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Français>>EconomieMise à jour 20.05.2010 16h43
Les capitaux étrangers s'inclinent pour la première fois depuis l'ouverture complète il y a plus de trois ans du secteur bancaire chinois

Depuis l'ouverture complète à partir de décembre 2006 de la scène du secteur bancaire chinois pour les capitaux étrangers, combien y a-t-il eu de luttes et de combats de rivalité entre les plus puissantes banques chinoises et les magnats étrangers de la finance ? Et qu'elle est l'issue de ces rivalités en sourdine entretenues il y a trois ans ?

PricewaterhouseCoopers (PwC), l'un des plus grands et plus importants cabinets d'audit, de conseil et d'expertise comptable du monde, a publié récemment un rapport d'enquête qui indique que les institutions bancaires à capitaux étrangers installées en Chine vient de s'apercevoir que les banques à capitaux chinois constituent pour elles de vraies « adversaires et rivales redoutables et sérieuses ».

Un sentiment de frustration et de mécontentement grandissant.

Intitulé « Les banques à capitaux étrangers en Chine », ce rapport d'enquête montre que les institutions bancaires à capitaux étrangers manifestent explicitement pour la première fois leurs difficultés de s' « acclimater » aux conditions du marché chinois et qu'elles considèrent maintenant que le plus grands défi auquel elles doivent faire face c'est la concurrence et la rivalité avec les banques à capitaux chinois dans les affaires de prêt et de crédit.

Ce qui mérite d'être noté, c'est qu'il y a quarante deux banques à capitaux étrangers qui ont accepté cette année de faire l'objet de l'enquête et que celles-ci comprennent à peu près toutes les succursales des institutions bancaires à capitaux étrangers installées dans les principales métropoles chinoises Beijing, Hong Kong, Shanghai et Shenzhen. Parmi elles, on remarque entre autres Citibank, Bank of America, Société Générale (France), Deutsche Bank et HSBC Bank.

Les directeurs généraux et les hauts gestionnaires de ces quarante deux banques à capitaux étrangers ont déclaré qu'en 2009, le puissant programme chinois de stimulation économique a grandement contribué à la croissance violente, rapide et vigoureuse des prêts accordés par les banques à capitaux chinois, tandis que le marché de crédit traditionnel des banques à capitaux étrangers qui se basent principalement sur le prêt institutionnel n'ont pas tellement « obtenu d'avantages ».

Ils ont exprimé en outre leur « inquiétude » et leur « préoccupation » pour l'augmentation éventuelle cette année et l'année prochaine de prêts douteux dus à la croissance excessive des prêts accordés par les banques à capitaux chinois. Dans l'enquête, près de trois quart des personnes interrogées ont répondu qu'elles ne pensent pas que le système de contrôle des risques des banques à capitaux chinois soit assez sûr et efficace. D'autre part, pour ce qui est de l'Accord Basel II qui sera mise en application avant la fin de cette année, Ils croient que « dans les conditions d'application d'urgence, les grandes banques à capitaux chinois ne disposeront peut-être de peu de temps pour pouvoir répondre et satisfaire totalement et complètement aux besoins de contrôle et de supervision. »

De plus, les banques à capitaux étrangers ont insisté sur leurs « inquiétudes » quant à l'environnement de supervision et de contrôle en Chine et elles prévoient que les mesures mises à cet effet seront plus sévères et plus rigoureuses. En réalité, tout cela ne revêt aucun sens frais et nouveau, car dans de semblables rapports publiés dans le courant de ces quatre dernières années, elles ont tenu à peu près les mêmes propos. Il est indiqué dans le rapport qu'à l'heure actuelle, les banques à capitaux étrangers doivent nécessairement adopter des mesures pour faire face à la supervision et au contrôle qui se renforcent chaque jour davantage, y sont compris l'ouverture et l'orientation d'un nouveau compte en banque, la vérification du solde des comptes de clients, les nouvelles restrictions à l'encontre des prêts immobiliers hypothécaires, ainsi que la promotion des produits financiers, … etc.

En dehors de tout cela, elles disent même que les exigences de CBRC (China Banking Regulatory Commission) concernant « la supervision de l'état d'utilisation des fonds pour garantir que l'argent de la clientèle ne soit pas détourné et utilisé pour investir dans les marchés immobilier et boursier » ne conviennent pas aux banques à capitaux étrangers qui n'ont pas à les suivre et à les appliquer. La raison qu'elles ont avancé pour cela c'est que celles-ci ne disposent pas de « système et de mécanisme tout prêt et utilisable dans l'immédiat » nécessaires à la supervision et au contrôle de la circulation des fonds.

Pour ce qui est de cette allégation, PwC indique que « la violente concurrence venue des banques à capitaux chinois et l'environnement de supervision et de contrôle devenu plus sévère et plus rigoureux sont en train de compromettre le rythme de croissance et l'ampleur du développement en Chine des banques à capitaux étrangers. » et Rong Xianwen, associé responsable du service financier de PwC (China), a déclaré que « les banques à capitaux étrangers considèrent maintenant que les banques à capitaux chinois sont pour elles des adversaires et des rivales redoutables et sérieuses. »

Un désir d'expansion intense.

Face au marché du secteur bancaire chinois qui est ouvert totalement maintenant, les banques à capitaux étrangers ont exprimé leur sentiment de déception, de frustration et de désappointement pour la perte des avantages du grand et colossal gâteau de prêts de l'année 2009 ainsi que leur mécontentement pour l'environnement de supervision et de contrôle devenu de jour en jour plus sévère et plus rigoureux à l'intérieur de la Chine. Toutefois, ce sentiment de frustration et de mécontentement n'a aucunement empêché l'agrandissement et le renforcement de leurs visées ambitieuses et expansionnistes sur le marché chinois.

Jusqu'à présent, il y a déjà une trentaine d'institutions financières étrangères qui ont établi des organismes de personne morale en Chine. Dans l'enquête, les trois quart des banques à capitaux étrangers interrogées prévoient que le nombre de ce genre d'organismes installés en Chine par des banques étrangères dépassera quarante dans le courant de cette année, alors que le tiers d'entre elles pensent même que ce chiffre dépassera cinquante l'année prochaine.

L'enquête démontre qu'un grand nombre de banque à capitaux étrangers, qui croyaient autrefois que l'établissement intérieur d'organisme de personne morale est quelque chose de trop compliquée et tracassante, ont changé d'avis et applique à ce sujet là une nouvelle stratégie. Quant aux banques étrangères qui ont été les premières à emprunter cette voie, elles commencent déjà à procéder au développement d'envergure de leurs réseaux. Parmi elles, on remarque entre autres Standard Chartered Bank, Bank of East Asia, Hang Seng Bank Limited et ABN AMRO Bank.

Un autre chemin raccourci permettant de réaliser le rêve d'expansion c'est la fusion-acquisition. Plus des quatre tiers des banques à capitaux étrangers installées en Chine envisagent de réaliser la fusion-acquisition dans les trois années à venir et ce pourcentage dépasse de loin celui évoqué dans le rapport d'enquête de l'année dernière qui était de près de 50%. Elles visent principalement les banques commerciales urbaines qui restent, les banques rurales ainsi que l'exploitation financière multisectorielle, laquelle s'occupera principalement de la gestion de patrimoine et des actifs de valeur.

De source bien informée, on compte actuellement huit banques étrangères qui prennent une participation dans le capital de sociétés boursières chinoises. Ce domaine-là est de plus en plus pris en considération par les institutions à capitaux étrangers qui se consacrent au développement des affaires d'investissement.

D'autre part, les banques à capitaux étrangers prévoient que la situation s'améliorera pour elles cette année et dans les trois années à venir quant à l'augmentation de leur revenu et certaines d'entre elles pensent que leurs affaires en 2010 connaîtront un taux de croissance qui dépassera 100%. Pour ce qui est de la part qu'occupent les banques étrangères sur le marché chinois, elle sera maintenue au niveau de 2% cette année.

La lutte gagne en intensité.

Les institutions bancaires à capitaux étrangers, qui fixent le marché chinois d'un œil plein de convoitise, ont rencontré beaucoup de difficultés et de problèmes suite à l'éclatement de la crise financière internationale : leur arrière-cour en proie à l'agitation et même sous occupation d'autrui, ennui, tracasserie et désespoir en raison de leur difficulté pour s'adapter aux conditions et à l'environnement du marché chinois. Cependant, leurs collègues chinois, qui ont crié de frayeur « Le loup vient ! » au moment de l'ouverture complète et totale du secteur bancaire chinois, ont quant même réussi à renaître grâce aux efforts qu'ils ont déployés. Acculés à leur dernier retranchement, ils ont fait front courageusement aux magnats financiers étrangers, leur ont tenu tête et ont même pu rattraper et devancer par la suite leur adversaire quant à la marque et à la valeur du marché qui représentent la compétitivité essentielle et accédé aux premiers rangs du monde.

Cela a constitué un changement radical qui a vraiment étonné tout le monde, car plus d'un ont pensé le contraire depuis l'ouverture complète il y a trois ans du secteur bancaire chinois. Sur cette acène de concurrence ouverte, les capitaux étrangers, qui constituaient aux yeux des banques chinoises une troupe de « loups affamés », n'ont pas réussi à arriver largement en tête et à obtenir de sérieux avantages, ce qui fait qu'à présent, ils sont obligés pour la première fois à faire face directement à de redoutables adversaires que sont les banques à capitaux chinois. Il est certain que la rivalité entre banques étrangères et banques chinoises gagnera en intensité par la suite.

Selon le dernier classement des banques du monde entier d'après leur valeur sur le marché, jusqu'à fin 2009, la Banque de Commerce et d'Industrie de Chine se place solidement au premier rang mondial avec une valeur de marché atteignant 268,982 milliards de dollars US. Elle est suivie directement de la Banque de Construction de Chine qui occupe la deuxième place avec une valeur de 201,455 milliards de dollars US. La Banque de Chine occupe la cinquième place avec 153,972 milliards de dollars US.

Et selon un autre palmarès sur le classement mondial des banques d'après le « price to book ratio », qui mesure le rapport entre la valeur boursière de l'entreprise (capitalisation) et sa valeur nette comptable, parmi les cinquante plus grandes banques dont la valeur boursière est la plus importante du monde, China Merchants Bank occupe la première place avec 4,3 fois et il est suivi de trois autres banques chinoises, à savoir China International Trust and Investment Corporation (CITIC Bank), Banque de l'Industrie et du Commerce de Chine et Banque de Construction de Chine. Les données statistiques établies montrent que depuis 2009, la valeur estimée des banques chinoises a doublé, tandis que pour les banques occidentales, leur valeur estimée a connu une certaine baisse.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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