Au cours des 50 années écoulées depuis la réforme démocratique au Tibet, et surtout après la réforme et l'ouverture sur l'extérieur, il s'est produit, dans la région autonome du Tibet, de grands et extraordinaires changements dus aux investissements croissants de l'Etat au Tibet. Il y est apparu un grands nombre d'ouvrages de construction, « battant tous les records chinois », qui profitent au haut-plateau de même qu'à toute la population tibétaine et améliorent sensiblement la vie et l'environnement de développement de la population multiethnique locale vivant dans les hautes montagnes neigeuses et dans les régions frontalières écartées.
Dans les années 50 du siècle dernier, une forte armée de construction de route, forte de plus de cent onze mille éléments appartenant à une vingtaine d'ethnies, a travaillé durement et d'arrache-pied pour construire une route de plus de 4.000 kilomètres le long des montagnes escarpées dont la hauteur moyenne dépasse 4.000 mètres d'altitude. Ayant comme centre la ville de Lhassa, le Tibet est couvert aujourd'hui de plus de 48.600 kilomètres de réseaux routiers qui rayonnent dans toutes les directions et qui conduisent dans tous les coins de la région. On peut dire que le Tibet est actuellement une région bien desservie dotée d'un réseau routier régional reliant toutes les villes, toutes les préfectures, tous les districts et même tous les cantons de l'ensemble de la région autonome. De plus, ce réseau est relié à l'est aux provinces du Sichuan et du Yunnan, à l'ouest à la Région autonome ouïgoure du Xinjiang, au nord à la Province du Qinghai et au sud à l'Inde et au Népal.
Après la réforme démocratique, il est apparu de nombreux « records chinois » dans les secteurs tibétains de l'énergie et de la communication. La centrale hydro-électrique du Lac Yangzhuoyong, qui sert en même temps au pompage de l'eau et à l'accumulation d'énergie, était alors le plus grand projet d'exploitation hydraulique de toute l'histoire du Tibet. L'Etat a investi près de 2 milliards de yuans pour la construction de cette centrale d'une capacité installée globale de 90.000 kilowatts et dont la hauteur d'eau est la plus élevée parmi toutes les centrales hydroélectriques de son genre du pays. A l'heure actuelle au Tibet, environ 2,1 millions d'habitants, soit 73% de la population globale, bénéficient de l'utilisation de l'électricité.
Le Tibet a été longtemps considéré dans le passé comme un « endroit inaccessible » pour le transport aérien. En 1965, la Chine a réussi à ouvrir une voie aérienne en surmontant de grandes difficultés. Des aéroports ont été ont été construits et ils ont fait sans cesse par la suite l'objet de réaménagement et d'agrandissement. On peut les considérer comme des aéroports modernes réalisés à des altitudes les plus élevées du monde.
Après la réforme et l'ouverture, on a commencé pour la première fois dans le monde à utiliser l'énergie géothermique dans la partie nord du Tibet et à procéder à la production d'électricité à des fins commerciales en exploitant les ressources énergétiques superficielles. La centrale électrique de Yangbajing, la plus grande base du pays pour les essais d'exploitation de l'énergie géothermique, a été construite ainsi et son capacité installée totale atteint 25.000 KW. Dans la partie sud de la Région autonome, on a construit à Luobusa la plus grande et plus importante base de production de la chromite du pays dont la capacité de production annuelle s'élève à 200.000 tonnes. Dans la partie est de la Région autonome, il a été réalisé à une altitude la plus élevée la mine houillère de Machala qui met fin au passé sans charbon du Tibet en recelant une capacité annuelle de production de 30.000 tonnes d'anthracite de bonne qualité.
Ces dernières années, l'application de la politique stratégique d'exploitation des régions de l'ouest du pays ainsi que l'intensification de soutien et d'aide au Tibet par tout le pays ont permis l'apparition dans la région autonome d'un plus grand nombre de « meilleurs records chinois ». Le chemin de fer Qinghai-Tibet, construit et mis en service officiellement en juillet 2006, est la voie ferrée qui se trouve à une altitude la plus élevée du monde (plus de 4.000 mètres) et la plus longue (960 km) des hauts-plateaux. Le point culminant de son passage au col Tanggula est à une altitude de 5.072 mètres. Quant à la mine de cuivre de Yulong, ses réserves vérifiées de ce métal sont estimées à plus de 6,5 millions de tonnes, alors que la prospection à long terme de ses réserves prévoit que celles-ci pourrait dépasser 10 millions de tonnes. Cette mine de cuivre est la plus grande de son genre au pays quant à son type composé de porphyre et de skarn.
Suite à l'amplification de l'ampleur de l'édification économique et de l'amélioration du niveau technologique, un grand nombre de « meilleurs records chinois » sont continuellement battus ou renouveler. Au milieu des années 80 du 20ème siècle, la plus grande centrale à énergie solaire du pays a été réalisée dans le district Geji de la Préfecture d'Ali. IL a été par la suite construit dans la « zone inhabitée » de Naqu la centrale à énergie solaire de Shuanghu dont la capacité installée est plus élevée. Toutefois, la réalisation de la centrale Guangfu, dans le canton Zhegu, du district Cuomei, de la Préfecture de Shannan, dont la capacité installée est de 130 KW a battu une fois de plus ce « meilleur record chinois ». A l'heure actuelle au Tibet la capacité installée de l'ensemble des diverses installations photoélectriques à énergie solaire est près d'atteindre 9.000 KW, ce qui fait que le Tibet est à la tête du pays quant à la capacité installée globale des installations de production d'électricité par énergie solaire. La réserve naturelle du Mont Chomolungma a été à un certain temps la plus grande et importante de son genre mise sur pied à une altitude tellement élevée. Ces dernières années, la réserve naturelle Qiangtang, au Tibet, est devenue la réserve naturelle nationale qui se trouve à une altitude la plus élevée du monde. Couvrant une superficie totale de 240.000 km², elle est à une altitude moyenne de plus de 5.000 mètres. Après sept années d'efforts déployés en vue d'intensifier la protection des animaux sauvages, le nombre de la faune précieuse et rare protégée dans ladite réserve augmente sans cesse et dans de fortes proportions : le nombre des antilopes tibétaines est en hausse chaque année de 7,6%, quant à celui des ânes sauvages tibétains, il a doublé et continue à s'accroître, Pour ce qui est des yacks sauvages, de plusieurs milliers il y a quelques années, leur nombre a dépassé dix mille à l'heure actuelle.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne