Notre site/Nouvelles bilingues/Dernières nouvelles/Archives/

 
Français>>EconomieMise à jour 21.11.2011 16h49
L'Asie n'est pas obligée de tenir compagnie aux Etats-Unis et de jouer aux cartes stratégiques avec eux

Quel genre de pays est le Costa Rica ? Il est en fait un Etat de l'Amérique centrale entre le Panama et le Nicaragua et se trouve tout près des Etats-Unis. Avec une population de 4,5 millions de personnes, il s'étend sur une superficie de 51.000 kilomètres carrés, soit l'équivalent de la surface de la région du Delta du Fleuve du Changjiang (le Yangtsé) de la Chine. Le quotidien américain « The Christian Science Monitor » a publié dernièrement un article dans lequel il est dit que l'année dernière, le volume des exportations américaines en Indonésie, un pays de l'Asie dont la population dépasse 230 millions d'individus, équivaut aux exportations des Etats-Unis vers le Costa Rica, soit seulement près de 6,9 milliards de dollars US. Alors que d'après les statistiques établies par la partie indonésienne, les exportations chinoises vers l'Indonésie ont atteint l'année dernière 20,4 milliards de dollars US. La comparaison entre ces deux chiffres est une explication partielle de l'urgence pour les Américains de réaliser leur « retour en Asie » et elle peut également expliquer quelles seront les priorités de ce « retour » ?

Le présent Sommet de l'Asie orientale en est un exemple typique et pour ce qui est du Président américain Obama, sa présence à la réunion en vaut la peine, car on ne parle pas de lka réaction à ce « retour », mais bel et bien de l'énorme commande que les Américains ont réussi à arracher auprès des Indonésiens. La compagnie aérienne indonésienne privée Lion Air a signé un contrat sans précédent avec le constructeur américain Boeing pour l'acquisition de 230 avions de type 737, pour quelque 21,7 milliards de dollars US. La Maison Blanche a déclaré tout de suite après que la présente tournée du Président Obama en Asie Pacifique a obtenu des commandes dont le montant global dépasse les 25 milliards de dollars US, ce qui amène la création de quelques 127.000 emplois.

Ce qui contrastait avec cela de façon frappante, c'est que lors du sommet, la partie chinoise a déclaré qu'elle a décidé d'allouer une somme de 3 milliards de yuans RMB destinée à l'instauration des Fonds de coopération maritime entre la Chine et l'ASEAN, ce qui permettra la formation d'une structure de coopération maritime complète et multiple entre les deux parties. En 2009, la Chine s'est engagée à fournir à l'ASEAN des prêts à crédit de 15 milliards de dollars US pour la réalisation d'une cinquantaine de projets de construction d'ouvrages d'infrastructure, lesquels concerne à peu près l'ensemble des pays de l'ASEAN. Cette fois-ci, la partie chinoise décide d'ajouter 10 milliards de dollars US de prêts à crédit, dont 4 milliards de dollars US de prêts à conditions préférentielles. Quant au Japon, son Premier Ministre Yoshihiko Noda a fait savoir le 18 courant que son gouvernement est prêt à fournir à l'ASEAN 2.000 milliards de yens (à peu près 165 milliards de yuans RMB) pour l'aider à réaliser des projets d'installations d'infrastructure, tels que aéroports, routes … etc.

Pour ce qui est des dirigeants américains, tout en craint à haute vois le désir des Etats-Unis de « retourner en Asie », ils font tout pour réaliser des affaires bénéficiaires et cela est compréhensible et excusable, vu que l'économie était depuis toujours l' « objectif final et définitif » de la stratégie américaine. Toutefois, comparaison faite avec l'attitude chinoise, on ne peut s'empêcher de s'interroger sur celle des Etats-Unis : les Américains pourront-ils s'en tenir à leur position et à leur façon d'agir ?

Le problème primordial pour les Etats-Unis, c'est de mener à bien leur économie. C'est pourquoi après son retour à la Maison Blanche, le Président Obama trouvera sur son bureau des documents dont les plus importants sont certainement ceux qui présentent la situation économique actuelle du pays, et tout particulièrement ceux qui parlent du taux de chômage que le Président souhaite ardemment être en baisse. Par conséquent, pour le « retour en Asie » des Etats-Unis, il est important pour nous non seulement d'écouter ce que disent les Américains, mais surtout de voir et de constater où se dirige l'économie américaine.

La coopération de l'Asie orientale, laquelle est basée sur les dix plus trois, se trouve actuellement dans sa meilleure période caractérisée par un essor vigoureux. Le volume commercial entre la Chine et l'ASEAN s'est accru de 37 fois au cours des deux décennies écoulées, alors que l'Asie du Sud Est devient la première destination à l'étranger des entreprises japonaises. C'est ainsi que la coopération entre les dix plus trois contribue considérablement à la réorganisation et au développement de l'économie de l'ensemble de la région Asie Pacifique. Quant à l'ASEAN, elle envisage à mettre au point et en application l'Accord de libre-échange (10 + 5) qu'elle avait conclu séparément avec la Chine, le Japon, la Corée du Sud , l'Australie et la Nouvelle Zélande.

L'une des raisons principales de l'approfondissement continuel de la coopération entre l'ASEAN d'un côté et la Chine, le Japon et la Corée du Qud de l'autre côté c'est que tous les pays concernés ont tiré leçon de la crise financière qui a durement frappé les pays occidentaux. Dans le cas où les pays de l'Asie seraient incapables de resserrer leurs liens et de coopérer plus étroitement pour diminuer autant que possible leur dépendance excessive envers l'économie occidentale, ils deviendront certainement un endroit idéal pour l' « évacuation des crues » pour tierce partie lorsque une autre tempête financière surviendrait. C'est pourquoi il est de la première importance pour eux de continuer à approfondir la coopération pragmatique des dix plus trois et de consolider la position de voie principale des dis plus trois, ce qui contribuera à la stabilité et au développement de l'Asie orientale, de même que du monde entier.

Quel mécanisme faudra-t-il en fin de compte adopter ultérieurement quant à la coopération bilatérale et multilatérale en Asie ou bien dans la région de l'Asie Pacifique ? Pour répondre à cela il faut tout d'abord constater des opportunités que cette coopération pourrait offrir aux parties bilatérales ou aux parties multilatérales. Pour ce qui est de la participation des Etats-Unis à la coopération dans la région Asie Pacifique, il est de toute évidence qu'ils assument leur responsabilité en tant que superpuissance mondiale et qu'ils apportent une plus grande contribution à la coopération, à la paix et au développement de toute la région et cela est justement la base fondamentale qui leur permettra de gagner des profits en permanence.

Tous les pays de l'Asie Pacifique, y compris les dix plus trois, souhaitent ardemment le redressement de l'économie américaine, de même qu'ils désirent renforcer la coopération économique et commerciale avec les Etats-Unis, et c'est la raison pour laquelle ils font tous leurs efforts pour soutenir le relèvement économique américain. Tout le monde est conscient du rôle joué par les Etats-Unis en tant que la première des plus grandes entités économiques du monde. Toutefois, les Américains doivent compter en premier lieu sur leurs propres efforts pour réaliser le redressement économique de leur pays. Au contraire s'ils ne pensent qu'à consolider leur position dominante et prépondérante et à recourir à l'intrigue pour essayer d'obtenir des avantages et des profits, alors ils ne doivent plus adresser des reproches aux Asiatiques qui ont d'autres choses plus importantes à faire que de leur tenir compagnie en jouant aux cartes stratégiques qui s'avèrent surannées, périmées et désuètes.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
Le Quotidien du Peuple en ligne recrute un(e) traducteur(trice) avec français langue maternelle
Le PM chinois promet de renforcer les relations avec Brunei
Nouvelles principales du 16 novembre
Les suggestions de FMI à propos de la Chine ne correspondent pas à la réalité de celle-ci
La coopération est-asiatique après le « retour » des Etats-Unis
Les objectifs trans-Pacifique des Etats-Unis