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Français>>EconomieMise à jour 04.11.2011 08h34
Soutenir les petites entreprises amortit les effets du ralentissement mondial

Alors que le monde a les yeux tournés vers la Chine, dans le cadre du sommet du G20 à Cannes (France), le secteur privé du pays vit des temps difficiles.

Pour faire face aux difficultés, le gouvernement central a récemment lancé une série de mesures de soutien ciblant les plus petites entreprises qui affrontent les remous d'un ralentissement mondial et de l'inflation, ont indiqué des experts.

L'économie privée de la Chine subit ce qui pourrait être les temps les plus difficiles de ses 30 années de développement, a déclaré Zhou Dewen, président de l'Association de développement des PME de Wenzhou.

« Les défis viennent à la fois du pays et de l'étranger », déclare M. Zhou, en expliquant que l'appréciation du Renminbi, la diminution des commandes et des tarifs plus élevés réduisent les revenus provenant du marché mondial, alors que les coûts plus élevés de la main-d'œuvre et des matériaux augmentent les frais

Par exemple, à Wenzhou, province du Zhejiang, les marges bénéficiaires des entreprises orientées vers l'exportation ont chuté brutalement, passant de 8 à 12 % en 2008 à moins de 3 % actuellement, dit-il.

Parallèlement, la politique monétaire prudente qui a suivi afin de contrer la hausse de l'inflation intérieure limite l'accès des entreprises à l'aide financière, particulièrement les plus petites compagnies.

Un sondage effectué par le Centre de recherche sur le développement du Conseil des affaires d'État montre qu'en 2010, seulement 5 % des prêts aux entreprises ont été accordés aux sociétés ayant une marge de crédit de moins de 5 millions de yuans (787 000 $).

L'année dernière, au sommet du G20 qui s'est tenu à Séoul, le président Dmitry Medvedev de la Russie a souligné le rôle essentiel que jouent les petites entreprises pour stabiliser l'économie mondiale.

Mais à Wenzhou, une plaque tournante de l'économie privée de la Chine, le piètre rendement des entreprises a entraîné des réactions à la chaîne et a causé des défauts de paiement dans le marché privé du prêt, et il a incité plusieurs entrepreneurs criblés de dettes à fuir.

L'ordre a été rétabli après que le premier ministre Wen Jiabao a visité la ville et a fait appel à une aide financière accrue pour les petites entreprises.

Le 25 octobre, la Commission de supervision bancaire de Chine a demandé aux banques d'offrir plus d'aide aux petites entreprises, et il a annoncé que l'organisme de contrôle allait accroître sa tolérance à l'égard des prêts à risques accordés aux petites entreprises.

Une semaine plus tard, le ministère des Finances a annoncé qu'il allait hausser le seuil de perception de deux taxes professionnelles afin d'aider à alléger le fardeau fiscal des petites entreprises.

Les nouvelles mesures sont susceptibles d'injecter plus de crédits dans les plus petites entreprises, mais beaucoup plus doit être fait, notamment légaliser le marché privé du prêt et assouplir les politiques monétaires, affirme M. Zhou.

Wu Xiaoling, vice-présidente du Comité économique et financier de l'Assemblée populaire nationale, a déclaré que le resserrement d'ensemble du crédit n'est pas susceptible d'être assoupli à court terme, et une mesure praticable devrait être prise pour orienter plus de capitaux privés vers la vraie économie sous supervision.

Le futur marché du crédit devrait fonctionner à différents niveaux. Les grandes banques devraient explorer le marché mondial, laissant aux petites institutions financières et aux prêteurs privés le soin de servir les clients de notre communauté, déclare Mme Wu.

Chen Dongqi, directeur adjoint de l'Institut de recherche macroéconomique relevant de la Commission nationale pour le développement et la réforme, a déclaré que dans le contexte de la diminution des investissements, de la consommation et des exportations, le gouvernement devrait dépenser plus pour stimuler les besoins intérieurs.

« L'essor du développement économique de la Chine repose entre les mains des entreprises ayant suffisamment de marges de profit ainsi que dans celles des consommateurs ayant un revenu disponible suffisant, déclare M. Chen.

« Comparé à dépenser de l'argent pour sauver l'Europe, dépenser au pays pour stimuler les dépenses et édifier un système de bien-être social serait un meilleur choix », affirme-t-il.

Source: China.org.cn

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