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Français>>EconomieMise à jour 21.12.2009 16h10
La Chine honore ses « promesses économiques » de l'année 2009

Il est certain que la Chine respectera et honorera ses « promesses économiques » de cette année : croissance de huit pour cent de son PIB (Produit intérieur brut) et création d'emplois pour onze millions de sans-emplois. Lorsque ces objectifs ont été avancés en début de cette année, nombreux étaient les gens qui se montraient sceptiques ou qui les renvoyaient aux calendes grecques.

Ces succès brillants et remarquables sont en fait soutenus et accompagnés de deux chiffres records sans précédent : quatre milles milliards de yuans d'investissements et près de dix milles milliards de prêts bancaires.

Parmi la troïka qui entraîne la croissance économique du pays, à savoir l'investissement, la consommation et l'exportation, le premier a déjà dépassé de loin les deux autres. L'économie chinoise, décrite par les médias officiels chinois comme « avançant fièrement la tête haute », dépend de plus en plus de l'investissement.

D'après les calculs effectués par le Bureau des Statistiques d'Etat, dans le rythme de croissance de 7,7 points du PIB au cours des trois premiers trimestres de cette année, le taux de contribution de l'investissement a été de 7,3 points, celui de la consommation intérieure a été de 4 points, tandis que celui de l'exportation, de croissance négative, a été de -3,6 points.

De 6,1%, à 7,9% et enfin à 8,9%, sous la stimulation de l'investissement et des prêts bancaires, le rythme de croissance du PIB durant les trois premiers trimestres a augmenté peu à peu.

En même temps, cent cinquante millions de nongmingong (travailleurs migrants d'origine paysanne), qui ont quitté leurs familles pour aller travailler dans les villes, ont pu garder leurs emplois, alors qu'ils les perdront et deviendront des chômeurs sans les investissements de grande envergure. A la période correspondante de l'année dernière, près de vingt millions de nonmingong, qui se sont trouvés involontairement privés d'emploi, ont été obligés de rentrer dans leur région natal. A l'heure actuelle dans les régions littorales de l'est du pays, les patrons d'une partie d'entreprises se font du souci en raison de la pénurie de la main-d'œuvre, car les ouvriers qualifiés leur manquent beaucoup.

Tout en empêchant la régression économique et en créant des emplois, les investissements qui s'accroissent impétueusement et les prêts bancaires à quantité faramineuse occasionneront combien de gaspillage, de prêts douteux ainsi que de risque d'inflation ? On n'a pas pu établir jusqu'ici une juste évaluation de cette situation.

Quant à l'aggravation possible du déséquilibre structurel de l'économie, on l'observe de près pour essayer d'obtenir une conclusion juste et précise. Mais on s'inquiète de plus en plus pour ce qui est de la capacité de production excédentaire, tandis que pour les prêts douteux, il faut peut-être encore deux à trois ans pour qu'on puisse s'en apercevoir et alors ce sera un peu tard. Mais, des appels d'avertissement à redoubler de vigilance envers la bulle des prix des biens capitaux se font déjà entendre et deviennent de plus en plus forts.

Un responsable du Ministère de l'Industrie et de l'Informatisation a indiqué que pour ce qui est des secteurs de l'acier et du ciment, la capacité de production augmente plus vite que la demande, ce qui montre en toute évidence le problème de la capacité productive excédentaire en Chine ; un membre du Comité de la politique monétaire de la Banque du Peuple de Chine, banque centrale chinoise, il a donné plusieurs fois de suite des avertissements sérieux quant aux prix immobiliers excessivement élevés dans plusieurs grandes métropoles de la Chine, dont Beijing et Shanghai, et au risque imminent de la bulle des prix des biens capitaux.

Tout comme dans le passé où l'économie chinoise dépendait trop longtemps de l'exportation, où la crise financière a fait gravement chuter l'économie et où les emplois ont été sérieusement atteints, la dépendance excessive de l'investissement et du prêt peut également accroître le risque du fonctionnement économique.

Pour ce qui est de ce problème, Yao Jingyuan, économiste en chef du Bureau des Statistiques d'Etat, a exprimé ouvertement ses inquiétudes en soulignent que la croissance économique dépendant trop longtemps de l'investissement peut apporter inévitablement remous et fluctuations à l'économie et même l'ascension et la chute brusques. Il souhaite ardemment que la consommation intérieure puisse remplacer l'investissement en devenant la principale force motrice qui pousse en avant la croissance économique.

Lorsque que les responsables des secteurs économiques commencent à prendre conscience de la dépendance excessive de l'investissement, la conférence centrale sur l'économie, tenue en début de ce mois, a souligné que pour l'année prochaine, il faut « maintenir une augmentation modérée de l'investissement, que celui-ci doit être utilisé principalement pour l'achèvement des projets en cours et qu'il faut contrôler rigoureusement la réalisation de nouveaux projets ».

Pour ce qui est de la capacité de production excédentaire, la conférence a évoqué le problème avec des termes plus durs encore : « Il faut contrôler et surveiller plus strictement les nouveaux projets dans les secteurs où il s'avère que la capacité de production est excédentaire. ». Et il faut en même temps maîtriser efficacement le rythme de croissance des prêts.

Selon des spécialistes du milieu, l'ampleur des prêts diminuera l'année prochaine, de 9.600 milliards de yuans cette année à 7.500 milliards de yuans pour l'année prochaine. A l'heure actuelle, China Banking Regulatory Commission (CBRC) fait des efforts en vue de presser les banques commerciales du pays à remplir leurs fonds de capital respectifs.

Mais au moment où la Chine se prépare à établir l'idée dominante de sa politique économique de l'année prochaine, le taux de chômage à deux chiffres aux Etats-Unis a fait que la consommation à l'occasion du Noël est la plus basse et la plus faible de ces cinq dernières années, ce qui a produit l'effet d'une douche froide sur l'exportation chinoise. Les exportations chinoises vers l'Union européenne et vers les Etats-Unis ont baissé de 14% à 21% au cours des onze premiers mois de cette année.

Selon les prévisions du Ministère chinois du Commerce, les marchés d'exportation vers l'Europe et les Etats-Unis continueront à être flous et équivoques l'année prochaine et il se peut que ce soit en 2011 que le volume global du commerce extérieur de la Chine rattraperait le niveau de 2008.

Mais jusqu'ici, le gouvernement chinois espère toujours pouvoir maintenir le développement rapide de l'économie du pays. A l'issue de la Conférence centrale sur le travail économique, les médias officiels ont cité les six principales tâches du travail économique et la première de ces tâches c'est de maintenir le développement stable, équilibré et relativement rapide de l'économie.

Face à la demande extérieure incontrôlable, dans le cas où la consommation intérieure ne peut toujours pas devenir le 'pilier principal' qui entraîne la croissance économique, il se peut alors qu'il reste pour la Chine la seule voie de l'investissement.

L'année prochaine, dans la structure de la croissance économique chinoise, il se peut que l'investissement continue à briller et à occuper une place importante.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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