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Français>>EconomieMise à jour 01.03.2011 10h28
Les nouvelles mesures sur l'immobilier pourraient servir d'exemple

Le Gouvernement Central chinois a accéléré ses efforts pour ralentir la montée des prix de l'immobilier, qui est une des sources majeures du mécontentement des citoyens des grandes villes, et même des zones rurales.

Cependant, les prix de l'immobilier restent imperturbablement élevés. Le prix des logements dans 70 grandes villes de Chine a encore augmenté de 0,3% d'un mois sur l'autre en décembre de l'année dernière, et de 6,4% d'une année sur l'autre, la série de mesures prises pour mettre un frein à cette hausse n'ayant pas atteint ses objectifs, d'après des données publiées par le Bureau National des Statistiques le 17 janvier 2011.

Une nouvelle série de règles sur l'immobilier, reconnues publiquement comme étant « les plus strictes » jamais prises, ont reçu l'approbation des responsables de la ville de Beijing le 16 février dernier, et on compte qu'elles constitueront un véritable choc pour l'industrie de l'immobilier dans la ville. Les nouvelles règles restreignent les achats de logements pour les familles résidentes, mais aussi pour les familles migrantes qui ne disposent pas d'un permis de résidence permanent auprès du bureau local de la sécurité publique.

Les nouvelles règles contiennent quinze articles, qui disposent que les familles locales qui possèdent déjà deux logements ou plus ne pourront pas en acheter d'autres. Les familles résidant à Beijing mais dont le permis de résidence est situé en dehors de Beijing ne pourront pas acquérir plus d'un logement. Quant aux personnes de l'extérieur travaillant et vivant dans la capitale, ils ne pourront acquérir un logement qu'après avoir payé des impôts et possédé un certificat de sécurité sociale pendant au moins cinq ans.

Le marché de l'immobilier de Beijing est probablement parti pour connaître une autre série de hauts et de bas.

Les achats immobiliers à but spéculatif ou tournés vers l'investissement ont été identifies comme les principales menaces à un développement durable du secteur de l'immobilier. Mais les décideurs politiques, effarés par la gravité de la hausse continue des prix de l'immobilier ces dernières années, sont déterminés. Ils ont donc adopté d'autres mesures sévères.

Le secteur de l'immobilier de la capitale a connu une domination relative de la part des personnes venant d'autres endroits de Chine, ce qui a eu pour résultat une tendance à la hausse du prix des logements dans la ville. Parmi ces investisseurs venus de l'extérieur, les « millionnaires champignons » et les élites sociales constituent la majorité des acheteurs. Sur le marché des transactions immobilières, les acheteurs locaux ne représentent que 35,5%. La majorité des acquéreurs de logements ne sont pas des habitants locaux et travaillent depuis moins de cinq ans à Beijing, d'après des statistiques de 5i5j Real Estate Agent Co, une des principales agences immobilières sur le marché.

D'après un expert de l'industrie, on peut estimer que le potentiel d'achat pourrait être réduit de 30% environ en réponse aux nouvelles mesures sur l'immobilier.

Dans une enquête récente conduite par finance.qq.com, 64% des 300 000 internautes interrogés ont déclaré penser que les mesures de restriction sont injustes à l'égard des personnes de l'extérieur, et 48% pensent que les nouvelles règles affecteront leurs projets d'achat de logement. Sur la totalité des personnes interrogées, 40% ont déclaré que les nouvelles règles n'auront aucun effet sur leurs projets d'achat, et 58% ont dit qu'ils ne pensaient pas que les nouvelles règles feraient baisser les prix de l'immobilier à Beijing.

Quels seront les résultats pour les gens de Beijing si les nouvelles mesures peuvent être appliquées de façon correcte et suffisante ? La hausse des prix devrait être freinée jusqu'à un certain point, en particulier si suffisamment de logements abordables sont construits pour les gens ordinaires.

On peut penser que ces limites sévères sur l'immobilier sont temporaires. Les responsables locaux veulent d'abord faire baisser le potentiel d'achat, mais laisser de la place pour un développement durable. En fait, le manque de logements à loyers modérés et de logements sociaux pour les groupes défavorisés ont pour résultat direct des prix élevés dans le secteur.

Le succès ou l'échec des nouvelles mesures adoptées à Beijing servira de baromètre pour les autres villes de Chine. En cas d'échec, le gouvernement devra en tirer les leçons et élaborer un meilleur plan pour réguler les prix de l'immobilier. Mais en cas de réussite, les nouvelles mesures prises dans la capitale constitueront un bon exemple pour les autres villes du pays.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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