Zhou Xiaochuan, directeur de la Banque populaire a déclaré récemment que la pression sur le taux de change entre le RMB et le USD s'était nettement réduite au cours des dernières semaines.
Si cela se vérifiait, ce serait une bonne nouvelle pour la Chine. En effet, un taux de change stable va lui permettre une bonne base pour effectuer la réforme s'orientant vers le marché, s'agissant surtout de l'industrie bancaire publique.
Zhou, directeur de la banque centrale de Chine, a attribué cette bonne tendance à l'amélioration de la balance commerciale et de la situation générale de l'économie nationale.
Les derniers achats effectués par les trois délégations chinoises de commerce aux Etats-Unis depuis novembre dernier a non seulement réduit le déficit commercial de ces derniers, mais également démontré la volonté sincère de la Chine de réaliser l'équilibre commercial entre les deux pays. Malgré les plaintes continues aux Etats-Unis, ces achats sont les meilleures actions que la Chine puisse entreprendre à l'heure actuelle où son système bancaire ne lui permet pas de mettre pied dans l'eau inconnue de la conversion libre des monnaies puisque son système bancaire n'est pas encore prêt.
Par ailleurs, le redressement de l'économie des Etats-Unis au cours du dernier semestre de 2003 prévoit un bon avenir de l'économie mondiale en 2004.
Rétrospectivement, la Chine a vécu des moments difficiles en 2003 à cause du ralentissement des exportations et des disputes avec ses partenaires commerciales.
Par contre, le taux d'accroissement de 8,5% en 2003 a témoigné du succès économique du pays malgré la crise de SRAS.
Comme la Chine a insisté sur le taux de change entre le yuan et le US dollar, l'accroissement du commerce international du pays a été de 37,1% pour réaliser un chiffre d'affaire de 851,2 milliards de US dollars en 2003. Elle est ainsi devenue le 4e pays le plus important du monde sur le plan du commerce international.
Certains hommes politiques occidentaux pensent que le développement de la Chine a diminué le nombre des postes de travail dans leurs propres pays. Au contraire, l'économie chinoise soutient bien le commerce international et les prévisions sur son importation ont été réalisées. En effet, l'accroissement de son importation en 2003 a été à peu près de 40% par rapport à l'année précédente.
Si le commerce mondial commence à montrer des signes de redressement, il ne faut pourtant pas croire que cette tendance va subsister toute seule, que le monde puisse connaître un boom réel sans la contribution de la Chine, sur les plans du commerce aussi bien que de l'investissement.
Pour la Chine, qu'il y ait ou non redressement de l'économie mondiale, qu'il y ait ou non des critiques sur sa politique monétaire par des pays occidentaux, elle va continuer à poursuivre la réforme de ses systèmes bancaire et financier selon son rythme, dont le but final est de réaliser l'échange libre des devises.
Très probablement, la pression internationale sur la réévaluation du Renminbi et la pression domestique sur l'amélioration de la qualité du service bancaire vont tous deux accélérer la réforme.
Les autorités chinoises sont pourtant conscientes de la nécessité de mettre en oeuvre un taux de change flottant de sa monnaie afin d'intégrer son marché domestique dans l'économie mondiale.
Le commentaire du gouverneur de la banque centrale n'est sûrement pas une manifestation de relâche ou de satisfaction.
(Xinhua)