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Français>>EconomieMise à jour 02.04.2012 15h03
Position ferme sur les prix des maisons

Les promoteurs locaux et les mesures gouvernementales devraient permettre des logements abordables au lieu de regonfler la bulle.

Bien que Beijing, Shanghai et d'autres grandes villes ont enregistré de solides sursauts dans les ventes de maisons, le Premier ministre Wen Jiabao plus sévère que jamais a fait remarqué que les prix des maisons en Chine étaient encore loin d'un niveau raisonnable.

Au cours des dix premiers jours de mars, la surface de vente de construction de maisons neuves à Shanghai a atteint 417.000 mètres carrés, soit une augmentation de 165,6% sur la même période en Février. Il y a eu aussi une augmentation dans les ventes de logements de seconde main. L'augmentation des ventes ont rappelé le «petit printemps» que le marché immobilier du pays avait connu en mars 2009, qui avait démarré une hausse du prix de l'immobilier pendant de deux ans dans le contexte du ralentissement économique mondial.

Certes, les politiques immobilières de cette année sont très différentes de celles de 2009. La hausse effrénée de la Chine dans les prix du logement, qui a commencé il ya deux ans, a été largement tirée par une série de plans de relance sans précédent lancés en 2009 visant à lutter contre le ralentissement économique national. A l'époque, le pays avait choisi de baisser le timbre fiscal et les impôts des sociétés, étant le principal moyen de stimuler la consommation du logement et booster un marché stagnant.

Toutefois, les plus hautes autorités ont réitéré à maintes reprises cette année le renforcement des politiques immobilières de réglementation, pour freiner la spéculation et pouvoir retrouver les prix des maisons à un niveau raisonnable. Des données du Bureau national des statistiques ont montré que les prix des maisons dans 70 grandes et moyennes villes du pays étaient sur une trajectoire en déclin, mais jusqu'à présent, la baisse n'a pas été aussi basse que prévue.

Quelles raisons pousseraient les acheteurs à se précipiter à nouveau sur le marché du logement, alors que le prix des maisons n'est pas revenu à un niveau raisonnable ?

Les promoteurs ont fait des efforts pour stimuler les ventes, en réduisant ou même renonçant à des acomptes et d'offrir de gros rabais, mais les gens restent inquiets face au renforcement des règlements courants dans l'immobilier qui ne continuera pas au-delà de la décélération économique nationale.

Depuis la fin de l'année dernière et jusqu'à présent, les autorités ont souligné à maintes reprises leur détermination à adopter résolument le renforcement des politiques de réglementation, mais quelques ajustements mineurs ont simultanément été apportés aux règlements de logement. Par exemple, les autorités ont souligné que le pays allait augmenter l'offre des communes des maisons de commerce et Liu Shiyu, chef adjoint de la banque centrale de Chine, a récemment déclaré que les banques commerciales doivent garantir des prêts aux acheteurs d'une première maison et de s'assurer qu'ils bénéficient d'un taux d'intérêt préférentiel. Avec de tels encouragements auprès des autorités monétaires du pays, un droit préférentiel du taux d'intérêt pour les acheteurs primo-accédants a été largement adopté à travers le pays.

En fait, certaines banques à Beijing ont déjà offert un taux d'intérêt préférentiel aux acheteurs de maisons au lieu de la hausse des taux adoptés depuis le début de cette année. Bien que ces politiques favorables soient censées seulement cibler les acheteurs à faible revenu, les pratiques du passé indiquent que des violations fréquentes sont commises avec l'aide d'intermédiaires immobiliers, les promoteurs ou joueurs ayant des intérêts connexes dans le marché du logement, ex espérant que l'aide destinée aux acheteurs à faible revenu sera de nouveau applicable à tous et sera utilisée pour stimuler le marché du logement.

Un cas typique est celui des politiques adoptées en Octobre 2008 visant à promouvoir la consommation de logement parmi ceux accédant à la propriété, pour une $spéculation nationale sans précédent. À une époque où le régime de surveillance du pays au cours des opérations de logement reste incomplète et qu'un système unifié d'échange d'informations du réseau est encore être établie, une politique ciblée préférentielle est susceptible de devenir également un spéculateur-favorable. Période où le pays reste dans une situation difficile et les gouvernements locaux souffrant des insuffisances budgétaires macroéconomiques, comme indiqué par les tentatives ratées de certains gouvernements locaux à la suspension d'une interdiction depuis plusieurs années de cibler l'achat de logements.

Le pays doit rester ferme et ne pas assouplir les restrictions de l'investissement immobilier et de la spéculation, tout en proposant des politiques préférentielles aux acheteurs ciblés. Il devrait également rester vigilant contre toute possibilité que les politiques visant ces acheteurs ne soient pas interprétées comme des étapes vers la suspension de la réglementation, à un moment où les prix intérieurs des maisons sont encore obstinément élevé et les règlements restant à un stade critique.

Le gouvernement central devrait immédiatement mettre un terme à toutes les mesures locales, en violation de ses serrées politiques de réglementation et tenir les contrevenants responsables. L'absence d'une telle position sans équivoque sera mal compris par les gouvernements locaux et pourraient les inciter à contourner les mesures de renforcement, ce qui placerait de nouveau les prix immobiliers, sur une trajectoire en hausse.

L' auteur, Ma Guangyuan est un commentateur économique basé à Beijing.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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