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Français>>EconomieMise à jour 04.08.2011 08h20
Pourquoi les grandes marques détruisent-elles leur crédibilité les unes après les autres ?
Menu d'Ajisen Ramen

Seulement quelques jours après le scandale du potage concentré d'Ajisen Ramen, le géant du fast-food japonais, la chaîne de restauration rapide KFC a été accusée de préparer son lait de soja à prix élevé à base de poudre, ce qui a suscité de vives réactions sur Internet.

Un internaute nommé « Fuxiaoxiao Ki » a récemment écrit sur son microblog sur sina.com qu'il avait vu une livraison à KFC et découvert que « le lait de soja est en fait préparé à base de poudre ». Il a posté une photo prise devant la porte d'un établissement KFC dans le Guangdong. Hormis les serviettes et gobelets que la franchise utilise, cinq cartons de lait de soja en poudre de la marque Long Wang sont visibles. Le message a rapidement été retransmis 16 000 fois avec quelque 2 000 commentaires.

L'enquête montre que le coût du lait de soja de KFC vendu à 6,50 yuans (7,50 yuans pour la boisson réfrigérée) serait inférieur à un yuan et que la préparation à base de poudre est devenue une pratique tacite tenue secrète dans la filière de restauration. Plusieurs internautes se demandent pourquoi de grandes marques internationales connues détruisent ainsi leur crédibilité dans le secteur de la consommation en Chine. Comment briser le cercle vicieux de mépris de la crédibilité pour que les entrepreneurs malhonnêtes ne puissent pas atteindre leurs buts ?

A cela, le responsable de KFC Chine a répondu en disant : « Le processus technologique traditionnel, consistant à moudre in situ, ne permet pas de répondre aux besoins des 3 000 établissements dans le pays en exigences de qualité et de sécurité alimentaires unifiées. Or, la poudre pour lait de soja vendue dans le commerce ne répond généralement pas aux critères ». Les fournisseurs de KFC comprennent les groupes Yihe et Long Wang.

Il y a cinq ans, KFC a lancé une longue étude sur le lait de soja. « A la fin, il a réussi à mettre au point une nouvelle formule et un processus de préparation avec les fournisseurs ». Voilà l'explication fournie par KFC Chine sur le prix élevé de ce produit.

Sur le site Taobao, la poudre pour lait de soja avec mention « exclusivement pour KFC » se vend entre 13,50 et 15 yuans le sachet. Le marchand assure qu'un sachet de 480 g permet de préparer 16 portions. Sur cette base, le coût des matières premières pour une portion est inférieur à un yuan. Un internaute qui a acheté ce produit a fait ce commentaire : « La poudre donne un très bon goût, tout comme celui de KFC ».

Face à ces scandales successifs, les internautes déclarent qu'ils se sentent « trompés » et que ces produits ne « méritent pas d'être achetés ».

Selon des experts, le fait que des contrefaçons sont dévoilées l'une après l'autre dans le domaine des produits de consommation montre non seulement la situation des autorités de contrôle peu dynamiques et des difficultés des consommateurs à défendre leurs intérêts légitimes, mais aussi le manquement des sociétés selon le principe de crédibilité et l'état d'esprit des « entreprises monopolistiques », « d'origine étrangère », et qui visent à « tromper » les consommateurs chinois.

Fu Liqun, directeur de l'institut de sociologie de l'Académie des sciences sociales de Hangzhou, estime que malgré leur politique de prix bas pratiquée à l'étranger, des marques étrangères comme KFC, McDonalds et Ajisen Ramen n'appliquent jamais cette politique sur le marché chinois. Bien qu'elles n'aient pas le monopole, elles ont quand même formé une alliance pour le prix élevé. Derrière leurs propos nobles « hygiénique, à la mode et bon pour la santé » dans la publicité, elles pratiquent une « pratique tacite » contraire à leur image. Ce ne sont que des propos « trompeurs » pour les consommateurs. Elles pratiquent là le double critère pour le marché international et le marché chinois.

Selon certains experts, il faut intensifier le contrôle administratif et la supervision par les consommateurs et mobiliser tous les acteurs sociaux pour sanctionner les entreprises malhonnêtes. Liu Chunquan, avocat et associé du cabinet d'avocats Fanyang de Shanghai, suggère de s'inspirer des expériences étrangères pour alourdir les sanctions appliquées aux entreprises manquant à leur crédibilité, augmenter le coût des infractions à la loi et faire valoir l'autorité du droit.

Source: China.org.cn

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