Huit directeurs de succursales du groupe Carrefour à Beijing sont condamnés à des peines de prison pendant un an ou cinq ans, pour avoir touché des pots de vin.
Sept d'entre eux avaient travaillé aux départements d'acquisition de viande et un, au département d'achat et d'opération.
Le tribunal populaire de l'Arrondissement de Chaoyang a ouvert des audiences au cours desquelles ils ont exposé comment ils avaient accepté des pots de vin de deux commerçants fournisseurs durant la période comprise entre mai 2005 et juillet 2007, pour promouvoir leurs produits.
Liu Yong, chef du département de viande crue et fraîche d'une succursale, a accepté 114 000 yuans (16 000 dollars) de commission de la part de deux fournisseurs d'aliments de Beijing.
Il est condamné à une peine de cinq ans de prison.
Liu Lianjie de la succursale de Maliandao dans l'ouest de Beijing, a dit qu'il avait aidé à mettre des produits de fournisseurs à des places stratégiques pour promouvoir la vente.
Au début il avait refusé d'admettre son délit.
« Donner de l'argent est une règle cachée du secteur », a-t-il dit.
Liu a reçu deux livrets de caisse d'épargne de la part de deux compagnies en tant que commissions mensuelles.
On a découvert que plus de 23 000 yuans (3 286 dollars) avaient été envoyés sur son compte.
Il est condamné à 14 mois d'emprisonnement.
Les six autres, Zhang Wenguo est condamné à deux ans de prison ; Xu Changjiang, à 16 mois d'emprisonnement; Li Jianmin, à 15 mois d'emprisonnement ; Wei Zhengjun, à 14 mois de prison, Ge Yanzhi, à un an de prison ; Xu Zeyan, à un an de prison. Ils ont accepté des pots de vin variant entre 17 000 yuans (environ 2 429 dollars) et 31 000 yuans (environ 4 429 dollars) à travers les livrets de caisse d'épargne.
Le tribunal a dit que ces peines étaient légères, tenant compte qu'«ils avaient reconnu leurs crimes ».
Ces cas de pots de vin ont été dénoncés, à la suite des attaques résolues lancées par Carrefour contre la corruption à l'intérieur de son groupe, a rapporté China Business News antérieurement.
Carrefour basé à Paris autorise ses directeurs locaux à établir des prix, à choisir des fournisseurs, à mener des négociations sur la promotion et à arranger des étalages.
Ce haut degré de flexibilité a encouragé le méfait d'accepter des pots de vin, a rapporté le journal.
La corruption est un des plus grands problèmes pour des compagnies étrangères opérant sur le continent, a estimé le journal.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne