Un journal local avait rapporté que la Chine aurait annulé l'accord concernant l'achat de 150 avions de la compagnie Airbus, ce qui a provoqué une grande agitation parmi les médias nationaux. En réalité, le journal avait mal interprété les informations originales, fournies par une agence de presse des Etats-Unis.
Le tabloïd de Chengdu (province du Sichuan) avait cité dans un article les informations de Bloomberg News qui mentionnaient: "Airbus ne s'attend pas à réaliser son objectif fixé en 2005, à savoir vendre 150 jets à la Chine cette année." Cette information a été la plus lue sur les grands portails internet chinois le 1er mars.
Mais d'après les informations américaines qui datent du 25 février, le constructeur d'avions dont le siège social est en France avait "reporté son projet de signature de la quatrième commande chinoise pour plus de 150 avions depuis 2005".
L'attention particulière qu'avait reçu cet article erroné était un reflet de la sensibilité qui concerne la dégradation des relations sino-françaises selon les analystes, surtout à un moment où la délégation commerciale chinoise a signé un grand nombre d'accords commerciaux pour une valeur totale de 13 milliards de dollars avec l'Allemagne, la Suisse, l'Espagne et le Royaume-Uni. Airbus, qui avait signé 3 contrats de vente pour près de 450 avions avec la Chine depuis 2005, s'est refusé hier à tout commentaire sur ces informations.
Cependant, Laurence Barron, président de la division chinoise du constructeur d'avions a dit à China Daily lundi dernier que l'entreprise s'attend à la baisse des commandes d'avions de moitié cette année par rapport à 2008 en raison du ralentissement économique. Il a refusé de parler des possibles commandes chinoises, précisant seulement que la Chine n'avait "pas échappé à" la crise financière mondiale.
Les entreprises du monde entier ont été durement touchées par la récente diminution du trafic, tandis que l'Administration de l'aviation civile de Chine a déclaré en décembre que les compagnies aériennes chinoises devront passer par des procédures "plus strictes" concernant l'achat ou la location d'avions en 2009.
L'administration a également encouragé les compagnies aériennes à annuler ou de différer la livraison d'avions cette année pour maintenir un équilibre entre l'offre et la demande. La compagnie China Eastern Airlines, l'un des trois plus grands transporteurs nationaux, a déclaré jeudi dernier qu'elle allait annuler les commandes d'Airbus et de Boeing.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne