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L'usine accusée d'utiliser des enfants dans la fabrication de produits dérivés pour les Jeux olympiques de Beijing s'est vue retirer sa patente olympique, a déclarée le Comité d'organisation de Beijing pour les Jeux de la XXIX olympiade (BOCOG) hier 31 juillet 2007.
D'après un communiqué de presse publié sur le site du BOCOG, une enquête a permis d'établir qu'entre janvier et février 2007, l'entreprise Le Kit Stationery Co Ltd dans la ville de Dongguan, province du Guangdong, avait employé huit étudiants affectés à l'emballage, bien que cela impliquait des produits non concernés par la licence olympique.
De plus, certains employés ne possédaient pas de contrat de travail.
"Le BOCOG a décidé de mettre fin aux droits de fabrication et de vente des produits sous licence olympique de l'entreprise Le Kit Stationery Co, et a révoqué définitivement son contrat de licence", faisait savoir le communiqué de presse.
Un rapport publié en juin par l'organisation du droit du travail Playfair Alliance basée à Londres a affirmé que des enfants étaient employés dans quatre compagnies patentées pour les olympiques.
Après que le BOCOG ait déclaré qu'il "attachait une grande importance au problème", une enquête a été lancée en juin, indiquait le communiqué.
Les autorités de Dongguan et Shenzhen ont créé une équipe spéciale pour conduire des enquêtes entre le 12 et 18 juin, et ont rendu un rapport détaillé sur le problème. Entre la fin juin au le début du mois de juillet, les équipes formées par le Bureau de la sécurité du travail et sociale du Guangdong, le Ministère du travail et de la sécurité du travail et sociale, et le BOCOG ont passé en revue les résultats de l'enquête et ont clos l'affaire.
Trois compagnies – Eagle Leather Products, Yue Wing Cheong Light Products et Mainland Headwear Holdings Ltd – avaient à leur actif des problèmes de dépassement horaire de travail mais pas d'enfants au travail, toujours selon le communiqué.
Le BOCOG a décidé de suspendre la licence concernant les produits dérivés olympiques des entreprises mises en cause et leur a demandé de rectifier leurs conditions de production et de fonctionnement commercial en accord avec la loi du travail.
"Le BOCOG, en conformité avec son entente de licence, se montrera intransigeant avec n'importe quel détenteur de licence qui enfreint les réglementations et droit du travail", précise le site web.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne