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| La commissaire de la Protection des Consommateurs de l'Union Européenne Meglena Kuneva (à gauche) écoute le ministre de la Direction Générale de Chine de la Supervision et de l'Inspection de la Qualité et des Quarantaines en Chine Li Changjiang (à droite) à Beijing, le 23 juillet 2007. |
Les fonctionnaires de l'organisme de Contrôle Qualité de l'Union Européenne (UE) et de Chine se sont mis d'accord pour partager plus d'informations concernant la saisie de produits de consommation de sous qualité et renforcer l'application de la loi afin de mieux lutter contre le fléau des produits dangereux.
Les deux parties devront débattre des détails du plan d'action. Pour l'instant, les organismes de surveillance des deux parties échangeront plus d'informations sur les produits dangereux dans le système d'alerte rapide pour les produits non alimentaires et d'échange d'informations connu sous le nom de RAPEX (Rapid Alert System for Non-Food Products), système qui permet de prendre rapidement les mesures utiles, de manière coordonnée, lorsqu'un produit dangereux est découvert.
La Chine a promis d'entreprendre des actions plus contraignantes envers les compagnies responsables d'avoir fabriqué des produits dangereux, d'après la Direction Générale de la Supervision et de l'Inspection de la Qualité et des Quarantaines (AQSIQ).
L'accord est le dernier conclu entre la Chine et l'Union Européenne, a déclaré le ministre de l'AQSIQ, Li Changjiang, après avoir rencontré la Commissaire de la Protection des Consommateurs de l'UE Meglena Kuneva à Beijing (Pékin) hier 23 juillet. Mais les responsables n'ont pas donné d'informations supplémentaires.
Les deux parties ont signé un accord de coopération en janvier permettant à la Chine
d'avoir accès au RAPEX. La partie chinoise a accepté de chercher les principaux
responsables chinois qui ravitaillent l'UE de produits de sous qualité.
La Chine a également promis de sévir contre ces producteurs de produits de sous qualité de manière générale.
Avec RAPEX, environ 48 pour cent des 924 produits identifiés comme dangereux pour le marché de l'UE l'année dernière provenaient de Chine, une baisse de deux points de pourcentage par rapport à l'année précédente.
Le commissaire Kuneva a dit que la Chine traite mieux le problème des produits dangereux. "Oui il y a eu des améliorations, mais de même manière il est vrai qu'il faille renforcer les réformes et améliorer le système de surveillance", a-t-elle ajouté.
Le ministre Li a reconnu que la sûreté des produits chinois a été mise sous les feux des projecteurs de la scène internationale dernièrement. Mais il a prétendu que la sûreté des produits ncétait pas uniquement un problème chinois, mais aussi la responsabilité commune de tous les pays.
Les statistiques de l'AQSIQ montrent que sur les deux premiers trimestres de cette année, 98,8 pour cent des produits alimentaires de l'UE exportés vers la Chine répondaient aux standards, un point de pourcentage de moins que les exportations alimentaires chinoises en Europe. Environ 1,1 pour cent des produits alimentaires japonais exportés en Chine sur les deux premiers trimestres de l'année ne répondaient pas aux standards.
La semaine dernière, l'AQSIQ a émis un avertissement visant à renforcer les contrôles sur les produits aquatiques provenant du Japon après la découverte de larves d'Anisakis, un parasite nématode, dans deux types de poissons. Ces vers peuvent causer de violentes douleurs abdominales, nausées et vomissements quelques heures après ingestion.
Aujourd'hui, Kuneva rencontrera des hauts responsables de la Direction d'Etat de l'Industrie et du Commerce, et prendra la tête d'une délégation pour la province du Jjiangsu pour visiter des usines de jouets et de centres de test chinois pour observer le fonctionnement de la surveillance effectuée par la partie chinoise.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne