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Français>>EconomieMise à jour 17.05.2010 15h18
La Chine près d'être privée de son droit de tarification dans le commerce international

« Notre pays est près d'être privé totalement de son droit de fixation des prix dans le système de commerce international. », a déclaré franchement le 16 courant le porte-parole du Ministère chinois du Commerce Yao Jian qui a ajouté que la Chine est confrontée actuellement à un grand problème qu'est le manque de droit de tarification quant à l'exportation d'articles en grande quantité.

Le « facteur chinois » est devenu un des points chauds du marché international, mais cela est de toute évidence un sujet d'embarras qui polarise l'attention de tous. Comment expliquer le phénomène curieux et étrange suivant : tous les produits que la Chine désire acheter, leurs prix haussent sur le marché international, tandis que c'est le contraire qui se passe pour les articles que celle-ci souhaite vendre ! N'est-ce pas que c'est quelque chose de louche, de bizarre et de suspect et que devant cette situation, la Chine a le droit de prendre des dispositions pour préserver et protéger les intérêts légitimes de ses entreprises.

Yao Jian a indiqué qu'il est nécessaire de prendre les trois principales mesures suivantes pour sortir de cette situation embarrassante et difficile : unification et optimisation du marché intérieur ; utilisation efficace de la loi antimonopole et des règles prescrites par l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) ; et mise à profit de la position de grand marché de la Chine pour adopter divers moyens financiers et pour établir à l'intérieur du pays le marché à terme, ce afin de pouvoir renforcer l'influence sur les prix.

Importation, dès que la Chine désire acheter quelque chose, ses prix augmentent immédiatement.

Le meilleur exemple c'est le minerai de fer dont l'échec des négociations sur les prix agace une fois de plus le nerf le plus sensible du « droit à la tarification des articles en grande quantité » des entreprises chinoises.

« Pour ce qui est des négociations sur le minerai de fer, après que la fixation des prix d'annuelle a changé en trimestrielle, le calcul d'après les prix actuels montre qu'en tenant compte de la quantité importée l'année dernière, les entreprises sidérurgiques chinoises doivent alors payer plus de 70 milliards de dollars US en plus. », a révélé Yao Jian, lors du deuxième forum international sur le développement des affaires commerciales, tenu hier.

De 2002 jusqu'à présent, le prix d'importation du minerai de fer de moins de 30 dollars US a augmenté à 150 dollars US, alors que le prix de l'acier laminé de 2.000 yuans environ est passé actuellement à plus de 4.400 yuans.

« Sur le marché international, la Chine n'a aucun droit à la parole bien que 65% du minerai de fer est importé par elle. », a dit Yao Jian qui a fait savoir qu'en réalité ce n'est pas seulement pour le minerai de fer, la situation est semblable pour l'importation d'autres produits, marchandises ou articles en grande quantité, tels que le pétrole, le cuivre et les céréales, et cela est dû à la grande différence entre l'offre et la demande, à la croissance continuelle du degré de dépendance à l'extérieur et à la rencontre d'obstacle dans les achats outre-mer, alors que la Chine est obligée de s'adapter passivement à ce genre de fluctuation et de bouleversement insensés, absurdes et irrationnels.

En entrant au 21ème siècle, il est apparu peu à peu dans le marché international des articles et des marchandises en grande quantité le phénomène étrange et bizarre suivant : pour les produits que la Chine souhaite acheter, leurs prix augmentent alors sur le marché international ; Pour les articles que la Chine désire vendre, leurs prix baissent sur le marché international. Bien que la quantité d'importation de la Chine est énorme et colossale, mais elle est « presque totalement et complètement privée » de son droit de fixation des prix dans le système du commerce international.

« La Chine fait déjà fureur sur les marchés internationaux à terme des marchandises, et surtout de ceux du pétrole brut, des métaux, et des produits agricoles, dont le facteur des besoins de la Chine est devenu une importante force qui pousse à la hausse des prix internationaux des articles en grande quantité. », a indiqué Huang Junfei, analyste chevronné à Changjiang Futures.

Quant au »facteur chinois » qui est souvent cité sur le marché international, il est devenu également un des points chauds qui intéressent tout le monde. Un spécialiste de Morgan Stanley a touché au vif du sujet en disant : « Tous ce que la Chine désire acheter, nous la devançons en les acquérant avant elle. » et cela est évidemment ce que ne souhaitent pas les entreprises chinoises.

Exportation, tous les avantages vont à autrui, renonciation soi-même de son droit à la parole.

Par suite de l'insuffisance de son droit à la fixation de prix, la Chine est obligée de payer plus sur le plan de l' « achat », tandis que ce qui est encore plus désolant et navrant, c'est sur le plan de la « vente », la Chine laisse également « les avantages tomber dans les mains d'autrui ».

Les terres rares en sont le meilleur exemple. « Le Moyen-Orient possède le pétrole et la Chine les terres rares », c'est ce qu'a dit Deng Xiaoping, le concepteur général de la politique de réforme et d'ouverture sur l'extérieur, qui a frappé juste en soulignant la position importante de la Chine quant à la réserve des terres rares. Toutefois, l'avantage de la Chine dans cette ressource naturelle n'a pas été exploité, au contraire cette dernière a été vendue bon marché. Les réserves chinoises en terres rares représentent plus de la moitié des réserves mondiales et la Chine occupe plus de 90% de la quote-part du marché mondial. Cependant, de 1990 à 2005, le volume d'exportation par la Chine des terres rares s'est accru de près de dix fois, tandis que le prix moyen de celles-ci est tombé à la moitié de leurs prix en 1990.

« La puissance commerciale n'est pas innée, elle est obtenue petit à petit grâce aux efforts fournis. », a déclaré un spécialiste de l'Institut d'études du Ministère chinois du Commerce qui a ajouté que les entreprises chinoises sont habituées à exporter en masse et à disputer entre-elles les débouchés. A cet effet, elles baissent les prix chacune de son côté, et le résultat c'est qu'elles font toutes des pertes et procurent des avantages aux acheteurs. En outre, nombreuses sont les entreprises chinoises qui n'ont aucune idée sur la préservation et la protection des ressources naturelles du pays. Elles accordent de l'importance seulement à leurs propres intérêts, engagent la bataille des prix et exportent des produits bon marché. « Le fils vend sans regrets la terre difficilement acquise et exploitée par son père » n'en n'est pas un exemple isolé.

Ce qui mérite toute notre attention, c'est qu'il va être lancé tout prochainement l'établissement des points d'essai de la réserve stratégique des minerais nationaux, une mesure envisagée et discutée dans notre pays il y a déjà quatre ans et les premiers points d'essai concernent les ressources en houille et en terres rares. Cela constitue certainement pour la Chine une utile tentative pour acquérir le droit à la parole.

Réaction, l' « usine du monde » souhaite également acquérir son droit de tarification dans le commerce.

A l'heure actuelle, la Chine, qui est appelée « Usine du monde », devient déjà le centre mondial de la production de transformation et elle maîtrise un certain droit dominant dans la production, alors qu'elle est encore loin d'obtenir le droit dominant dans le commerce. C'est pourquoi on peut dire qu'elle est encore « novice » en matière commerciale et qu'elle doit faire encore de grands efforts pour devenir réellement une puissance commerciale.

« Cette situation est tout à fait anormale et elle prouve qu'il existe toujours pas mal de problèmes dans notre pays sur le plan du mécanisme du marché, ce qui aura des conséquences plus profondes sur l'ouverture encore plus grande de notre pays et sur le développement stable et continu de son économie. », a dit Yao Jian.

D'après lui, pour pouvoir améliorer cette situation, il faut tenir compte principalement du point de vue stratégique du développement de notre pays : Premièrement, il est nécessaire de réorganiser et d'améliorer les marchés intérieurs en utilisant les moyens du marché et en établissant entre les entreprises des relations de coordination et de coopération encore plus solide et plus stable, ce afin d'éviter qu'elles « soient diviser pour être mieux contrôlées par les autres » ; Deuxièmement, il faut utiliser efficacement et au mieux la loi antimonopole et les règles de l'OMC pour pouvoir lutter contre les producteurs internationaux de minerais qui profitent de leur position monopoliste pour contrôler et manipuler les prix sur le marché ; Troisièmement, il est important pour nous de profiter de la position de grand marché de notre pays pour adopter diverses mesures financières et pour mettre en valeur divers moyens de l'établissement de marchés à terme à l'intérieur du pays et de coordination conjuguée à l'extérieur, ce qui nous permettra de renforcer la force d'influence de nos entreprises sur les prix du marché.

« Au moyen de la réorganisation verticale pour établir des marchés à terme à l'intérieur du pays, nous avons déjà obtenu certains succès quant au dispute pour le droit à la parole. », a indiqué Huang Junfei qui a ajouté : « Si l'on s'intéresse effectivement aux marchés à terme, il serait facile de remarquer que les prix de cuivre fixés par notre pays commencent déjà à produire leurs effets sur les prix des marchés à termes de Londres et que cela est tout à fait inimaginable dans les années précédant 2004. »

Selon Huang Junfei, le bas degré de concentration industrielle constitue un important facteur qui porte atteinte au droit à la parole de notre pays sur le marché international des matières premières. A l'heure actuelle, la Chine compte trop de sujets commerciaux dont l'ampleur moyenne est relativement petite, tandis qu'en matière de capacité de négociations, les entreprises chinoises rencontrent beaucoup de difficultés et sont loin de pouvoir résister aux grands groupes internationaux. Citons l'exemple du minerai de fer, aucune entreprise chinoise est capable d'engager un dialogue de même niveau avec n'importe lequel des trois principaux groupes multinationaux que sont Rio Tinto Group, BHP Billiton et CVRD (Companhia Vale do Rio Doce).

« Par conséquent, la suggestion faite par le Ministère du Commerce au sujet de la réorganisation par les associations de secteurs en vue de la concentration et avec le soutien de l'Etat qui permettront la création et l'apparition de pilotes dans les secteurs, ce qui sera certainement nécessaire vu à long terme. », a conclu Huang Junfei.



Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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