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Français>>EconomieMise à jour 30.10.2011 09h29
Crise de la dette : la Chine ne pourra venir en aide dans un climat de défiance à son égard (COMMENTAIRE)
Nicolas Sarkozy lors de son allocution sur TF1 Et France 2 le 27 octobre

Klaus Regling, le directeur du Fonds européen de stabilité financière (FESF), se trouvait vendredi le 28 octobre à Beijing pour discuter des éventuels investissements chinois dans le cadre de l'élargissement de la capacité du FESF.

A l'issue du dernier sommet européen qui a finalement accouché d'un plan anti-crise pour stabiliser l'économie européenne, les initiatives politiques se multiplient pour persuader la Chine d'investir davantage en Europe.

Malheureusement, cette demande d'aide a suscité des critiques en France, et même au niveau européen. Le président du MoDem, François Bayrou, a estimé que le recours à la Chine pour soutenir le FESF provoquerait une "perte d'indépendance de l'Europe". Et selon François Hollande, candidat socialiste à la présidentielle française, le plan de sauvetage est basé sur une "double dépendance à l'Allemagne et à la Chine".

C'est un point de vue qui révèle toute la méfiance de ces responsables politiques vis-à-vis de la Chine,et une attitude que la Chine ne peut accepter. Le mot "Chine" s'est considérablement politisé ces derniers temps, mais de tels jeux politiques sont vains et ne permettront pas à l'Europe de guérir de ses maux.

La Chine s'est engagée à faire fructifier une coopération mutuellement bénéfique avec l'Europe, mais si "le système à l'agonie" - expression inventée par Marine Le Pen - refuse une telle coopération, la Chine pourrait décider d'assurer la sécurité de ses capitaux en investissant dans d'autres marchés mondiaux, qui offrent une meilleure rentabilité que celle du marché de la dette européen. A la veille de la présidentielle, critiquer la Chine devient pour certains responsables politiques une façon pratique et efficace d'accroître leur popularité, mais si la coopération sino-européenne vient à être perturbée, ce sont les populations en Europe qui seront les perdantes.

La Chine a affiché à maintes reprises sa bonne volonté envers le vieux continent et son désir d'aider à assurer la survie de la zone euro, mais elle ne pourra venir en aide à l'Europe que dans un climat de confiance. Elle ne pourra s'engager plus avant si des critiques injustifiées viennent envenimer les relations.

"Si les Chinois, qui ont 60% des réserves mondiales, décident de les investir dans l'euro plutôt que dans le dollar, pourquoi refuser ?", a déclaré jeudi soir à la télévision le président français Nicolas Sarkozy, avant d'assurer : "Notre indépendance ne sera en rien remise en cause". Plus tôt dans la journée, il s'était entretenu au téléphone avec le président chinois Hu Jintao.

Par CHEN Junxia

Source: xinhua

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