Les coûts élevés, le déséquilibre entre les régions rurales et urbaines et le manque de professionnels qualifiés font obstacle au développement du Tibet, indique un rapport publié lundi par le Centre de recherche de Tibétologie de Chine, basé à Beijing.
En raison d'une situation géographique lointaine et désolée, les prix moyens au Tibet sont supérieurs de 50% à la moyenne nationale et le coût du développement économique est 70% plus élevé, dit le rapport.
Bien que l'écart ait été réduit entre les populations rurales et urbaines pendant les dernières décennies, le problème demeure plus grave au Tibet que dans le reste de la Chine. Le ratio des revenus urbains-ruraux était de 4:1 en 2007 au Tibet, contre la moyenne nationale de 3,3:1.
Dans les régions dominées par la culture et l'élevage, il est particulièrement difficile de transférer l'excédent de main-d'oeuvre rurale vers d'autres industries.
Selon le rapport, en 2008, les Tibétains avaient reçu en moyenne 6,3 ans d'éducation, contre la moyenne nationale de 8,5 ans. Au Tibet, sur 10 000 personnes, 94 et 67 personnes ont reçu respectivement une éducation supérieure et secondaire, contre la moyenne nationale respective de 192 et 198.
Mais le rapport prévoit un plus grand développement économique et social au Tibet soutenu par le soutien fiscal du gouvernement central de Chine, les investissements et la demande de consommation locale.
Selon un plan quinquennal de la région autonome du Tibet, le gouvernement central investirait environ 80 milliards de yuans dans la région en 2009 et 2010, dit-il.
Source: xinhua