L'appel par SMS et sur Internet à boycotter le géant de la vente de détail Carrefour circulent en Chine en réponse aux interruptions du relais de la flamme olympique à Paris.
Le directeur des relations publiques de Carrefour à Shanghai, Li Jing, a dit que Carrefour avait lancé une enquête sur l'appel, a rapporté mardi le journal Beijing News. Il a révélé que la compagnie n'avait aucun plan de réaction face au boycott à présent.
"Certains Chinois ont exprimé leurs propres opinions et sentiments récemment. Tous ces propos ne sont point accidentels, la partie française doit les considérer et y réfléchir", a noté Jiang Yu, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères lors d'un point de presse.
"Je crois que les gens exprimeront leurs appels raisonnables selon les lois et les réglementations", a ajouté Jiang.
Le 7 avril, le relais de la flamme olympique à Paris a été interrompu quand certains alliés de "l'indépendance du Tibet" se sont rués sur le porteur handicapé de la torche Jin Jing et ont cherché à s'emparer de la torche.
Le moteur de recherche chinois Baidu a enregistré environ 170 000 entrées internet soutenant un boycottage de Carrefour à partir du 1er mai. Des appels similaires ont circulé sur www.qq. com, un site de discussion populaire, ainsi que par SMS.
La chaîne financière et économique du portail populaire Netease. com a mené une enquête sur un boycott des produits français. Parmi les 43 880 interrogés, 95,4% étaient en faveur.
Tout le monde sur Internet n'est pas d'accord avec l'idée d'un boycott. Certains ont indiqué que la plupart des employés de Carrefour en Chine étaient Chinois, qui pourraient être affectés par une chute des ventes. D'autres ont dit qu'un boycott ne pouvait rien faire pour sanctionner les supporteurs de " l'indépendance du Tibet".
Source: xinhua