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Français>>EconomieMise à jour 10.08.2010 15h52
Les talents qui quittent les grandes villes peuvent dynamiser le reste de la Chine

La ruée vers les grandes villes se tarit progressivement, et une nouvelle vague sociale atteint la Chine.

Des gens qui ont passé quelques années à vivre et travailler dans des métropoles comme Beijing ou Shanghai partent désormais vers des villes de deuxième rang.

Dans les années 1980, tous les gamins voulaient aller vers les grandes villes. Et ils l'ont fait. Aujourd'hui, la population permanente de Beijing dépasse 19 millions d'habitants. Si on y ajoute les millions de touristes qui se déversent sur la capitale, la population peut atteindre rien moins que 21 millions d'habitants en permanence.

Mais pour toute grande ville, une population aussi massive est un redoutable casse-tête quand il s'agit de développer l'environnement urbain. Avec une pression immense sur l'éducation, la santé, l'emploi et la sécurité sociale, les grandes villes semblent courber le dos sous ces demandes difficiles à satisfaire.

Et les jeunes d'aujourd'hui, en particulier ceux qui sont allés à l'université dans des villes de premier plan, trouvent plus difficile que jamais de s'établir dans les grandes villes. Aussi, retourner vers des villes de deuxième rang, en particulier les villes côtières ou les capitales provinciales, semble être un choix judicieux pour eux.

Ces vingt dernières années, le prix des logements dans les grandes villes a été multiplié par au moins dix. Prenez par exemple un appartement près de Sanyuanqiao à Beijing. Il coûtait avant 2 000 Yuans (295 Dollars US) le mètre carré, mais maintenant, même un appartement vétuste construit dans les années 1980 coûte plus de 30 000 Yuans (4 431 Dollars US) le mètre carré, soit quinze fois le prix qu'il affichait auparavant. En dépit de la minorité de personnes riches qui ont fait fortune en bourse ou sur le marché de l'immobilier, les revenus chinois ordinaires n'ont quasiment pas pu suivre le rythme des prix de l'immobilier.

La patience du public est aussi à bout à cause du système de santé, où il faut ordinairement des heures, voire des jours, pour pouvoir consulter un bon médecin dans un hôpital fiable. Le même genre de frustrations est aussi fréquent dans des domaines comme l'éducation ou les transports.

En général, le fort coût de la vie dans les grandes villes a tué le glamour qu'elles avaient auparavant.

Il peut sembler dommage que les jeunes doivent aller s'établir dans des villes de deuxième rang parce qu'ils n'ont pas les moyens de s'offrir le meilleur. Cependant, le retour des jeunes vers les villes de deuxième rang est un mouvement naturel qui a eu lieu dans la plupart des pays développés, et les effets positifs dépassent définitivement les effets négatifs.

Les gens qui habitent dans les grandes villes sont essentiellement des jeunes gens bien éduqués, qui ont fait l'expérience de la difficulté d'avoir un haut niveau de vie dans les métropoles. Du fait aussi d'un environnement de travail concurrentiel dans des villes au rythme infernal, on néglige aussi souvent le travail dur.

Quand ils décideront de partir vers des villes plus petites, les opportunités et les privilèges qu'ils obtiendront seront tout comme ceux qu'obtinrent les personnes parties étudier à l'étranger de retour en Chine dans les années 1980 et 1990.

Certains avantages offerts pourront leur donner plus encore envie d'essayer de se donner à fond, ce qui stimulera l'économie de ces villes. Et même s'ils ne gagneront pas autant que ce qu'ils avaient dans les grandes villes, le coût de la vie relativement bas leur permettra de survivre facilement, en particulier quand il s'agira d'acheter un logement et de gagner du temps.

Et avec des personnes de talent retournant dans les petites villes, les entreprises auront aussi beaucoup plus de facilité à trouver la personne qui convient pour faire un travail précis.

Par exemple, du fait des forts coûts du travail, l'énorme fabricant de produits électroniques Foxconn commence à déplacer certaines de ses usines depuis la ville côtière de Shenzhen, de plus en plus chère, vers des villes de l'intérieur du pays. D'autres entreprises, petites ou grandes, vont probablement suivre cette tendance. La combinaison du talent et de la technologie fournira aux économies locales tout ce dont elles ont besoin pour leur développement futur.

Bien sûr, au début, cela ne sera pas facile quand les gens vont commencer à revenir, tout comme cela n'avait pas été facile quand certains ont quitté le pays. Mais la dégradation de l'environnement de vie de la classe moyenne dans les grandes villes ne leur laisse que peu de choix.

Les grandes villes ne peuvent pas, ne pourront pas, s'étendre éternellement.

Le retour des personnes de talent depuis les grandes villes pourra même, finalement, constituer une sorte de mesure de stimulation pour les villes de deuxième rang.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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