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Français>>EconomieMise à jour 21.10.2011 15h11
La méthode statistique en application exagère sérieusement la balance favorable du commerce chinois

D'après les statistiques établies par la Douane chinoise, au cours des trois premiers trimestres de cette année, dans le commerce extérieur de la Chine, le volume d'exportation s'élève à 1.392,27 milliards de dollars US contre 1.285,17 milliards de dollars US pour l'importation, la balance commerciale excédentaire se chiffrant ainsi à 107,1 milliards de dollars US. Tout le monde pense dans le commerce, la balance positive indique la quantité que l'on « gagne » dans le commerce extérieur. Toutefois, cette idée-là, est-elle juste, exacte et logique ? Dernièrement, lors d'un colloque tenu conjointement sous les auspices du Ministère chinois du Commerce et de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), plusieurs personnalités et spécialistes du milieu ont indiqué que la méthode statistique appliquée traditionnellement dans le commerce internationale déforme et altère gravement et sérieusement la substance et la réalité du commerce de notre temps et crée la situation étrange et bizarre qui fait que « le compte est fait en Chine, alors de les bénéfices sont réalisés à l'étranger ». Ainsi, l'énorme et colossale balance excédentaire du commerce chinois ne traduit en fait pas la situation réelle et actuelle du commerce international.

Les statistiques sont établies en Chine, tandis que les profits sont gagnés à l'étranger.

Le PDG de Hasee airbook ultrabook Wu Haijun a fourni à la presse les données suivantes : pour les ordinateurs portables Informatiques de marques américaines, dont Dell et HP, qui sont assemblés, montés et ajustés en Chine, leur prix unitaire sortie usine se chiffre en général à 300 à 400 dollars US. Intel fournit de son côté le CPU ainsi que les chips et puces et le montant de leurs recettes représente environ 30% ; le coût des accessoires, dont plaque de circuit, écran à cristaux liquides et disque dur, s'élève à près de 60% ; quant aux usines chinoises qui sous-traitent, elles gagnent seulement 5% du prix de sortie usine.

Comme il vient d'être montré, dans la chaîne de production de lma sous-traitance du commerce international, la Chine n'obtient que très peu de profits et de bénéfices, alors que les résultats de la statistique établie dans le commerce internationale présente un cas tout à fait différent.

Des médias ont rapporté un projet d'étude réalisé par deux chercheurs de la Banque de Développement de l'Asie : le prix de gros d'un portable Apple est de 178,96 dollars US, dont le Japon gagne 34%, l'Allemagne 17% et la Corée du Sud 13%, tandis que la Chine gagne seulement 3,6%, c'est-à-dire environ 6,5 dollars US. Cependant, en appliquant l'actuelle méthode statistique dans le commerce extérieur, le prix de gros de l'ensemble du portable, c'est-à-dire 178,96 dollars US, est entièrement établi dans le compte de l'exportation chinoise.

Le commerce de marchandises est devenu le commerce à tâches.

Dans le contexte actuel de la mondialisation, la « fabrication nationale » s'est évoluée en « fabrication mondiale », ce qui fait que le « commerce de marchandises » s'est transformé en « commerce à tâches. Toutefois, la méthode statistique appliquée actuellement n'a aucunement changé et est toujours basée sur l'ancienne forme du commerce traditionnel de marchandises et ne tient pas compte de la réalité. C'est pourquoi elle ne peut plus traduire justement, objectivement et réellement tout le processus de la chaîne de production mondiale ainsi que la situation réelle de la valeur ajoutée des différents maillons de production dans divers pays du monde. Il lui est impossible également de présenter de façon intégrale et précise le rôle joué par le commerce dans la création d'emplois et dans l'augmentation du revenu. Cette méthode statistique-là fournit des données inexactes et imprécises aux gouvernements des pays concernés qui ont ainsi des difficultés pour établir une politique commerciale juste, équitable et bien fondée.

Tout d'abord, elle est incapable de présenter justement et précisément le processus de la chaîne de production dans son ensemble, car il recèle des erreurs quant au lieu de la fabrication.

Ensuite, elle ne peut plus traduire la contribution apportée par les autres pays dans la fabrication des produits et le volume commercial de la partie exportatrice est surestimé.

Enfin, elle ne reflète aucunement la réalité actuelle du commerce international et les chiffres et données commerciaux sont inexacts et injustes, voire même erronés. D'après la méthode statistique traditionnelle, il existe pour le commerce chinois une colossale et considérable balance excédentaire, alors que cela ne reflète aucunement la réalité actuelle du commerce international. Cette situation trompeuse et fallacieuse, qui induit les gens en erreur, convient et répond à l'attente des politiciens de certains pays qui l'exploite intentionnellement et de façon malveillante afin de noirci et dénigrer la Chine et lui chercher noise. Elle devient ainsi pour eux un prétexte pour exiger que celle-ci réforme sa politique commerciale et sa politique de taux de change.

Des organisations internationales décident enfin à entreprendre la réforme de la méthode statistique du commerce international.

« Il est important et nécessaire que la méthode statistique du commerce international soit réétudiée et réajustée de façon adéquate et appropriée, ce qui lui permettra ainsi de s'adapter à la situation de la dispersion de la production internationale et du développement du 'commerce à tâches' », a déclaré Yu Jianhua, Assistant du Ministre chinois du Commerce. Puis, il a ajouté que plusieurs organisations internationales, dont l'OMC, la Banque mondiale, la Conférence du Commerce et du Développement de l'ONU et l'Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE), ont ou bien conjointement ou bien respectivement décidé d'entreprendre des études en ce qui concerne la réforme de la méthode statistique du commerce. De leur côté, les institutions d'études de certains, dont l'Union européenne, le Japon et la Suède, ont démarré également des études sur cela.

Les tout derniers rapports établis par l'OMC et par l'Institut japonais de l'Economie asiatique, d'après la statistique commerciale traditionnelle, la balance positive du commerce sino-américaine se chiffre à 285 milliards de dollars US en 2008. alors que calculé sur la base du commerce à valeur ajoutée, la balance en question est seulement de 164 milliards de dollars US, soit 69% de la statistique commerciale traditionnelle. Aux Etats-Unis où le taux de chômage continue à s'accroître actuellement, on croie toujours à cette idée-là : le manque d'emplois et le chômage sont dus au déficit de la balance dans le commerce avec la Chine.

A l'heure actuelle, l'OMC lance et organise la « proposition sur la fabrication mondiale », laquelle a pour but de soutenir les projets, les expériences ainsi que la méthode réelle appliquée dans le calcul et l'analyse du commerce à valeur ajoutée. Quant à Yu Jianhua, il pense que l'OMC fait preuve de perspicacité et de clairvoyance en lançant et en organisant ladite proposition dans la situation actuelle et que ce sera une mesure efficace lui permettant de mieux faire face à la nouvelle situation de l'économie internationale. Quant à la Chine, elle donne son soutien à cette proposition et souhaite contribuer de façon positive à la réforme de la méthode statistique du commerce international.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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