Les experts ont proposé un projet de réforme qui rendait les transferts des droits de gestion de la terre plus libres et libérerait les habitants ruraux des droits qui les liaient à leur terre, tout ceci dans la perspective du meeting annuel le plus important du Parti communiste chinois (PCC).
Traditionnellement, les problèmes clés sont discutés et le personnel est remanié aux sessions plénières du Comité Central du PCC, dont la prochaine session commencera aujourd'hui et se tiendra jusqu'à dimanche prochain.
La réforme de la terre est à l'ordre du jour de cette année, et les leaders du Parti sont attendus de revoir l'amendement sur la loi de gestion foncière, c'est ce que mentionnaient les informations précédemment.
Depuis 1978, la Chine a adopté la possession foncière collective pour ses 750 millions d'habitants ruraux, d'après laquelle les villages ou les villes sont en charge de la possession de la terre. Après avoir passé des accords contractuels avec la communauté du village ou la ville, les ménages exploitent la terre, une petite portion en général, pour une période de 30 ans.
Les experts disent que le système avait libéré les habitants du système féodal de la propriété de la terre, mais aujourd'hui il ne correspond plus aux revenus des habitants et aux demandes de la production.
Dang Guoying, le professeur d'études agricoles à l'Académie chinoise des sciences sociales a annoncé mardi dernier que le pays devrait promouvoir une politique de contrat sur la terre permanent et un échange plus libre des droits de gestion de la terre pour assurer un marché de transactions foncières plus stable et libérer les paysans, qui étaient liés à leur terre.
Dans le cadre de la reforme proposée, les paysans peuvent vendre, louer ou hypothéquer leur terre, profiter de ces droits, qu'ils pourraient utiliser pour trouver leur réinsertion dans les villes, a dit Dang.
« Cette mesure va accélérer l'urbanisation du pays en provoquant un exode rural, et les grands entrepreneurs pourront promouvoir l'agriculture moderne dans les zones rurales », c'est ce qu'a annoncé le site www. people.com.cn en citant les propos de Dang.
Cependant, beaucoup de personnes craignent que des transactions foncières irrégulières vont amener à la concentration des terres dans les mains d'un petit nombre de personnes, surtout à l'époque, où le nombre de paysans sans terre est en augmentation.
Ces inquiétudes pourraient être suscitées par le renforcement de la sécurité sociale afin d'assurer un standard basique de vie pour les paysans et par la réforme du contexte judicaire pour garantir l'impartialité dans les transactions foncières.
L'industrialisation et l'urbanisation rapide de la Chine a amené à un développement disproportionné, en créant notamment à un fossé entre les revenus en zone urbaine et zone rurale, affirment les experts.
« Raviver l'économie rurale, c'est la clé pour pouvoir passer à l'étape suivante du développement de la Chine. C'est à la fois un nouvel objectif et un passage vers une nouvelle série de réformes de notre pays », a expliqué à Outlook magazine Chang Xueze, le professeur du Développement national et de la Commission de réformes.
Le mois dernier, Hu Jintao le secrétaire général du Comité Central du PCC a visité le village Xiaogang dans le district de Fengyang – le premier en Chine à adopter le contrat de responsabilité de foyer en 1978. Ce voyage a souligné l'importance que le gouvernement avait placée sur ce problème.
Hu a dit que les relations de contrat resteraient inchangées et stables pour une longue période à venir, et les paysans seraient autorisés à transférer le contrat foncier et les droits de gestion comme ils le souhaitent.
La session plénière de cette semaine, la troisième depuis le remaniement des leaders de l'année dernière, serait particulièrement importante, surtout qu'elle déterminera la direction économique que prendra la Chine dans le futur proche, c'est ce qu'a annoncé Outlook en citant les propos des plusieurs universitaires du Parti.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne