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Français>>EconomieMise à jour 27.09.2009 15h28
Les exportations chinoises bloquées de toutes parts par 55 pays qui désirent protéger leurs emplois

En tant que champion des exportations, la Chine fait l'objet actuellement d'un blocage de 55 pays quant à son commerce d'exportation et la situation tend à s'aggraver et à s'intensifier. « Nous sommes confrontés à une 'tension commerciale fiévreuse bénigne' et la température commence à s'élever. », a déclaré récemment le Président de la Banque mondiale Robert Zoellick en répondant aux questions du quotidien économique britannique « Financial Times ».

La voix de Robert Zoellick ne s'est pas encore éteinte que déjà les propos du Président américain Barack Obama semble accélérer le processus de la 'fièvre bénigne' qui devient une ‘forte fièvre'.

Le 19 septembre, lors d'une interview accordée à CNN, le Président Obama a déclaré : « Nous ne devons en aucuns cas faire un retour en arrière à l'époque où certains pays, notamment la Chine et l'Allemagne, font tout leur possible pour nous vendre leurs produits, tandis que nous nous n'avons rien à exporter vers eux et au contraire il se produit chez nous une grande quantité de dettes de crédit bancaire ou bien de prêts de droits et intérêts immobiliers. »

Ces propos du Président étasunien laissent entendre qu'à la veille du Sommet du G20 à Pittsburgh, aux Etats-Unis, ces derniers s'intéressent surtout au sujet « la Chine doit diminuer ses exportations ». Cette position américaine est un nouveau désastre ajouté à la Chine dont la situation des exportations s'envenime de jour en jour en raison des conflits commerciaux qui éclatent de toutes parts.

55 pays bloquent de toutes parts les exportations chinoises.

Quelque soit la raison politique qui incite le Président Obama à déclencher une querelle commerciale en relevant les droits de douanes sur les importations de pneus chinois, ce qui est certain c'est que son approbation a créé ‘un précédent mauvais et dangereux' aux conflits commerciaux sino-américains. Dès après l'annonce du résultat de cette affaire, certains spécialistes ont exprimé leurs inquiétudes en indiquant que la Chine sera confronté désormais à de plus en plus de mesures de protectionnisme commerciale et leurs inquiétudes sont en train de devenir une réalité.

Le 17 septembre, la plus grande et importante société sidérurgique américaine United States Steel Corporation a présenté au Département américain du Commerce une requête dans laquelle il est demandé d'imposer aux produits en tube d'acier importés de la Chine une taxe douanière antidumping au maximum de 60% et une taxe douanière anti-subvention au maximum de 30%. Ces tubes d'acier importés sont utilisés principalement dans les secteurs de l'industrie chimique, de la pétrochimie, de la raffinerie et dans les opérations concernées. Auparavant le 9 septembre, le Département étasunien du Commerce vient tout juste d'annoncer l'imposition de la taxe anti-subvention provisoire à l'encontre des tubes d'acier importés de la Chine et utilisés dans le secteur du pétrole et le taux d'impôt est situé entre 10,90% et 30,69%.

Influencé par le cas des droits de douane supplémentaires sur les pneus importés de Chine, le secteur américain du textile et les principaux syndicats concernés sont en train de communiquer et de discuter des possibilités de formuler une demande d'enquête de protection 421 à l'encontre des habits et des vêtements importés de la Chine.

Ce qui nous inquiète beaucoup, c'est que les effets néfastes des mesures américaines pour restreindre les importations de pneus chinois ne sont pas limités aux Etats-Unis et commencent à se répandre dans d'autres pays. Au moment où la Chine et les Etats-Unis se querellent au sujet de cette affaire, déjà l'Inde a lancé une enquête protectionniste contre les pneus importés de Chine, tandis que le Brésil a décidé l'application de nouvelles mesures de perception d'impôts supplémentaires à l'égard des pneus chinois. Puis, l'Argentine a annoncé de son côté qu'elle prend exemple sur le Brésil pour mener une enquête antidumping à l'encontre des pneus d'automobile importés de la Chine et qu'il n'est pas exclu, au moment opportun, de faire comme son voisin en percevant la taxe antidumping contre les pneus de voitures de fabrication chinoise. D'autre part, les officiels des deux pays ont parvenu à une identité de vues : mener en commun une enquête antidumping à l'égard de tous les produits importés de Chine. Par exemple, l'Argentine prescrit un prix minimum de référence à l'encontre des chaussures en provenance de la Chine, alors que le Brésil s'apprête à faire la même chose.

Les données établies récemment par l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) montrent qu'au cours des six premiers mois de cette année, le volume des exportations chinoises a atteint 521,7 milliards de dollars US et que la Chine est à la tête du monde dans ce domaine. Un autre chiffre révélé par les médias chinois fait que les gens en ont le souffle coupé : Il y a déjà cinquante cinq pays du monde qui ont décidé de prendre des mesures de protectionnisme pour restreindre les importations de produits chinois, portant atteinte gravement et sérieusement aux exportations chinoises.

La principale raison c'est la protection des emplois.

« En réalité, le déchaînement du protectionnisme commercial n'a pas un rapport direct avec la décision des Etats-Unis d'augmenter les taxes sur les importations de pneus chinois. », a déclaré Zhang Yansheng, Directeur de l'Institut de l'économie extérieure de la Commission d'Etat pour le Développement et la Réforme, à ‘International Herald Tribune' et il a ajouté qu'en temps de marasme et de régression économique, nombreux sont les pays qui comptent sur le protectionnisme commercial pour protéger leurs propres intérêts, alors que la position américaine face aux importations de pneus chinois renforce la résolution de ces pays de tout faire pour se protéger même au moyen du protectionnisme commercial.

2008 et 2009 sont les deux années où l'enquête de secours commercial menée par l'Inde à l'égard de la Chine atteint son point culminant. Non seulement le nombre des enquêtes antidumping a battu tous les records et le montant des cas enquêtés a multiplié par vingt par rapport à l'année précédente, il a été en plus employé des mesures anti-subvention et d'autres mesures de secours commercial, dont la mesure du protectionnisme commercial qui a été réutilisée.

Quant à l'Argentine qui a reconnu officiellement en 2004 le statut de pays de l'économie du marché de la Chine, elle a augmenté sensiblement au cours de l'année écoulée le nombre des enquêtes antidumping à l'encontre des produits chinois et au cours de ces enquêtes, elle ne reconnaît plus le statut de pays de l'économie du marché de la Chine. En calculant le degré du dumping des produits chinois, il a été appliqué les normes des prix des autres pays en accroissant intentionnellement dans de fortes proportions le degré dumping des produits chinois, ce afin de pouvoir percevoir à l'encontre de ces produits des droits de douane à caractère punitif.

Les mesures de protectionnisme commercial prises par un grand nombre de pays à l'encontre des produits chinois ont en réalité un même but qui est de protéger les emplois des pays respectifs. Aux Etats-Unis, l'affaire des pneus importés de la Chine a été soulevée par les syndicats et en donnant son approbation, l'une des importantes raisons avancées par le Président Obama c'est justement de protéger les emplois de la population américaine.

Quant à l'Inde, ses industries, dont le développement est en retard et avance lentement, il est difficile pour elle de résister aux produits chinois. En général, les prix des produits chinois sont inférieurs de 10% à 70% par rapports aux mêmes produits de fabrication indienne. Un grand nombre d'hommes d'affaires et de commerçants indiens se rendent en Chine à Yiwu, à Quanzhou et à Guangzhou où ils s'adonnent spécialement à l'importation en Inde des produits chinois de bon marché. La partie indienne estime que cette situation est intolérable pour ses propres industries qui en souffrent beaucoup et constitue une grande menace pour sa création d'empois.

Pour pouvoir protéger ses propres emplois, l'Inde a même appliqué le ‘protectionnisme' à l'égard des ouvriers chinois et à partir de juillet dernier, elle a commencé à restreindre de façon générale la délivrance de visa d'affaires commerciales aux Chinois et le temps de séjour en Inde qui était auparavant de trois à six mois a été réduit à un à deux mois. En plus, il a été exigé à tous les Chinois qui participent à des travaux en Inde de retourner en Chine avant le 30 septembre et de redemander le visa de travail. On apprend que la demande de visa de travail en Inde nécessite un temps prolongé, alors que le taux de refus est relativement élevé, c'est pourquoi cette nouvelle disposition a pour but réel et direct de restreindre le nombre du personnel des sociétés chinoises installées en Inde.

La source du mal réside dans la structure industrielle.

Zhang Yansheng a indiqué que la cause fondamentale des malheurs de la Chine qui est souvent frappée par le protectionnisme commercial est due principalement à ses produits d'exportations, dont la plupart appartient à l'industrie à haute intensité de travail, lesquels sont dans notre monde des produits excédentaires.

Toutefois, pour pouvoir diminuer les conflits commerciaux en s'appuyant sur la montée en génération des produits, cela exige évidemment un temps relativement long. A cet effet, les spécialistes concernés proposent que dans la situation actuelle où il est impossible de changer rapidement notre structure commerciale, il sera important pour les entreprises chinoises de se défendre activement en justice pour faire face à la barrière commerciale.

L'Ambassade de Chine en Inde a procédé à une analyse commerciale et a indiqué que le taux de défense aux accusations des entreprises chinoises est toujours assez bas. Par exemple, parmi les quatorze cas en Inde dont la sentence définitive a été prononcée en 2008, les entreprises chinoises se sont dressées pour se défendre dans seulement huit cas, tandis qu'en 2007, c'était seulement six cas contre onze de jugés.

Atiyah, professeur au Département du Commerce international de l'Université de Delhi, a indiqué que l'OMC prescrit à l'encontre de l'utilisation des mesures antidumping des stipulations relativement souples et que certaines mesures antidumping prises par l'Inde sont basées sur les données qu'elle a établies elle-même, alors que le critère de détermination du dumping est établi en tenant compte du coût indien, ce qui est en même temps irrationnel et inéquitable. C'est pourquoi il est important pour les entreprises chinoises de renforcer sa défense contre les enquêtes antidumping en fournissant à la justice les données du coût chinois.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
Ceci explique l"hypocrisie générale contre la chine qui ne doit pas se laisser faire:...
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