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Mise à jour 03.01.2008 14h05
L'Utopie d'un homme - un fermier chinois rend à la nature

Cultiver la terre sans utiliser de fertilisants, pesticides, machines ou membranes plastiques pourrait en fait paraître vieux jeu, ou borné pour certaines personnes, à une époque où l'agriculture moderne s'est disséminée jusque dans les moindres recoins du pays.

A une époque où l'on se soucie de la sécurité alimentaire et de la pollution environnementale, un fermier chinois montre cependant au monde qu'il y a un mode de vie plus sain et plus écologique. La dernière édition de "Life Week" nous racontait l'histoire d'An Jinlei.

An Jinlei, dans sa trentaine, vit dans le village Dongzilong, dans le district de Hengshui, province du Hebei, situé à peu près à une centaine de kilomètres de Beijing (Pékin) la capitale. Depuis que sa femme et lui ont acquis une cinquantaine de mu (environ 3,4 hectares) de terre, le couple a décidé de se passer des méthodes modernes d'agriculture qui peuvent porter atteinte à leurs terres et leurs produits.

Au premier abord, les villageois pensèrent que le couple était étrange et stupide. Depuis un certain temps les villageois utilisaient des machines de labourage chaque printemps qui cassaient et enterraient la membrane plastique de la saison dernière dans les sols.

"En dix ans d'utilisation, le plastic présent dans les sols seraient d'une épaisseur d'un centimètre. Vous appeler toujours cela de l'agriculture ?" a expliqué An Jinlei. Il combat en fait la méthode effective d'agriculture employée dans les zones rurales de la Chine afin d'élever la production agricole.

Comparé à ses compatriotes villageois, An Jinlei dépense plus de temps, d'efforts et de travail sur ces terres. Lorsque les fermiers restent à la maison à profiter de l'hiver, An Jinlei reste à travailler la terre avec une pelle et une pioche afin de préparer les semailles du prochain printemps.

Il est fier que ses produits soient entièrement organiques. "Avec des pesticides, les plantations pourraient survivrent aux insectes. Mais lorsque tous les insectes meurent, le système naturel des sols meure également." A la place, An Jinlei utilise des verres de terre pour scarifier les sols plutôt que des herbicides.

Il a convenu que tout le monde sait que les céréales et les légumes qui poussent avec des fertilisants chimiques n'ont pas un bon goût. Mais l'ancienne génération, dont les cœurs sont toujours emplis de la peur de la famine, veut seulement de grands rendements. Pour atteindre ce but, les fertilisants offrent la meilleure garantie.

Pour ses premières récoltes, An Jinlei n'a pas obtenu de grands rendements. Quelques années plus tard, cependant, ses moissons commencèrent à battre celles de ses voisins. "C'est parce que le sol a retrouvé sa vitalité." avoue-t-il.

Tandis que ses épis de maïs étaient plus petits que ceux des autres exploitants, les graines étaient d'une meilleure qualité, la fibre de coton était également plus longue.

"Notre terre appartient à la nature, elle n'est pas supposée seulement nous servir," a-t-il dit, précisant que toutes les formes de vie devraient avoir le droit de vivre sur la terre.
Pour preuve, il a planté un mu de millet spécialement pour les moineaux et les autres oiseaux. Ce morceau de terre est devenu depuis un paradis pour les oiseaux, en nourrissant des milliers lorsque le millet est mûr. Ce qui rend le fermier particulièrement fier est que ces oiseaux se nourrissent uniquement du millet et laissent maintenant les cultures environnantes.

An Jinlei a une mauvaise impression de la vie urbaine, avec sa nourriture cultivée à partir de fertilisants et pesticides chimiques, et du bruit la nuit. Pour ces raisons, il refusent les fréquentes invitations en ville qu'ils reçoit des organisations qui promeuvent l'agriculture organique.

Mais il ne manquent pas d'amis urbains, dont de nombreux viennent rencontrer et vivent avec le couple pour une certaine période. Certains disent qu'ils veulent expérimenter la vie pastorale, d'autres souhaitent seulement fuir la pression de la vie urbaine. Peu importe leur objectif, ils ont en commun d'aimer la nourriture des terres d'An Jinlei.

Le fermier a une utopie dans la tête "Si seulement il n'y avait pas d'usines et si chacun travaillait son bout de terre, notre vie serait plus saine, notre Terre serait plus saine."

Source: le Quotidien du Peuple en ligne



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