shanghai Film Group sent qu'il a pour mission de « raconter des histoires chinoises au monde », et cette histoire, à son avis, convient parfaitement à cet objectif.

M. Ren travaille avec Mike Medavoy sur le projet du fait de la connaissance que celui-ci a du marché interna tional et de sa talentueuse équipe de production. Il y voit « un film chinois dans ce qu'il a de plus profond », mais avec des éléments internationaux. Ce projet touchera à la culture chinoise et à la culture juive, mais, inspiré par un ouvrage sur le tournage d'« Autant en emporte le vent », il l'interprète comme « une histoire d'amour face à la guerre ».

« Sur tous les films que nous avons vus », a dit M. Ren, « 90% concernent des choses auxquelles nous ne sommes pas familiers. L'art a cette capacité d'étendre votre expérience. Donc, qu'un film parle d'un passé ancien ou d'un territoire éloigné, il doit parler de l'expérience des hommes. Que le contexte historique ou les coutumes sociales soient étrangers au public n'a aucune importance ».

A jewish piano est actuellement en cours de développement. C'est l'une des multiples co-productions dans lesquelles le Shanghai Film Group est impliqué. « Il y a vingt ans, nous apportions notre aide à des productions étrangères ; il y a dix ans, nous avons commencé les co-productions. C'est une approche sage, un peu comme si nous entrions dans l'eau avec une bouée », a dit M. Ren.

Mais « l'heure est venue d'avoir de vraies co-productions, de raconter des histoires pouvant intéresser le monde entier. Ca peut réussir comme ça peut échouer, mais il est nécessaire d'adopter cette approche afin que le cinéma chinois puisse finalement faire partie du cinéma mondial ».

M. Ren se souvient de ce qu'il a entendu lors de ses fréquents voyages à Hollywood : « Chaque pays fait des films pour ses propres habitants, comme les films indiens pour les Indiens et les films chinois pour les Chinois. Quand je demande quel public les cinéastes américains ont à l'esprit, ils me disent les Américains des petites villes. Et parce que l'Amérique est racialement très diversifiée, ils finissent par faire des films pour le monde entier ».

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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