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Français>>EconomieMise à jour 28.06.2011 11h02
La Chine à la recherche de brevets étrangers pour son train à grande vitesse

Les six questions du public sur le train à grande vitesse Beijing-Shanghai

Le secteur de l'industrie ferroviaire chinois va persister dans sa stratégie d'exploration des marchés de trains à grande vitesse à l'étranger, a annoncé un porte-parole du Ministère des Chemins de Fer.

« Puisque nous nous sommes lancés, nous ne reculerons pas », a dit lundi Wang Yongping, porte-parole au Ministère des Chemins de Fer, lors d'une conférence de presse, à une question sur la manière dont la Chine ferait face aux obstacles à l'exportation de ses technologies ferroviaires à grande vitesse.

A présent, la Chine est en train de déposer des demandes de brevet pour ses technologies de train à grande vitesse dans des pays ou régions comme les Etats-Unis, le Brésil, l'Europe, la Russie et le Japon, ce qui est une étape indispensable pour pouvoir exploiter les marchés étrangers, d'après Li Jun, Directeur du Bureau des Affaires Générales du Bureau des Transports du Ministère.

Il a déclaré au China Daily lundi, dans une réponse écrite, que 21 demandes de brevets avaient été déposées dans le cadre du Traité de Coopération en matière de Brevets dans ces régions. Les sujets de ces demandes sont des technologies comme l'assemblage, la coque et les bogies de trains à grande vitesse.

A l'heure actuelle, huit des 21 demandes ont subi un examen préliminaire et sont arrivées à l'étape suivante liée à l'examen de la demande et à l'octroi du brevet, a t-il dit.

En Chine même, 1 902 demandes concernant des technologies de train à grande vitesse ont été déposées, parmi lesquelles 1 421 brevets ont été accordés.

Ces efforts devraient permettre d'ouvrir la voie à CSR Corporation Limited, un des deux fabricants de trains à grande vitesse chinois, pour entrer sur le marché américain.

En février, le Président Barack Obama a dévoilé un plan de dépenses de six ans d'un montant de 53 milliards de Dollars US pour les voies ferrées à grande vitesse. D'après des articles parus précédemment, au moins sept entreprises sont à présent en compétition sur le marché américain, dont CSR.

En décembre dernier, CSR et General Electric (GE) ont signé un accord de coentreprise pour construire des trains à grande vitesse en Chine.

Liu Gang, Directeur adjoint du Département de l'Equipement au Bureau des Transports au Ministère, a dit lors de la conférence de presse que CSR et GE étaient actuellement en discussions sur le transfert des technologies de train à grande vitesse de CSR à GE.

« Si vraiment il y avait quelque chose faisant obstacle, ce seraient les progrès des Etats-Unis dans la mise en oeuvre de leur plan », a t-il dit, ajoutant que les deux parties avaient décidé d'étendre leur coopération au secteur des trains moins rapides.

Zhou Li, un autre officiel du Bureau des Transports du Ministère, a également dit lors de la conférence que CSR et GE avaient procédé à des recherches concernant les droits de propriété intellectuelle des trains à grande vitesse de CSR.

Des experts en propriété intellectuelle chinois et étrangers et les conseillers juridiques de GE ont étudié quelque 200 brevets et conclu qu'auncun d'entre eux ne génèrerait de conflit au sujet de l'accord, a dit M. Zhou.

CSR Qingdao Sifang Co Ltd a établi un partenariat avec la société japonaise Kawasaki Heavy Industries en 2004 pour produire un train roulant à 200 km/h que Kawasaki a transféré à la Chine. En se basant sur cette plateforme, l'entreprise chinoise a développé un train roulant à 300 km/h, et plus tard le train CRH380A, qui atteint une vitesse de 380 km/h, qui sera exploité sur la ligne à grande vitesse Beijing-Shanghai qui sera mise en service jeudi.

Ma Yuanshuang, Directeur général adjoint et Directeur technologique de CSR Qingdao Sifang Co Ltd, avait déclaré précédemment au China Daily qu'après des expériences et des améliorations destinées à l'adapter au système ferroviaire chinois, le CRH380A est devenu totalement différent du prototype importé du Japon.

« Nos technologies sont peut-être originaires de pays étrangers, mais cela ne veut pas dire que ce que nous avons aujourd'hui leur appartient en totalité. Nous y avons ajouté nos propres connaissances glanées à partir d'expériences faites sur le train et créé des modèles destinés à satisfaire nos besoins, ce qui fait que le nouveau train ne leur appartient plus ».

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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