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Français>>EconomieMise à jour 27.05.2011 16h19
La dispute pour le poste de directeur général du FMI et la réforme de l'ordre financier international

La démission de Dominique Strauss Kahn accusé d'agression sexuelle a provoqué une course pour le poste de directeur général du Fonds monétaire international (FMI). Le 15 mai, l'Europe a proposé une candidate de son continent et le 24, le Brics s'est prononcé en faveur d'un candidat venant d'une nouvelle économie. En 10 jours seulement, les principales économies du monde sont impliquées dans cette course.

Quelle est la cause de ce phénomène ? Le déplacement du centre de gravité de l'économie mondiale. D'une part, le rapport entre le montant global des économies américaine et européenne et celui des nouvelles économies a changé nettement et la part des nouvelles économies ne cesse d'augmenter. D'autre part, les voix pour une réforme de l'ordre financier international se font de plus en plus vives, que ce soit au Sommet de Londres ou au Sommet de Pittsburgh du G20 de 2009. Aujourd'hui, cette réforme est devenue un objectif non astreignant.

Cette réforme comprend la réforme de la monnaie de réserve et la monnaie de facturation dans le monde et encore la restructuration de la plate-forme de l'ordre financier international. Puisqu'en 2009, le FMI a été reconnu encore une fois en tant que superviseur de l'ordre financier international et le créditeur le plus important, avoir dans son équipe dirigeante un porte-parole venant d'un continent autre que l'Europe et l'Amérique du Nord parait très important. Si sa direction demeure toujours dans les mains des Européens ou des Américains, cela signifie que le consensus de vues obtenu au cours de la crise financière pour élire ses responsables de manière transparente et réformer l'ordre financier international sera abandonné.

Cependant, les faits montrent qu'on oublie les douleurs, alors que les cicatrices ne sont pas encore effacées. Les noms de Christine LAGARDE, ministre française des Finances et de Manfred Weber, gouverneur de la Banque centrale d'Allemagne, ont été mentionnés plusieurs fois par l'Europe. Evidemment, cette façon d'agir vise à occuper une piste dans la course imminente vers le poste de directeur général du FMI. Dans ce contexte, les noms du Chinois Zhu Min, assistant au Directeur général du FMI, d'Arminio Fraga, ancien gouverneur de la Banque centrale du Brésil, et de Trevor Manuel, ancien ministre sud-africain des Finances, ont aussi commencé à surgir.

Le nom de Zhou Xiaochuan, gouverneur de la Banque centrale de Chine, figure également sur la liste des candidats. Fin mars 2009, avant le Sommet de Londres du G20, M.Zhou a publié trois articles de suite sur la mise en doute de la sécurité du dollar américain en tant que monnaie de réserve mondiale. Le 19 mai, M. Zhou a exposé sur le site Internet de sa banque ses vues sur le candidat au poste de directeur général du FMI. Ce qui reflète un point de vue commun des pays du BRICS selon lequel dans l'élection du directeur général du FMI, l'accent devra être mis sur la capacité, mais non sur la nationalité.

En tout cas, si le processus d'élection est encore verrouillé par les concertations entre Européens et Américains, l'injustice d'un tel processus portera atteinte à l'autorité du FMI. Si le directeur général est élu selon un processus transparent, l'impact produit par l'affaire DSK pourra être diminué au maximum.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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