Au cours des 50 dernières années, tous les pays organisateurs des JO, à l'exception d'un seul, ont connu une récession économique. Ce ne sera pourtant pas le cas de la Chine, a indiqué Fan Gang, conseiller du gouvernement chinois, responsable de l'Institut de Recherches de l'Economie Nationale du Fond de Réforme de la Chine. "Je suis personnellement convaincu que l'économie chinoise connaitra un développement rapide et sain après les JO de Beijing", a-t-il déclaré.
Il est vrai que la plupart des pays organisateurs ont connu, après les JO, une baisse des investissements et un ralentissement de leur économie nationale. La banque d'investissement Morgan Stanley a récemment publié un rapport révélant que, depuis 1956, parmi les 11 villes hôtes des JO, seule Atlanta (Etats-Unis, 1996) n'avait pas présenté des signes de ralentissement économique.
Toujours selon ce rapport, la dimension du pays et la proportion de la ville hôte par rapport à l'économie nationale totale constituent deux facteurs affectant le développement économique après les JO. La raison pour laquelle la dimension des pays organisateurs des JO joue un rôle critique est que les villes hôtes des JO connaissent généralement de grandes fluctuations d'investissements. Les proportions de Séoul, de Barcelona et de Sydney sur l'économie nationale de leur pays respectifs sont plus importantes que celles de Beijing et d'Atlanta.
Toutefois, même si Beijing subissait des séquelles de ce genre, son influence négative sur le reste de la Chine serait limitée dans la mesure où cette ville ne représente que 4%-5% de l'économie nationale. De plus, les investissements dans la construction des nouveaux stades et des infrastructures pour les Jeux olympiques ont été faits avec prudence afin d'éviter que trop d'argent ne soit dépensé. Le gouvernement chinois a également pris des mesures préventives pour éviter que les stades restent sans activité après les JO. En effet, plus de 17 millions de personnes pourront en bénéficier.
Source: China.org.cn