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Mise à jour 08:16
Le contrôle macroéconomique reste la tâche primordiale de la Chine

A l'Assemblée populaire nationale qui se tient pour le moment à Beijing, nombre de députés ont déclaré, dans l'examen du Rapport d'activité du gouvernement présenté par le premier ministre, que grâce au rôle important joué par le macrocontrôle, l'économie nationale a enregistré une croissance à la fois rapide et de qualité pendant l'année écoulée.

Les députés ont entre autres noté un point essentiel de ce rapport : Vu la situation économique en 2005, les opérations de macrocontrôle doivent être renforcées et améliorées, au lieu d'être relâchées.

L'année dernière, grâce à la hausse plus ou moins importante du prix d'achat des céréales, la Chine a réussi à mettre fin à la baisse continue de la production céréalière et à ainsi accroître le revenu des paysans. Cette bonne situation de l'agriculture, qui a joué un rôle capital dans le maintien de la stabilité générale du pays, est sans aucun doute un exploit du contrôle macroéconomique exercé par le gouvernement. Cependant, nous ne pouvons pas ignorer les réalités suivantes : la situation de l'agriculture faible en tant que fondement de l'économie nationale n'a toujours pas changé fondamentalement, les capacités globales de production agricole, notamment dans le domaine des céréales, n'ont pas été améliorées de manière considérable et il reste difficile d'assurer un accroissement continu à la fois de la production céréalière et des revenus paysans.

Les investissements en actifs immobilisés en Chine ont décrit eux aussi une courbe irrégulière au cours de l'année écoulée : de 43% pendant le premier trimestre, leur croissance est tombée à une moyenne de 25,8% pour l'ensemble de l'année. Bien que leur agrégat ait été plus ou moins contrôlé, la possibilité d'un rebond demeure grande. Ce qu'il y a de plus inquiétant encore, c'est que la structure des investissements n'a toujours pas fait l'objet d'une amélioration manifeste, et que la croissance de notre économie dépend toujours, pour l'essentiel, de l'extension des investissements en actifs immobilisés. En 2004, les investissements en biens immobilisés dans le pays entier ont dépassé 7 000 milliards de yuans, tandis que les projets de construction en chantier représentaient un besoin en capital de 20 000 milliards de yuans environ. Cela veut dire que les uns comme les autres se maintenaient à un niveau relativement élevé de l'histoire, cela sans compter les quelque 20 000 nouveaux projets de construction qui ont été mis en chantier en décembre dernier. Une analyse de la structure des investissements par secteur d'activité révèle que les investissements industriels ont augmenté de façon rapide : il y a eu, en plus d'un excès d'investissements dans les secteurs en surchauffe comme ceux de l'acier, du ciment et de l'aluminium électrolytique, de la part de certaines régions ou entreprises, une course aveugle et contraire aux règlements à la construction de nouveaux centrales hydro-électriques. L'explosion des investissements a aggravé les problèmes d'approvisionnement en charbon, en électricité, en pétrole et l'insuffisance des capacités de transport, et ces derniers ont entraîné un nouvel accroissement des investissements dans les secteurs intéressés.

L'insuffisance de l'approvisionnement en énergie et des moyens de transport constitue sans doute l'un des problèmes les plus pressants qui devront être réglés par le gouvernement au moyen du contrôle macroéconomique et qui touchent le plus directement les intérêts vitaux de la population. Derrière ce problème sont cachés des contradictions profondes qui se traduisent notamment par la restriction du développement économique due au manque de ressources énergétiques et de matières premières. Ces dernières années, la croissance de notre économie a été effectivement rapide, mais comme cette croissance a été réalisée au prix fort, nous ne pouvons éprouver sur ce point que des sentiments mélangés. En 2003, notre PIB national ne représentait par exemple que 4% du PIB mondial (calculé au cours du moment), mais notre consommation en pétrole brut, en charbon, en minerai de fer, en acier, en aluminium électrolytique et en ciment a atteint respectivement 7,4%, 31%, 30%, 27%, 25% et 40% de la consommation mondiale. Actuellement, nous sommes toujours confrontés à une insuffisance plus ou moins grave de l'approvisionnement en énergie, notamment en charbon. Il est évident qu'à court terme, nous ne pourrons atténuer les contradictions entre l'offre et la demande des ressources énergétiques et des matières premières qu'au moyen du macrocontrôle. A long terme, il nous faudra procéder à la restructuration industrielle, de manière à changer le mode extensif de notre croissance économique caractérisé notamment par une consommation trop importante de ressources énergétiques.

En clarifiant les quatre tâches majeures à accomplir cette année en vue d'assurer un développement sain de notre économie, le Rapport d'activité du gouvernement a accordé une place prioritaire au renforcement et à l'amélioration des opérations de macrocontrôle. Il nous suffit de procéder à un examen du fonctionnement économique actuel et d'envisager son développement à partir d'une vue à long terme pour nous rendre plus clairement compte que par le système de l'économie socialiste de marché, on entend faire en sorte que grâce aux opérations de macrocontrôle, le marché joue un rôle fondamental dans la disposition rationnelle des ressources. Avec le contrôle macroéconomique exercé par l'Etat, ce rôle du marché constitue à n'en pas douter l'essence du système de l'économie socialiste de marché. De ce point de vue, le contrôle macroéconomique est et sera notre tâche de longue haleine.



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