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Mise à jour 06.03.2009 15h13
La chasse au travail des travailleurs migrants dans le Guangdong

Zhang Xiongshen est assis, les yeux dans le vague, au milieu de la foire aux emplois de Dongguan, un centre industriel de la province du Guangdong. Cela fait deux jours qu'il cherche un emploi d'ouvrier d'usine et il n'en a toujours pas trouvé.

Il vient de poser sa candidature dans une usine de quincaillerie mais il ne compte pas trop dessus, "Pour l'entretien qui aura lieu cet après-midi, il y aura 50 ou 60 autres candidats".

Zhang est l'exemple même des travailleurs migrants qui supportent de plein fouet l'impact de la crise financière mondiale et voient les offres d'emploi se raréfier et les salaires fondre.

Le mois dernier, le gouvernement a estimé qu'environ 20 millions de travailleurs migrants, soit 15% de cette catégorie de population, avaient perdu leur emploi.

Et pourtant, du travail, il y en a, mais les salaires ont plongé. Avant la crise, Zhang gagnait presque 3 000 yuans (428 dollars) par mois, mais aujourd'hui il est difficile de trouver un travail à 1 500 yuans.

"j'ai baissé mes prétentions de 1500 à 1200, puis de 1200 à 1000, mais je sais que 800 yuans est le minimum pour survivre dans cette ville... cette année ce sera très difficile de gagner de l'argent" , soupire-t-il.

La province du Guangdong a toujours attiré les travailleurs migrants car elle a toujours été un centre d'activité important pour les industries de main d'oeuvre, mais les emplois ont disparu au même rythme que les commandes de l'étranger. En janvier, les exportations avaient fléchi de 17,5% en un an.

Tan Fanghua, 26 ans, était venu du Hunan pour trouver du travail à Guangzhou. En vain. Maintenant il veut rentrer chez lui et élever du bétail. "On ne peut jamais être riche si on reste un travailleur migrant. Il faut créer sa propre affaire", dit-il "J'ai travaillé pour économiser de l'argent et commencer ma propre affaire, je vais commencer mon élevage cette année".

C'est le genre d'attitude que soutient le Premier ministre, M. Wen Jiabao. Le 28 février, lors d'un forum internet, il a promis aux travailleurs migrants des formations et des mesures fiscales préférentielles.

La province du Henan a décidé d'allouer 1,5 milliard de yuans à des micro-crédits destinés à lancer de petites activités. D'autres provinces telles que le Sichuan ou l'Anhui, qui sont des berceaux traditionnels de population migrante, ont pris des mesures comparables.

Li Jiankang, 43 ans, vient du Hunan. Cela fait huit ans qu'il distribue des bouteilles d'eau pour 1 800 yuans par mois. "Ce travail est de plus en plus difficile pour moi, je me fais vieux, je ne sais rien faire de particulier, tout ce que je peux faire, c'est un travail physique ou des petits boulots mal payés". Il n'envisage pas de continuer à travailler longtemps en ville.Je pense commencer un business dans le village d'où je viens avec l'argent que j'ai économisé comme travailleur migrant.... Personne n'aime vivre en ville en abandonnant derrière lui sa femme et ses enfants", dit-il.

Il n'a cependant aucune idée du genre d'affaire qu'il pourrait ouvrir. "Juste un business pour gagner de l'argent, peut-être devenir grossiste de produits de première nécessité".

Avant d'ouvrir leur propre affaire, la plupart des jeunes migrants veulent d'abord acquérir un peu d'expérience. C'est le cas de Gao Liping qui vient du Jiangxi. Elle a 20 ans et elle a été diplômée l'an dernier d'un lycée professionnel. "Je me moque que le salaire de départ soit bas, si c'est un métier dans lequel j'apprends quelque chose. Je suis jeune et je ne suis pas trop inquiète", dit-elle.

Les employeurs sont parfois tâtillons. "D'habitude nous n'embauchons pas de personnel trop jeune. Ils sont trop sujets à changer de travail après un mois. Nous préférons employer des gens mariés. Ils sont plus stables." déclare Feng Chunming, le patron de Ruifeng Wood (Shenzhen) Company.

Dans la foire aux emplois de Dongguan, Zhang sait qu'il doit trouver un travail. Sa femme ne travaille pas et elle vient d'avoir eu un bébé. Il prendra même un travail mal payé. "Je dois d'abord penser à avoir de quoi manger" dit-il. "Un homme doit se lever le matin avec un peu d'espoir... on peut supporter trois ou quatre échecs, mais si la frustration dure trop longtemps, on n'a plus de courage...".

Source: xinhua



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