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Français>>EconomieMise à jour 04.12.2009 17h15
Les bonnes prévisions économiques doivent inciter le gouvernement chinois à la prudence

Les économistes sont tombés d'accord pour dire que l'économie chinoise devrait cette année connaître une croissance un peu moins rapide que l'année dernière, mais certains avertissent qu'un optimisme excessif du gouvernement à propos de la croissance du PIB pourrait déstabiliser une structure économique déjà quelque peu bancale.

L'économie chinoise croîtra de 8,8% l'année prochaine, tirant ainsi le monde hors de la récession, d'après une avant-première des prévisions économiques annuelles des Nations Unies, qui annonce que l'économie mondiale connaîtra une croissance de 2,4% par rapport au recul de 2,2% enregistré cette année.

La croissance chinoise estimée pour 2010 est plus forte que celle prédite par les Nations-Unies au mois de juin de cette année ; pour autant c'est toujours inférieur aux niveaux de croissance à deux chiffres enregistrés avant la crise. La Chine devrait connaître la plus forte croissance dans le monde en 2010 du fait des investissements privés et publics ; l'économie américaine, toujours la plus importante du monde, devrait distancer le Japon, le Royaume-Uni et les pays de la Zone Euro, dit le rapport des Nations-Unies.

Le Centre d'information d'Etat, un groupe de réflexion gouvernemental de haut niveau, a publié ses propres prévisions jeudi, disant que la Chine devrait connaître une croissance de 8,5%, avec un déficit fiscal maintenu à environ 3% de son PIB et une croissance des nouveaux prêts devant excéder les 8 milliards de yuans.

Mais il a aussi prévenu que si « L'inflation n'est pas un problème à court terme, le gouvernement ne doit pas pour autant accentuer ses politiques monétaires et fiscales progressives actuelles».

Le Samsung Economic Research Institute s'attend lui à une croissance chinoise plus forte, d'environ 9,8% d'une année sur l'autre.

Les chiffres dont doute tout de même Liu Junhe, chercheur en chef de cet institut.

« La politique de forts investissements conduite par le gouvernement chinois va probablement créer une capacité excessive et de mauvais prêts, comme nous l'avions vu dans les années 1990 », dit-il.

De plus, ajoute-t-il, cela va contribuer à rétrécir le secteur privé des affaires, la majorité des prêts bancaires allant aux sociétés appartenant à l'Etat, ce qui va en priver les concurrents privés dans les secteurs comme l'acier, les compagnies aériennes, les mines de charbon, et le marché immobilier.

La croissance de la consommation intérieure présentée par le gouvernement comme une solution à long terme, ne devrait pas dépasser le total de cette année, dit-il.

« Les derniers règlements publiés qui amènent à un accroissement des charges pour les particuliers ont quelque peu atténué les efforts du gouvernement pour promouvoir la consommation », ajoute-t-il.

Le Ministère des Finances a ainsi récemment publié une note disant que les avantages en nature accordés aux employés en terme de logement, transport, communications, et nourriture doivent être comptés comme faisant partie du salaire, et pas comme des allocations, et qu'en tant que tels, ils doivent être taxés.

M. Liu dit aussi que le prix de nombreux produits de base comme l'eau, le gaz et la nourriture, augmente et que cela va ralentir la consommation.

En ce sens, deux très importantes sociétés chinoises de production d'huile, COFCO Group et Yihai Kerry Group, se seraient-elles apparemment entendues pour une augmentation des prix à l'échelle nationale, certains de leurs produits ayant vu leurs prix grimper de 10%.

Les Nations Unies attribuent la reprise économique aux vastes mesures de relance à l'échelle mondiale depuis 2008. elles ont recommandé la poursuite de ces mesures de relance, au moins jusqu'à ce que les signaux d'une reprise plus solide due à une hausse de la consommation, plus d'investissements privés et des taux de chômage en baisse dans le monde soient plus clairs.

Le secrétaire général adjoint Jomo Sundaram a dit lui que les Nations-Unies pensent que les gouvernements devraient ne pas trop se préoccuper de la croissance de leur déficit fiscal et d'une possible inflation mais plutôt poursuivre les efforts de relance jusqu'à ce que la croissance économique reparte.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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