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Mise à jour 15.03.2006 08h57
La nouvelle redéfinition des termes de la croissance économique chinoise
La tendance du taux de croissance de PIB depuis 1990 Source: CEIC

En mars à Beijing, la vie politique chinoise est marquée par deux sessions annuelles importantes : celle de l'Assemblée populaire nationale (APN), et celle de la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC). Cette année, ces deux séries de réunions ont suscité un vif intérêt à l'intérieur comme à l'extérieur du pays, parce qu'elles marquent le lancement du 11ème plan quinquennal, qui court jusqu'en 2010. Le programme de développement socio-économique durant cette période attire le plus de regards.

Le 5 mars, le Premier ministre Wen Jiabao a présenté un rapport de travail du gouvernement chinois. Premier constat : au lieu de poursuivre une croissance effrénée, l'économie chinoise devra s'attacher à prêter une grande attention à la qualité et au rendement du développement. Les termes de la croissance sont en fait redéfinis par des changements historiques.

Ces 20 dernières années, après la réforme et l'ouverture, la Chine a connu un taux de croissance moyen de 9% par an. La population a naturellement bénéficié de cette croissance rapide, mais son coût en termes d'environnement et de ressources naturelles est exorbitant.

D'une part, la pollution environnementale atteint des sommets de plus en plus inquiétants. D'autre part, le rendement économique est plutôt bas. Les sept fleuves et rivières chinois ont subi de graves pollutions. Par exemple, deux zones développées comme le delta du fleuve Changjiang et celui de la rivière des Perles, perdent progressivement leur bel environnement naturel.

Dans certaines régions, des secteurs lourds, à faible valeur ajoutée et peu innovants, occupent toujours des places prédominantes. Il est difficile d'interrompre de tels projets qui nécessitent de gros investissements, une grande consommation énergétique et offrent de bas rendements. Et Ce phénomène existe non seulement dans les régions de l'ouest et du centre ? des régions relativement moins développées-, mais c'est aussi vrai dans les zones côtières orientales, beaucoup plus industrialisées.

Dans les 15 ans à venir, le volume de la production sera doublé en Chine. Ce qui laisse supposer que la consommation énergétique et les pollutions d'origine industrielle pourraient bien atteindre des niveaux insupportables? D'après le professeur Fu Yonglin, de l'Université des Transports du Sud-ouest, ce mode de croissance essentiellement basé sur la terre, la main-d'?uvre et l'investissement, ne pourra pas garantir à terme un taux de croissance rapide. Car il pèsera trop lourd sur les ressources et l'environnement.

Il a dit : « Nous sommes désormais acculés à des restrictions en termes de ressources et d'environnement. En 2004, nous avons consommé la moitié du volume global de ciment, en contribuant à seulement 4,1% du PIB mondial. En outre, se posent désormais à nous des défis liés à des ressources stratégiques comme la terre, l'eau, le pétrole ou les céréales. »

A partir de 1953, le gouvernement chinois a commencé à élaboré des plans quinquennaux. Et la nouveauté dans ce 11ème plan, c'est que, pour la première fois, il introduit dans l'objectif de développement national, un indice de la consommation en énergie. Plus précisément, le taux de la consommation énergétique par unité du PIB sera réduit de 20% en 2010.

Actuellement, l'économie chinoise entre dans une nouvelle phase de croissance. D'après Han Meng, chercheur à l'Institut d'Economie de l'Académie des Sciences sociales de Chine, si le pays ne change pas son mode de croissance économique, celle-ci ne sera tout simplement plus à même de répondre aux besoins élémentaires sinon vitaux de la population? Et la Chine ne pourra plus occuper une place stable dans la concurrence internationale. Il a dit : « La Chine dépend de plus en plus de l'extérieur. Les fluctuations des prix des ressources naturelles et de l'énergie sur le marché international, ainsi que l'instabilité de l'économie mondiale, auront dans l'avenir toujours plus d'influence sur la Chine et son économie.»

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Source: xinhua



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