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Français>>CultureMise à jour 11.07.2012 16h37
La Chine dans le monde
Des étudiants égyptiens pratiquent la calligraphie chinoise dans une classe du Centre culturel chinois du Caire.

Les centres culturels chinois vont permettre aux personnes à l'étranger d'aller à la rencontre de la Chine sans quitter leur pays d'origine.

Ceux qui veulent découvrir la Chine, mais ne peuvent pas voyager, n'ont pas à s'inquiéter. La Chine va venir vers eux.

Les habitants de l'île Maurice, du Bénin, du Caire, de Paris, de Malte, de Séoul, de Berlin, de Tokyo et d'Oulan-Bator peuvent se plonger dans la culture chinoise et rencontrer directement chez eux des Chinois, grâce aux clubs sur la culture chinoise.

Cela a pu être vu lors d'une manifestation récente par plus de cent élèves de tai- chi du Centre culturel chinois du collège d'Etat Lady Sushil Ramgoolam de l'île Maurice à Port Louis.

Les étudiants ont présenté diverses formes de tai-chi, vêtus de costumes traditionnels colorés, discipline accompagné de musiques chinoises et aussi de quelques exercices d'épées et à mains nues.

Yeshda Vjoodh,45 ans, qui enseigne le français et la sociologie au collège, pratique le tai-chi dans le Centre depuis 10 ans.

«Je suis vraiment attiré par la beauté des mouvements», a expliqué l'enseignant.

"C'est très bon pour mon corps, aussi. C'est pourquoi j'aime le tai-chi. Même si mon niveau est bas, je me sens connecté à l'univers. Je suis très heureux et détendu."
La mauricienne d'origine chinoise Liu Suying a assisté au cours deux fois par semaine pendant cinq ans.

"Le tai-chi me fait du bien, me permet de trouver la paix de l'esprit et m'aide à me connecter avec la nature», explique Liu. "Maintenant, je comprends plus de choses autour de moi."

Cette année, elle a embauché un gestionnaire pour lancer son restaurant, elle a donc plus de temps pour le tai-chi et le travail social. "Je prends le temps de faire les choses que j'aime,» dit-elle.

l'entraîneur Zhang Jianyong, qui est diplômé de la Beijing Sport University, confie que l'une des raisons que le tai-chi soit une bonne chose pour les populations locales, est que le pays produit de grandes quantités de canne à sucre.

«Les gens adorent manger du sucre», fait remarquer Zhang.

«Le diabète et les maladies cardiovasculaires sont fréquentes. Donc, nous faisons la promotion du tai-chi pour combattre ces maladies."

Zhang a enseigné au centre pendant trois ans.

«Je parle français pour créer une ambiance conviviale pour les élèves car ils parlent cette langue," a reconnu Zhang. "Et il n'y a pas beaucoup de terrains de sport pour faire de l'exercice. J'ai formé plus de dix élèves pour qu'ils puissent enseigner aux autres gratuitement dans les parcs. La diffusion de la culture chinoise par le biais de dix personnes est plus efficace que par une seule. "

Le président de la Mauritius Museums Board Gorah Beebeejaun a expliqué qu'il y a encore quelques années, les Mauriciens ne parlaient de tai-chi, mais depuis les travaux du centre de plus en plus de personnes ont découvert cet arti martial et les médecins locaux ont commencé à suggérer sa pratique.

Le centre a accueilli 1529 étudiants en 2011 et prévoit l'inscription d'un millier de nouveaux membres.

Mais le tai-chi n'est pas la seule manière de développer la culture chinoise à Maurice.

Pour l'ambassadeur de Chine à Maurice, Bian Yanhua : "Il n'y a pas grand chose à faire à l'île Maurice le soir et donc, la plupart des familles restent à la maison et regardent la télévision. La Mauritius Broadcasting Corporation (MBC) est disposée à diffuser des programmes de la télévision chinoise, donc le centre va coopèrer pour fournir des séries populaires de la télévision chinoise. "

Le Directeur général de la MBC, Dan Callikan a indiqué que les séries TV chinoises avec des sous-titres en anglais et en français restent les plus populaires juste après les programmes indiens et brésiliens.

Les étudiants du Centre culturel chinois de Berlin Culture chinois viennent de tous horizons et sont âgés de 17 à 70 ans. Beaucoup ont commencé à s'intéresser à la culture chinoise en dehors du centre.

Lars Skotnica, un stagiaire de 29 ans à Air Berlin qui a fréquenté la classe deux fois par semaine pendant cinq mois et qui a commencé à utiliser la messagerie chinoise en ligne QQ, mange souvent dans les restaurants chinois et achète des marchandises chinoises.

«L'enseignant fait un travail formidable», souligne Skotnica. "Elle prend bien soin de notre prononciation et nous initie à la culture chinoise quand nous ne comprenons pas le sens d'un mot."

L'enseignant Yin Meng explique que certaines méthodes sont nécessaires pour enseigner aux Allemands.

«J'ai besoin de comprendre comment ils pensent qu'il faut leur apprendre," dit Yin.
«Les Allemands sont réputés pour la précision. Donc, ils se gardent de poser des questions. J'ai besoin d'expliquer les détails afin de les aider à s'adapter à une nouvelle langue."

Yin ajoute qu'il est important d'utiliser des méthodes qui encouragent et peut susciter l'intérêt parmi les étudiants. "Il est vraiment nécessaire de rendre la classe agréable, puisque la plupart des élèves se sentent fatigués après avoir travaillé ou étudié toute la journée avant de venir ici."

Mais le centre fait plus que donner des cours.

Skotnica assiste également aux événements culturels, tels que les projections mensuelles de films chinois sous-titrés en allemand ou en anglais.

"Cela m'aide à avoir une idée de la langue», dit-il.

"Et les films nous montrent la culture chinoise. Vous voyez comment les gens vivent en Chine, ce qu'ils pensent et comment ils agissent par rapport à certaines situations de la vie. Je peux communiquer avec les Chinois ici."

Esther Keller, directrice adjointe du bureau des affaires étrangères du gouvernement de la ville de Berlin, qui est partenaire du centre, a souligné que : «Ceux qui participent à des expositions viennent de tous les horizons (sciences, économie et politique). Le Centre de Berlin est un organisme d'échanges culturels très important qui renforce les échanges entre la Chine et l'Allemagne. "

Le Centre du Caire possède une vaste bibliothèque, qui offre une autre fenêtre sur la Chine, contient plus de 12.000 livres en chinois, anglais et arabe.

Le directeur exécutif du centre Liu Shiping assure que la bibliothèque possède presque tous les livres arabes publiés en Chine.

Mohsen Ferganim est maître de conférences à l'Université Ain-Shams, la première université à enseigner le chinois au Caire. Il est également un visiteur assidu de la bibliothèque. Il a traduit plusieurs textes classiques chinois, y compris les Analectes de Confucius et poursuit actuellement son doctorat.

"Les gens qui travaillent sur la traduction ont besoin de beaucoup de matériel», dit-il.

«Bien que notre université a une grande bibliothèque, les livres, ne peuvent pas répondre à nos besoins. Donc, j'ai l'habitude de venir ici pour lire les ouvrages de référence ou pour voir s'il y a de nouveaux livres ou des magazines."

Le Centre du Caire comprend également un espace culturel ou l'on trouve des cartes de la Chine, des photos de célébrités chinoises, des livres sur les paysages chinois, des modèles de la Grande Muraille et des costumes des groupes ethniques du pays ».

Et Liu Shiping d'ajouter : "Même si nous avions des échanges avec l'Egypte il y a mille ans à travers la Route de la Soie, peut-être pour des raisons linguistiques et religieuses, l'influence de la culture chinoise en Egypte est inférieure à celle en l'Europe,aux Etats-Unis ou dans le reste de l'Asie. Ainsi, le travail que nous devons faire ici, est plus important que le travail dans les pays anglophones ou de langue française. "

Le ministère de la Culture estime qu'il y aura plus de cinquante centres culturels chinois dans le monde d'ici 2020.

Cela offrira davantage de possibilités pour les gens comme Skotnica, qui considère le centre comme sa "deuxième maison".

"Ici, vous pouvez apprendre le chinois et voir de belles expositions, écouter des concerts et regarder des films. Bien sûr, ce n'est pas (vraiment) la Chine, mais cela vous donne un aperçu de la Chine."



Les étudiants de Tai chi du Centre culturel chinois de l'Ile Maurice font une démonstration de cet ancien art devant les spectateurs locaux.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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