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Français>>EconomieMise à jour 04.11.2009 11h19
Enorme contrat en Irak pour la CNPC et BP

La China National Petroleum Corporation (CNPC) chinoise et la BP britannique ont signé mardi 3 novembre le premier contrat pétrolier majeur depuis l'invasion américaine de 2003, arrachant un contrat de développement pour le champ pétrolifère de Rumaila, un des plus vastes du monde.

Ce contrat d'une durée de 20 ans portant sur le champ pétrolifère du sud est le premier parmi les contrats que l'Irak compte signer dans les semaines à venir dans sa tentative pour remonter de la 11e place à la 3e place des pays producteurs de pétrole.

Ces contrats ne sont cependant pas sans risques ; rien ne garantit que le prochain gouvernement qui sortira des urnes en janvier prochain les honorera, sans compter le fait que l'Irak est toujours secoué par une vague de violences politiques et d'attaques à la bombe de la part des insurgés islamistes sunnites, tels qu'Al Qaida.

Alors que l'Irak émerge à peine du carnage interethnique consécutif à l'invasion de 2003, les capitaux et l'expertise étrangers sont vitaux pour faire repartir le secteur pétrolier et lever les milliards nécessaires à la reconstruction.

Le pays détient les troisièmes plus grandes réserves mondiales de pétrole brut mais n'a pas réussi à faire décoller sa production de manière significative après des décennies d'années de guerre, de sanctions et de sous-investissement.

"Avec ces contrats, l'Irak entre dans une phase nouvelle. Dans le passé, le pétrole irakien a surtout servi à financer la guerre, à tuer des Irakiens et à attaquer des pays voisins", a dit le Ministre du pétrole Hussain al-Shahristani. Une fortune a été gaspillée et le pétrole irakien n'a rien apporté de bon à la vie des Irakiens ... cette manne servira désormais à financer la reconstruction du pays et à améliorer la vie des Irakiens".

Rumaila, dont les réserves en brut sont estimées à 17 milliards de barils, est en quelque sorte le cheval de trait de l'industrie pétrolière irakienne, produisant près de la moitié du rendement total irakien de 2,5 millions de barils par jour. Les réserves de ce seul champ pétrolifère sont plus importantes que toutes celles de l'Algérie.

La CNPC et son partenaire britannique espèrent augmenter le rendement de Rumaila à 2,85 millions de barils par jour.

Les experts en pétrole irakiens disent cependant qu'ils ne s'attendaient pas à voir la CNPC et BP à injecter des milliards à Rumaila dans l'immédiat, en partie du fait des incertitudes pesant sur le résultat des élections parlementaires de janvier prochain.

Le contrat ne leur permet qu'un démarrage lent – elles doivent dépenser 300 millions de dollars durant les 33 premiers mois, puis faire grimper la production de 10% au départ.

Cette hausse de la production peut être réalisée assez facilement en réparant les infrastructures existantes et avec un minimum d'efforts, dit Mahmoud al-Jubourin expert pétrolier à la Iraq's South Oil Company, qui avait exploité Rumaila.

"Elles essaieront de réduire les dépenses, dans la crainte de possibles mauvaises surprises dans le futur", a-t-il ajouté.

Rumaila était le seul parmi les six champs pétrolifères et deux gisements de gaz naturel mis sur la table à avoir fait l'objet d'une enchère conclue avec succès lors de la première adjudication de contrats de développement à la fin du mois de juin.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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