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Le nouveau président intérimaire de Wahaha qui a été nommé au poste par le géant français de l'agro-alimentaire Danone la semaine dernière, peut s'attendre à recevoir un mauvais accueil lorsqu'il fera enfin son apparition pour travailler, a déclaré un porte-parole de la compagnie chinoise.
Emmanuel Faber, qui remplace Zong Qinghou - le fondateur et président du groupe wahaha, ne s'est pas encore montré depuis sa nomination jeudi dernier 7 juin, laissant les employés chinois dans un état d'anxiété et d'énervement, a indiqué le porte-parole de Wahaha Shan Qining à l'agence de presse Xinhua ce lundi 11 juin.
Shan a précisé que les employés des trois principales usines Wahaha avaient prévu de signer une pétition soutenant leur ancien président Zong le jour suivant son départ.
Shan a dit que les employés sont d'une humeur hostile depuis l'annonce de la nomination de Faber et demandent des explications claires de Danone au sujet de l'avenir de Wahaha et de leurs emplois.
Les appels lancés par Xinhua à Danone n'ont pas été immédiatement retournés. Faber était le président de Danone région Asie Pacifique et vice-président de Wahaha avant d'être promu président intérimaire.
Dans sa lettre de démission, Zong a demandé que toute l'équipe puisse garder son emploi. Danone a promis dans une déclaration que les employés chinois ne seraient pas touchés par les luttes intestines du conseil d'administration
La querelle entre Danone et Wahaha, le géant chinois de la boisson, a commencé l'année dernière mais avait été rendu public qu'en avril dernier.
Danone a accusé la compagnie Wahaha-Hangzhou d'avoir violé leur accord de 1996 interdisant la fondation de compagnies en dehors de la joint-venture. Danone demande 51 pour cent des parts de ces compagnies.
Wahaha a répondu que l'accord de la joint-venture n'a jamais été approuvé par le bureau des marques de Chine et est donc invalide et inexécutable.
Wahaha et Danone ont créé 39 joint-ventures depuis 1996, dont Danone détient 51 pour cent des parts.
Danone a engagé des poursuites aux E.U. contre les compagnies qui utilisent le nom de Wahaha pour vendre des produits en dehors du cadre des accords originaux de la joint-venture.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne