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Français>>EconomieMise à jour 17.02.2012 08h18
Les dégradations successives de la Zone Euro « ne dissuaderont pas » les investissements chinois

Bien que la dernière grande série de dégradation des notes de pays de la Zone Euro ait encore terni la confiance des investisseurs, elle offre cependant également des opportunités à la Chine de participer au plan de sauvetage de l'Europe, d'après les économistes.

Le Service Investisseur de Moody's a abaissé lundi la note de six pays européens dont l'Italie, l'Espagne et le Portugal. Il a également averti que les bonnes notes de trois autres - l'Autriche, la France et le Royaume-Uni - pourraient être menacées, citant les perspectives négatives pour des réformes en Europe.

Cette dégradation est la dernière en date de la part d'une grande agence mondiale de notation. Standard & Poor et Fitch Ratings en avaient fait de même pour la Zone Euro le mois dernier.

Selon les analystes, cette décision ne devrait avoir aucune incidence sur de possibles investissements de la Chine en Europe, parce que les notes de crédit souverain sont certes un guide pour les investisseurs commerciaux, mais ont peu de valeur de référence pour des mesures décidées par un pays.

« Les problèmes de la Zone Euro ont contribué à soutenir la détermination de la Chine à lui tendre la main, parce qu'elle les voit comme une occasion de prendre part à la reconstruction des institutions financières mondiales », a déclaré Yuan Gangming, économiste à l'Académie Chinoise des Sciences Sociales , un important groupe de réflexion gouvernemental.

M. Yuan dit que la Chine devrait profiter de l'occasion pour s'assurer une position plus forte et une plus grande influence si elle investit dans le Fonds européen de Stabilité Financière.

Le Premier ministre Wen Jiabao a déclaré le mois dernier que la Chine était disposée à « s'engager davantage » dans les efforts pour résoudre la crise de la dette européenne, mais il a également appelé les Européens à créer un « environnement objectif et positif » et à proposer à la Chine des « produits d'investissement appropriés ».

M. Yuan a ajouté que la somme de 40 milliards d'Euros (52,8 milliards de Dollars US) à 50 milliards d'Euros devrait être pour la Chine un montant approprié à investir d'abord dans le FESF, et qu'ensuite davantage de capitaux devraient suivre après que l'initiative de la Chine ait stabilisé la confiance du marché.

« Il pourrait encore y avoir des différends au sein de la FESF, comme entre l'Allemagne et la France, sur l'opportunité d'accepter ou non l'offre de la Chine, mais la Chine est maintenant dans une meilleure position dans les négociations au moment où les multiples dégradations ont encore réduit la capacité de financement de l'Europe », a-t-il dit.

Dans un rapport explicatif en ligne, Moody's a déclaré que c'est l'incertitude sur les réformes institutionnelles dans le cadre financier et économique de la Zone Euro et l'insuffisance des ressources disponibles pour faire face à la crise qui ont affaibli les perspectives macroéconomiques.

L'agence américaine a déclaré que ces facteurs devraient continuer à affecter la confiance du marché, qui devrait probablement rester fragile, avec un potentiel élevé de nouveaux coups pour les conditions de financement des nations souveraines et des banques en difficulté.

Lian Ping, économiste en chef à la Banque des Communications, a déclaré quant à lui que les problèmes de l'Europe pourraient avoir un impact direct sur la Chine, de deux manières.

Le premier impact négatif est la volatilité du marché, qui pourrait se répandre en Chine, entraînant de nouvelles fuites de capitaux et renforçant la pression sur les marchés boursiers et obligataires locaux.

Deuxièmement, selon M. Lian, les exportations pourraient être influencées par le ralentissement en Europe, plus grand partenaire commercial de la Chine.

Mais ces défis pourraient aussi constituer de nouvelles opportunités. Ding Chun, Directeur du Centre d'Etudes Européennes à l'Université Fudan, a déclaré qu'à plus long terme la faiblesse de l'Euro pourrait favoriser le processus d'internationalisation du Yuan.

Ba Shusong, économiste au Centre de Recherche sur le Développement du Conseil des Affaires de l'Etat, a déclaré que les remboursements de dette élevés dus en Europe cette année sera une opportunité pour les entreprises chinoises.

Selon M. Ba, les entreprises chinoises devraient être dans une meilleure position dans leurs négociations avec leurs homologues européennes, qui sont aux prises avec des difficultés de financement.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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