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Français>>CultureMise à jour 18.07.2012 16h42
Alerte pour la protection de la Grande Muraille

Les historiens ont appelé à redoubler d'efforts pour protéger les sections occidentales de la Grande Muraille suite à un enquête officielle de la structure historique.

De 6 au 12 Juillet, le Comité national de la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC), le plus haut organe du pays, a confié aux experts le soin de vérifier l'état du mur dans la province du Gansu, ou se trouve environ 3600 km, des 21,196.18 km de la longueur totale de la Grande Muraille construite sous différentes dynasties.

L'équipe a visité dix sites majeurs dans cinq villes, y compris Dingxi, Wuwei, Zhangye, Jiuquan et Jiayuguan.
Ils ont été alarmés par l'état du mur, construit sous la dynastie des Qin (221-206 avant J.-C.), des Han (206-220) et des Ming (1368-1644).

Contrairement aux sections orientales de la Grande Muraille à Beijing, Hebei et Liaoning, qui ont été pour la plupart construites avec des pierres et des briques, les sections dans le Gansu ont été construites avec de la terre tassée. Après des siècles d'érosion par les vents forts et les tempêtes de sables fréquentes, la terre est devenue extrêmement fragile.

Dans le comté de Weiyuan, certaines parties construites pendant la période des Royaumes combattants (475-221BC) ont été fusionnées en entourant des terres cultivées, tandis que l'autre tronçon de 200 km construit sous la dynastie Ming dans la ville de Dingxi a souffert de dommages dus aux intempéries, d’effondrements et de dégâts biologiques sur une longue période.

"La Grande Muraille dans le Gansu est confrontée à la fois aux dommages naturels et humains», a déclaré Yang Huifu, chef du Bureau des vestiges culturels du Gansu, ajoutant que certaines parties du mur ont été balayées par des pluies torrentielles et des vents violents.

M. Yang a indiqué que ces dernières années, les autorités ont vu des dégâts limités causés par l'homme, mais que ces problèmes subsistaient dans certaines régions.

Le groupe de recherche estime que même si les sections de l'ouest du mur sont moins attrayantes pour les touristes, les reliques culturelles qui continuent d'être découvertes en parallèle doivent être préservées en tant que richesse essentielle de la recherche historique, géographique, politique et culturelle de la Chine.

Outre les difficultés géographiques et les conditions météorologiques, d'autres problèmes rencontrés par les experts au niveau de la préservation du mur de la partie occidentale, portent notamment sur le manque de personnel de recherche et sur la technologie de protection, selon Duan Qingbo, chercheur à l'Université du nord-ouest dans la province du Shaanxi.

Duan souligne que la douzaine de chercheurs de l'Académie de Dunhuang assignés à prendre soin des autres sections dispersées dans la province ne suffisent pas.
Pendant ce temps, les experts espèrent une prise de conscience parmi les résidents locaux et les opérateurs touristiques, sur la nécessité de protéger les reliques culturelles.

"La protection des anciennes sections de la Grande Muraille dans l'ouest de la Chine connaît une situation difficile," a reconnu Duan, ajoutant que la mise en place de nouveaux systèmes et un effort de toute la société sont nécessaires si on veut sauver les sites.

La construction de la Grande Muraille, répertoriée comme un site du patrimoine mondial par l'UNESCO en 1987, a commencé pendant le règne du premier empereur chinois, Qin Shihuang (259-210BC), pour se protéger des envahisseurs étrangers. Elle traverse dix provinces, municipalités et régions autonomes dans le nord de la Chine, y compris le Liaoning, le Hebei, Tianjin, Beijing, Shanxi, la Mongolie intérieure, le Shaanxi, le Ningxia, le Gansu et le Qinghai.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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