Le géant français Carrefour a confirmé dans une déclaration publiée samedi 3 septembre que huit directeurs dans ses succursales du nord de la Chine sont détenus par la police et qu'un travailleur de Shenzhen a été puni à l'issue d'une enquête pour des remises. Carrefour a juré d'extirper de telles pratiques.
“Jusqu'ici, la compagnie a découvert des preuves montrant que nombre de directeurs et travailleurs avaient violé des lois de Chine et des règles de la compagnie”, selon la déclaration rédigée en chinois et envoyée par courrier électronique à Shenzhen Daily samedi dernier.
Un travailleur de la succursale Meilin de Carrefour à Shenzhen a été puni, selon la déclaration. Mais la compagnie n'a pas révélé de quelle manière ce travailleur s'était procuré des remises.
Cette compagnie française a fait savoir également qu'elle avait mis en service un numéro de téléphone (021-56354911) destiné à permettre aux fournisseurs de rapporter des cas de remise de tout directeur ou travailleur de Carrefour. La compagnie coopère avec la police, au fur et à mesure de l'approfondissement de l'enquête sur ces cas de corruption, a laissé entendre la compagnie.
Sept des 8 détenus étaient directeurs de sections d'aliments frais dans des succursales de Beijing et ont demandé des remises aux fournisseurs d'aliments, selon des reportages antérieurs de média. Le huitième était responsable de la vente de viande fraîche.
Au total, 22 personnes comprenant les 8 directeurs et 12 fournisseurs ont été saisis à la suite d'une enquête lancée en juillet et remis par la suite à la police, selon des reportages.
La déclaration de Carrefour n'a pas fait état de la détention d'autres personnes, outre celle des 8 directeurs.
La compagnie a ajouté qu'elle intensifierait des efforts contre la corruption dans ses opérations et élèverait le “niveau professionnel” de son personnel.
Le porte-parole de Carrefour Chine, Chen Bo, a dit que la compagnie coopère avec la police dans l'enquête. Mais elle n'en a pas révélé les détails.
Dans une déclaration publiée la semaine dernière à Paris, Carrefour a dit que la direction de Carrefour Chine avait découvert l'existence des pratiques violant les lois chinoises et des règles de la compagnie.
Elle a ajouté que Carrefour avait travaillé en étroite collaboration avec les autorités pour approfondir l'enquête impliquant certains travailleurs suspectés de corruption. Elle a ajouté que seuls quelques membres de son personnel étaient impliqués dans le cas.
Carrefour, le plus grand détaillant d'Europe, a ouvert 100 hypermarchés dans 37 villes chinoises. Elle établit chaque année 20 à 25 nouvelles succursales en Chine. En 2005, elle a créé quatre quartiers généraux régionaux en Chine pour gérer ses affaires dans ce pays.
Le volume de vente de Carrefour Chine a augmenté de 53% l'année dernière pour s'élever jusqu'à 24,8 milliards de yuans (3,3 milliards de dollars), tandis que celui de Wal-Mart n'a augmenté que de 30% et que tout le marché chinois de détail, de 14%.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne