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Français>>EconomieMise à jour 07.02.2012 09h03
Le statut de Moutai donne la migraine

Kweichow Moutai Distillery Co, qui produit du baijiu, le plus célèbre alcool fort chinois, est un peu ennuyé par son nouveau statut de marque de luxe.

Ou peut-être que la société est contrariée parce que sa marque Moutai n'est pas aussi appéciée des millionnaires chinois que les marques de mode Louis Vuitton, Cartier et Hermès.

La source de l'animosité est la liste Hurun Best of the Best 2012, publiée par l'Institut de recherche Hurun en janvier. Dans le communiqué de presse, l'institut classe Moutai au quatrième rang mondial des marques de luxe les plus chères.

Le rapport Hurun, qui étudie la classe supérieure chinoise et son mode de vie, enquête auprès de 503 Chinois, dont la richesse individuelle est supérieure à 10 millions de yuans (1,58 million de dollars).

Le rapport énumère également Moutai au quatrième rang des marques à la plus grande valeur derrière Louis Vuitton, qui fait partie de LVMH SA, le groupe Hermès et BMW AG, mais devant Mercedes-Benz de Daimler AG et Chanel SA.

Les responsables de Moutai ont été prompts à critiquer l'enquête, en partie parce qu'ils ne veulent pas que la marque soit perçue de plus en plus chère par le consommateur moyen.

Néanmoins, le fait est que Moutai connaît un étrange paradoxe à l'heure actuelle. En décembre 2010, la société a augmenté les prix de la plupart de ses bouteilles mises en vente en 2011 de 20 pour cent. Après la hausse, le prix moyen d’une bouteille de Moutai a fait un bond de 300 yuans, pour atteindre environ 1900 yuans le demi-litre.

Les évaluateurs d'alcool tentent également de mettre les prix des bouteilles vintage de Moutai (l'orthographe pour le nom générique de la liqueur) provenant de divers producteurs chinois de baijiu sur un pied d'égalité avec certaines des bouteilles de vin français les plus prisées.

Moutai se trouve donc avec un dilemme : comment se présenter comme abordable pour les consommateurs, tandis que la prospérité croissante de la Chine et la demande croissante pour le produit comme un cadeau idéal fait monter le prix ?

Au cours de la fête du Printemps de cette année, les vendeurs de Beijing qui proposaient du Moutai essayaient de vendre des bouteilles phares de la société à 53 degrés, Flying Moutai, à plus de 2 000 yuans l’unité.

L'enthousiasme croissant a été une aubaine pour Moutai. Selon le site d’informations boursières Hexun.com, en janvier, le cours de la société s'élevait à 190 yuans l’action, représentant une capitalisation boursière d’environ 194 milliards de yuans.

Le 18 janvier, la société a estimé que les bénéfices devraient augmenter de 65 pour cent. Son bénéfice net au cours des trois premiers trimestres de 2011 était de 6,93 milliards de yuans, 57 pour cent de plus que sur la même période de 2010.

Mais les amateurs se plaignent que la liqueur est devenue trop chère.

« La hausse des coûts est une raison (pour expliquer la hausse des prix) », a déclaré Liu Wenke, un responsable du bureau de développement économique de la ville de Maotai dans la province du Guizhou.

M. Liu a indiqué que le prix du sorgho, de production locale et de haute qualité, utilisé dans la production du Moutai, a triplé depuis 2008, passant de 2,4 yuans le kilo à 7,2 yuans.

Les terrains sont également limités dans la ville, qui est considérée par les experts comme l'endroit idéal pour produire du baijiu à cause des sources d’eau de montagne environnantes. Cela signifie qu’à chaque fois que Moutai étend ses domaines d'ateliers et d'usines, d’importantes sommes d'indemnisation doivent être versées aux familles dont les maisons sont démolies pour faire place à l'expansion.

L’entreprise s’est engagée à employer un membre de chaque foyer déplacé en contrepartie de la démolition.

« Un nouvel employé gagne entre 60 000 et 70 000 yuans par an », affirme M. Liu.

Il a indiqué qu’en 2011, quelque 900 ménages avaient été relogés ; en 2012, le chiffre sera proche de 400.

Source: China.org.cn

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