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Français>>EconomieMise à jour 30.03.2010 10h03
Affaire Plysorol : Les investisseurs chinois doivent faire preuve d'une grande prudence


L'usine Plysorol de fabrication de contreplaqué, qui a fait l'objet d'une fusion-acquisition par une entreprise chinoise, a suspendu dernièrement toute activité de production. L'entreprise chinoise, qui a acquis l'usine pour une somme de quatre millions d'euros, a par la suite investi plus de quinze millions d'euros pour procéder à la refonte technique et au renouvellement des équipements, alors qu'on apprend qu'elle a investi de plus grandes sommes encore au Gabon qui est le pays de son exploitation de bois brut. L'usine en question se trouve depuis le 10 février dernier dans l'état de semi-paralysie.

Fondée en 1907, la Société française Plysorol, qui a un passé centenaire, est une entreprise spécialisée dans la fabrication du panneau bois en contreplaqué. Elle compte actuellement 450 travailleurs. Mais du fait de sa mauvaise gestion durant longtemps et de conflits entre travailleurs et patron, la société a changé plusieurs fois de propriétaires et plusieurs sociétés étrangères d'investissement ont avalé la pilule amère. Fin mars 2009, la société, endettée et incapable de rembourser les dettes, a été rachetée conjointement par la Société d'import-export Longsheng du Shandong et la Société Honest Timber de Gabon qui ont établi la filiale française de la Société de bois Chengxin (Honnêteté et Crédibilité).


Les grévistes de l'Usine de fabrication de contreplaqué Plysorol, rachetée par deux entreprises chinoises, bloquent l'entrée du dépôt des produits finis.

Après sa fusion-acquisition par les deux sociétés chinoises, le personnel français et chinois a, au début, a nourri une grande confiance dans l'avenir de l'entreprise. Toutefois, les problèmes ont commencé peu à peu à surgir et à se faire sentir : grand écart entre la culture chinoise et la culture française ; dysfonctionnement provisoire de la chaîne de financement ; communication insuffisante entre la partie chinoise et la partie française ; et surtout que les travailleurs français ne se sont pas bien préparés idéologiquement aux difficultés qui ont surgi et qui nécessitaient que l'on s'unisse plus étroitement pour les surmonter et ils n'ont pas accepté certaines décisions de la partie chinoise, telle que diminution de l'utilisation de voitures luxueuses pour les responsables de la société et ont adopté à cet effet une attitude de non coopération. L'existence de la rivalité extérieure a aggravé les problèmes et l'a rendu beaucoup plus complexe.

Les employés et les travailleurs de la société ont porté plainte devant la justice française contre la filiale française de la Société de bois Chengxin, ont demandé au tribunal de déclarer sa mise en liquidation et en faillite et de réaliser ainsi le changement de propriétaire de l'entreprise. A l'heure actuelle, l'usine a presque arrêté de fonctionner et une partie des travailleurs ont bloqué le dépôt de stockage des produits finis et ont coupé toutes voies d'écoulement et de vente.

Le conflit entre le patronnet et le syndicat est un problème qui existe partout en France et qui dure depuis longtemps. Le gouvernement français a mis au point un projet ambitieux en vue d'attirer et d'introduire en France des capitaux étrangers. Le « Forum sur la coopération économique et commerciale entre la France et la Chine » tenue l'année dernière à Paris a enthousiasmé les centaines d'hommes d'affaires, et de chefs d'entreprises de la délégation chinoise conduite par le Ministre chinois du Commerce Chen Deming. Pourtant pour ceux qui désirent investir en France, la chose la plus importante c'est d'être extrêmement prudent dans le choix des projets d'investissement. Car non seulement la filiale française de la Société de bois Chengxin a rencontré de sérieux problèmes, d'autres entreprises chinoises, dont TCL qui procédait à d'énormes investissements dans le pays et qui voulait racheter Thomson ou bien « Xiahua » qui a installé plusieurs usines en France, ont toutes tiré des leçons amères et douloureuses.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
Ces investisseurs ont oublié de lire Mao ZeDong, qui rappelle dans ses écrits cette phrase...
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