La 7ème réunion annuelle des ministres des Finances et des gouverneurs des Banques centrales du G20 (19 pays + l'Union européenne) s'est clôturée dimanche avec l'adoption d'un accord sur la coopération économique globale.
Les participants ont échangé leurs vues sur le "problème du vieillissement et de l'immigration" et l' "innovation conceptuelle du développement" lors de la seconde journée de la réunion. La réunion a pris fin dimanche vers midi avec la publication d'un communiqué conjoint.
Fondé en 1999, le G20 regroupe les principaux pays industrialisés et les pays à économie de marché émergents dont le PIB et le commerce représentent respectivement 90% et 80% de ceux du monde.
Après la clôture de la réunion du G20, le point de mire passera à la Commission économique conjointe sino-américaine qui se réunira en 17ème session dimanche après-midi.
Jin Renqing, ministre chinois des Finances et Zhou Xiaochuan, gouverneur de la Banque centrale de Chine s'entretiendront avec John Snow, secrétaire au Trésor et Alan Greenspan, président de la Réserve fédérale des Etats-Unis.
De hauts responsables chinois des Commissions de Régulations bancaires et des marchés boursiers, de l'assurance, du département de contrôle des devises et du ministère du Commerce y seront présents.
Kang Quan, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a déclaré dimanche plus tôt que des officiels américains souhaitaient discuter d'une série de problèmes, y compris du taux de changes du Renminbi (yuan).
Le taux de changes de la monnaie chinoise fait actuellement les frais de discussions.
Certains pays développés, notamment les Etats-Unis, arguent que le Yuan est sous-évalué de 40%, permettant aux exportations chinoises un avantage "inéquitable?. Ils estiment que la récente appréciation de 2% du Yuan est très insuffisante. .
Cependant, le Premier ministre chinois Wen Jiabao a réaffirmé tout récemment que la réforme du mécanisme du taux de changes du Renminbi devrait être graduelle.
Le ministre chinois des Finances Jin Renqing a répliqué plus directement, disant que l'appréciation du Yuan ne pourra pas changer le déséquilibre économique dans le monde, notamment de certains pays et que la Chine ne pourra pas suivre l'"ordre" de certains pays pour procéder à la réforme de son système de changes.
Source: xinhua 17/10/2005