Les entrepreneurs français sont prêts à développer davantage leurs affaires en Chine maintenant que l'Année de la France en Chine leur a permis de mieux connaître le pays, a informé Henri Proglio, président du Comité honoraire de l'Année culturelle française, dans une interview à l'agence de presse Xinhua.
Après leur séjour en Chine, certains entrepreneurs ont même revu leur stratégie en accordant une plus grande place à la Chine, a-t-il précisé.
Les années croisées France-Chine sont les pionnières d'une nouvelle voie dans les échanges culturels entre la Chine et l'Europe. Lors de l'Année de la Chine en France, plus de 400 activités avaient été organisées entre octobre 2003 et juillet 2004.
L'Année de la France en Chine a mis l'accent sur le romantisme caractéristique des Français et leur esprit d'innovation.
"La Chine a émergé comme une forte nation industrielle sur la scène internationale où nombreux sont ceux qui craignent une concurrence déloyale de sa part en raison du faible coût de la main d'oeuvre", a déclaré Henri Proglio.
"Les années croisées ont donc permis aux hommes d'affaires des deux pays d'ouvrir le dialogue et de créer un environnement favorable à la résolution des différends", a-t-il poursuivi.
Le Comité honoraire, dont la mission est de soutenir financièrement l'Année de la France en Chine, regroupe 28 grandes entreprises françaises comme Veolia, Airbus, Alstom et Alcatel et plus de 20 entreprises chinoises.
Il a accordé 25 millions d'euros à l'année culturelle et a été une bonne plate-forme de communication entre les entrepreneurs.
Comme le président de Veolia, Proglio voit en la Chine une énorme opportunité en matière de protection de l'environnement et d'amélioration de la qualité de l'eau et de l'air.
Source: xinhua 20/09/2005