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Français>>EconomieMise à jour 27.09.2011 09h26
La Chine doit diversifier ses investissements

Il faut un temps d'observation pour conclure que la crise de la dette européenne est la seconde-mi-temps de la crise financière de 2008 ou le début d'une nouvelle crise économique mondiale. Les économies américaine et européenne agissent lentement, l'une comme l'autre, sur la question de reconversion et de restructuration économiques. Cependant, l'économie européenne, qui nécessite un équilibrage entre plusieurs pays, est différente de l'économie d'un pays unique.

L'actuelle crise de la dette européenne nous fait penser à plusieurs personnes assises sur un même banc. Un pied du banc vient à s'abîmer. On se trouve donc devant un choix : tout le monde se lève pour réparer le banc ou on laisse tomber la personne la plus proche du mauvais pied. Si l'on ne le répare pas, on verra simplement qui tombera le premier. Si on le répare, la personne la plus proche du mauvais pied semblera être le plus grand bénéficiaire. Existe-t-il un autre choix ?

Par extension, la mondialisation économique a mis toutes les économies du monde sur un même banc. Celui-ci est si long et accepte des personnes si hétéroclites que la transmission de la crise ou de la reprise ne peut pas se faire sans heurt. Il serait naïf de croire à une fin rapide de la crise de la dette européenne et de la crise financière américaine.

Un adage chinois dit que les maladies viennent à cheval et s'en retournent à pied. En ce moment, il n'est pas réaliste d'espérer résoudre les problèmes économiques du monde grâce à la force d'un pays quelconque. Même la Chine, qui possède une réserve enviable de 3 000 milliards de dollars, n'est pas en mesure de jouer le rôle de sauveur de l'économie mondiale.

Les séquelles du sauvetage par les liquidités

Récemment, le sous-directeur général du FMI, Zhu Min, a parlé de la crise de la dette européenne en ces termes : « Depuis 2008, tous les plans de sauvetage se sont penchés sur les liquidités sans entreprendre une réforme structurelle énergique. Voilà la cause importante de l'éclatement de la crise. Dans l'UE, la crise de la dette en actions se répand vers les banques. Elle fait également face aux pressions de la croissance. Les membres de l'UE ne peuvent mener à bien leurs affaires qu'en formulant des projets efficaces sur la réforme structurelle tout en bénéficiant du soutien international ». Je suis d'avis que les efforts insuffisants et le manque de détermination des pays d'Europe et des États-Unis sur la réforme structurelle sont à la source de l'imbrication des liquidités de ces dernières années et de l'attention croissante envers Ben Bernanke.

Lorsque la crise a éclaté, les deux économies développées visaient à réguler le déséquilibre économique mondial afin de parvenir à un nouvel équilibre. Dans une large mesure, elles avaient pour objectif de rétablir leurs anciennes positions. Au cours de l'exécution de leurs plans, elles ont fait peu de cas de leurs propres problèmes et comptaient davantage sur la force extérieure ou attendaient de l'aide. C'est le cas des banques américaines, et aussi des pays européens fortement endettés. Les économies développées éprouvent de temps à autre de la jalousie envers les pays émergents et le développement économique de ces derniers.

Aujourd'hui, l'Europe et les États-Unis espèrent que les économies émergentes permettront au monde entier de sortir du bourbier. Ils attendent beaucoup, notamment de la Chine. Selon les statistiques fournies par M. Zhang Xiaoqiang, de l'Académie des sciences sociales de Chine, la Chine ne représente que 9,5 % de l'économie mondiale, alors que les États-Unis, l'Europe et le Japon en constituent ensemble plus de 60 %. De toute évidence, la persistance des économies développées à vouloir faire mouvoir une grosse pierre par une petite est un expédient. Si les pays d'Europe et les États-Unis n'assument pas leur propre responsabilité, l'économie mondiale ne saurait se débarrasser des problèmes existants. D'autre part, le réajustement de ces dernières années prouve que le sauvetage sous forme de perfusion ne peut pas guérir la maladie. Au contraire, il peut en provoquer de nouvelles.


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Source: China.org.cn

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