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Français>>EconomieMise à jour 02.05.2012 08h13
Le soutien de la Chine est « vital pour l'Europe »
Tony Blair, ancien Premier Ministre britannique, a dit vendredi au China Daily qu'il y a davantage de possibilités de collaboration entre les entreprises chinoises et européennes dans un contexte d'aggravation de la crise financière mondiale.

L'ancien Premier ministre britannique Tony Blair appelle à un renforcement des liens entre la Chine et le Royaume-Uni.

Le soutien de la Chine est essentiel pour que l'Europe s'extirpe de la crise financière qui ne cesse de s'aggraver, et le Royaume-Uni a la volonté et l'ouverture d'esprit nécessaires pour conclure davantage de partenariats avec la Chine dans le futur, a déclaré l'ancien Premier ministre britannique.

M. Blair a déclaré, dans un entretien exclusif accordé vendredi au China Daily, que la Chine achète plus d'obligations et investisse davantage est crucial en termes de soutien à l'économie européenne.

« Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que, sans la Chine, l'économie mondiale ne peut pas aller de l'avant », a-t-il dit.

En ce qui concerne la collaboration entre la Chine et le Royaume-Uni, a-t-il dit, il faut établir encore plus de liens, et les atouts respectifs de la Chine et du Royaume-Uni en matière de technologie et d'infrastructures devraient être fusionnés en collaboration dans les pays émergents.

« Le Royaume-Uni est aujourd'hui très ouvert aux investissements chinois, et les entreprises du Royaume-Uni sont elles très ouvertes à la collaboration et aux partenariats avec des entreprises chinoises », a-t-il dit.

Selon les chiffres publiés mercredi par le Bureau Britannique pour les Statistiques Nationales, l'économie du Royaume-Uni est retombée en récession pour la première fois depuis 2009, la production économique mesurée par le produit intérieur brut ayant reculé de 0,2 % dans les trois premiers mois de cette année .

Mais M. Blair pense que l'heure n'est pas à chercher à savoir si cette baisse de 0,2 % est une véritable récession ou simplement une fluctuation pour la Grande-Bretagne.

Bien que le Royaume-Uni ne fasse pas partie de la Zone Euro, « si l'Europe ralentit, la Grande-Bretagne est touchée ».

« Nous sommes toujours aux prises avec les séquelles de la crise financière et il est nécessaire d'ajuster très soigneusement la politique macro-économique. Aussi faisons nous autant que nous pouvons pour stimuler la croissance », a-t-il dit.

Les plus de 430 milliards collectés lors des réunions du G20 montrent que les marchés financiers ont une puissance de feu suffisante pour affronter les nouveaux problèmes découlant de la prolongation de la crise de la dette européenne, selon la Directrice Générale du Fonds Monétaire International, Christine Lagarde.

Dans un monde hautement interdépendant, selon M. Blair, la Chine est appelée à jouer un rôle majeur dans l'économie mondiale et dans la crise financière mondiale.

« Nous avons aussi besoin que la croissance de l'économie chinoise se poursuive, et aujourd'hui, le processus de stabilité en Chine est vital et important économiquement pour l'Europe », a-t-il dit.

« La monnaie unique est essentiellement inspirée par une idée politique, celle d'une grande intégration européenne », a-t-il dit. « Mais c'est une union économique monétaire, de sorte que l'économique devrait s'accorder avec la politique, mais hélas, vraiment, cela ne s'est pas fait de la façon dont il fallait ».

M. Blair estime que l'Europe est encore très fragile et qu'elle a besoin d'une combinaison de politiques visant à produire de la croissance.

Selon lui, des réformes structurelles fondamentales sont essentielles pour revitaliser l'économie européenne, et stimuler sa croissance aura une influence dans le monde entier.

« L'Europe doit faire ces réformes structurelles majeures, le modèle social européen doit subir un changement fondamental », a-t-il dit, ajoutant que les retraites, l'aide sociale et les services publics, ainsi que la manière dont les États fonctionnent, devraient tous faire partie de ces réformes.

« Je pense que ces réformes étaient nécessaires, même avant la crise », a-t-il ajouté.

Mais il admet aussi que les pays européens auront beaucoup de mal à changer leur système de manière significative pour pouvoir devenir compétitifs au niveau mondial, alors que les taux de croissance sont faibles et que les pays sont entrés en récession.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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